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Photo: Capture d'écran de l'émission Revu et corrigé, en 2008

Sommaire

Abderrahmane Dahmane


  • Date de naissance:

mai 1947


  • Lieu de naissance:

Algérie


  • Nationalité:

Franco-algérien


  • Situation familiale:

Marié (Marie-Evelyne Bourgeois depuis le 24 mai 1997). Trois enfants (Karim, Isma, Tarik)


  • Poste actuel:

Président du Conseil des démocrates musulmans de France (CDMF)


  • Sites et blogs:

à compléter

Pourquoi il compte

Ex-monsieur diversité/banlieues du président de la République, Abderrahmane Dahmane a été limogé de son poste au lendemain de propos négatifs sur le débat sur la laïcité et l'islam. Le 10 mars 2011, il a en effet déclaré «L'UMP de Copé c'est la peste pour les musulmans» et a appelé ses coreligionnaires à «ne pas renouveler leur adhésion» à l'UMP si ce débat n'était pas annulé. Après son éviction, il a expliqué que Nicolas Sarkozy venait de lui «rendre [sa] liberté» et qu'il allait «[se] mettre en campagne pour défendre la dignité des musulmans de ce pays».

Le 28 mars, il appelle dans un communiqué les musulmans à porter une «étoile verte» pour protester contre le débat sur la laïcité et l'islam.

Dans ses précédentes fonctions, Abderrahmane Dahmane organisait des réunions et rencontres avec toutes sortes d’associations (harkis, avocats maghrébins, médecins maghrébins, communauté africaine, etc.), afin de faire le lien entre Nicolas Sarkozy et les communautés françaises. Il avait mis en place des comités de soutien à Sarkozy en Algérie et au Maroc, faisant campagne «auprès des communautés françaises ou de ceux qui ont la double nationalité». Il avait joué un rôle important pour la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, et sa nomination au poste de conseiller chargé de l'intégration début janvier 2011 laissait entendre qu’il allait récupérer cette place pour celle de 2012...

Son parcours

Abderrahmane Dahmane a fait ses études à l’université de la Sorbonne à Paris, en lettres (licence 1972) et en droit (licence 1980, maîtrise 1981, DESS 1982). Il devient Conseiller principal d'éducation de 1976 à 2002 dans des collèges et lycées en zones d’éducation prioritaires et sensibles en Hauts-de-Seine et dans les Yvelines, puis au collège Daniel Mayer dans le 18e arrondissement de Paris, entre 2002 et 2005.

Le co-fondateur co-président associatif

Il est membre du bureau de SOS-Racisme entre 1984 et 1986, avant de fonder Génération 2001 en 1986, une association pour l’intégration des Franco-Maghrébins. Il en reste Président-fondateur jusqu’en 1991. De 1987 à 1999, il est Président-fondateur de la radio associative Radio France Maghreb.

En 1993, il participe à la rédaction de la Charte des Musulmans de France avec le recteur de la Mosquée de Paris Dalil Boubakeur, et devient co-fondateur et vice président du Conseil Consultatif des Musulmans de France (CCMF) à la Mosquée de Paris.

En décembre 1995 il co-fonde et préside le Haut Conseil des Musulmans de France (HCMF), fruit d'une rupture[1] au sein du conseil consultatif co-fondé avec Boubaker. En mai 1996, le Conseil national des imams –instance théologique du HCMF–, proclame une fatwa qui déclare illégal l’enlèvement des moines de Tibéhirine.

Le HCMF se divise deux mois plus tard, quand deux de ses instances élisent deux présidents et deux bureaux distincts: le comité directeur, qui regroupe 120 délégués, élit Abderrahmane Dahmane à la tete d’une nouvelle direction à la mi-juillet 1996. En 1998 il co-fonde avec le Recteur de la Mosquée de Paris Dalil Boubakeur le Conseil Supérieur Représentatif des Musulmans de France (CSRMF) dont il est également le Vice Président.

Il co-fonde et préside le Cercle des Démocrates musulmans en 1999, avant de fonder et présider le Conseil des Démocrates Musulmans de France (CDMF) en 2003, pour lequel il rédige la Charte des démocrates musulmans de France.

L’engagement politique

D’abord sympathisant de gauche, il se rallie ensuite à la droite, et est notamment candidat aux élections municipales de 2001 sur la liste de Philippe Séguin à Paris.

De 2005 à 2007, il est mis à disposition auprès du ministère de l’Intérieur, et nommé secrétaire national à l’UMP, chargé des relations avec les associations de Français issus de l’immigration. Il suit ensuite Nicolas Sarkozy à l'Élysée, avec les mêmes fonctions, et disparaît du nouvel organigramme de l'UMP.

En février 2009, il est nommé Inspecteur général de l'Éducation Nationale au 5e tour (tour extérieur, une procédure qui permet une nomination à la discrétion de l’exécutif sans condition autre que d’être âgé de plus de 45 ans.

Le 14 janvier 2011 il est nommé conseiller technique chargé de l'intégration et de la diversité à l’Élysée. Une fonction qu'il occupe moins de deux mois: le 11 mars, il est limogé après avoir critiqué la veille le débat sur la laïcité et l'islam voulu par l'UMP («L'UMP de Copé c'est la peste pour les musulmans»).

Distinctions

Abderrahmane Dahmane est nommé Chevalier de l’Ordre national du Mérite par Nicolas Sarkozy en décembre 2003 («co-fondateur d’un conseil supérieur culturel; 34 ans de services civils et d’activités associatives.»), puis Chevalier de la Légion d’Honneur en 2007 («conseiller principal d’éducation; 38 ans de services civils»).

En le décorant, Nicolas Sarkozy a ces mots: «Cher Abderrahmane DAHMANE; le fil conducteur de tout votre parcours, c’est la prise en considération de «l’autre». Vous n’êtes pas un homme à vous laisser enfermer par des frontières, par des barrières, vous êtes au contraire un homme qui jette des ponts [...] Oserais-je, enfin, évoquer votre engagement politique à mes côtés, au nom de ces combats qui ont toujours été les vôtres? Un soutien chaleureux, inconditionnel, aussi constant qu’exigeant. Personnalité courageuse, généreuse et compétente, votre engagement déterminé au service de nos concitoyens justifie amplement que vous soyez nommé au grade de chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur».

Eviction autour du débat sur l'islam

Abderrahmane Dahmane est limogé de son poste au lendemain de propos négatifs sur le débat sur la laïcité et l'islam. Le 10 mars 2011, il a en effet déclaré «L'UMP de Copé c'est la peste pour les musulmans» et a appelé ses coreligionnaires à «ne pas renouveler leur adhésion» à l'UMP si ce débat n'était pas annulé. Après son éviction, il a expliqué que Nicolas Sarkozy venait de lui «rendre [sa] liberté» et qu'il allait «[se] mettre en campagne pour défendre la dignité des musulmans de ce pays».

Le 28 mars, il appelle dans un communiqué les musulmans à porter une «étoile verte» pour protester contre le débat sur la laïcité et l'islam.

  1. «Des personnalités musulmanes créent un haut conseil de l’islam de France», Le Monde du 19 décembre 1995

Ses opinions

  • Immigration

«Nicolas Sarkozy est le seul président qui nous a ouvert les portes. [...] Il a nommé des ministres et des préfets maghrébins! Il est fils d'immigré, lui aussi. Un jour, il m'a dit: 'J'ai tout subi mais j'ai tout arraché!' Suivons ce conseil. Et quand il y a des dérapages à droite, je le lui dis. C'est un ami. Il est hors de question que notre communauté soit stigmatisée! [...] Il faut faire sauter l'idée que le président n'est pas bienvenu en banlieue : c'est faux!» (déclaration lors d'une réunion avec plus de 80 médecins issus de l’immigration maghrébine organisée par lui, en janvier 2011)

«L'UMP de Copé, c'est la peste pour les musulmans. [...] Ce débat [sur la laïcité et l'islam], voulu par Nicolas Sarkozy pour la défense des musulmans, a été dévié parce qu'à l'UMP il y a des gens très proches du Front national» (déclaration lors d'une réunion à la Grande mosquée de Paris, le 10 mars 2011)

«Je n'ai pas l'intention d'être le supplétif alimentaire de Sarkozy ou de Copé. Il vient de me rendre ma liberté, je vais me mettre en campagne pour défendre la dignité des musulmans de ce pays.» (déclaration à l'AFP, le 11 mars 2011)

«L'étoile verte est le signe vestimentaire que les musulmans de France ont décidé de porter pour demander l'annulation du débat sur l'islam et la fin de l'islamophobie de l'UMP de M. Copé» (communiqué du 28 mars 2010)

  • Communauté chinoise française

«Cette communauté, qui fut victime du communisme et qui aime bien la fermeté, l’autorité et la notion de chef, est acquise à 90% à Nicolas Sarkozy» (mars 2006)

Ses publications

Section à compléter.

Son réseau

Alors qu'il était conseiller de Nicolas Sarkozy, il avait appelé, lors des élections municipales parisiennes de 2008, à boycotter Françoise de Panafieu, qui selon lui «n’a pas respecté le cahier des charges de la diversité demandé par Sarkozy», et à voter pour Bertrand Delanoë, «un vieil ami». Il se définit comme un «gaulliste de gauche».


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