Alain Minc
- Date de naissance:
15 avril 1949
- Lieu de naissance:
Paris (19e arrondissement)
- Situation familiale:
Marié (Sophie Boisrond, depuis 1975). Trois enfants (Edouard, Constance, Thomas)
- Postes actuels:
- Président de l’entreprise A.M. Conseil depuis 1991
- Conseiller politique, essayiste et économiste
- Sites et blogs:
- Son Facebook
[modifier] Pourquoi il compte
C’est un homme de réseau et d’influence. Il conseille les plus grands patrons français, comme Vincent Bolloré, du groupe Bolloré, Maurice Levy Président du Groupe Publicis,Claude Bébéar, fondateur d’AXA, Michel Pébereau, directeur général de BNP-Paribas, Henri Proglio, actuel directeur d’EDF, ou encore François Pinault, président du groupe Pinault-Printemps-Redoute.
Alain Minc est devenu l’un des conseillers informels principaux du Président Nicolas Sarkozy. Il est vu comme «le visiteur du soir de l’Elysée» en matière économique et financière. Pensant que le Président sera très probablement candidat à sa propre succession, il jouera un rôle important dans les thèmes de campagne et d’autant plus en cas de victoire du candidat probable de l’UMP. Il revendique de plus son amitié avec la première secrétaire du Parti socialiste français Martine Aubry: «Martine Aubry est une amie depuis plus de 42 ans. Une vraie amie.»
C’est un acteur important du pouvoir politique, économique, médiatique et financier français.
[modifier] Son parcours
Fils de Joseph Minc, un chirurgien-dentiste juif polonais, naturalisé français en 1947, et de Mme Lisa Bogacz, Alain Minc fait toutes ses études à Paris.[parcours 1]
Lycéen à Louis-Le-Grand, dans le Vème arrondissement de la capitale, Alain Minc intègre après son baccalauréat l’école des Mines de Paris, promotion 1968. Il obtient ensuite son diplôme de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris en 1971. Il poursuit ses études à l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) en 1973 et devient majeur de la promotion Léon Blum en 1975, dans la voie administration économique.
Après être sorti premier de l’école, il devient inspecteur adjoint des finances. Il se fait connaître après la publication d'un Rapport au président de la République sur «L'informatisation de la société française», qu'il rédige avec Simon Nora en 1978. A partir de 1979, il entre dans la société française Saint-Gobain, dont il devient le directeur financier entre 1982 et 1984 puis directeur de 1984 à 1986.
Il prend ensuite la vice-présidence de Cir International de 1986 à 1992, un groupe dirigé par le chef d’entreprise italien Carlos de Benedetti. Toujours au sein du groupe italien, Alain Minc devient vice-PDG de la holding financière Cerus (Compagnies européennes réunies) de 1989 à 1991. Parallèlement, il est président de la Société des Lecteurs du Monde (1985-2003) et Président du conseil de surveillance de la SA Le Monde (1994-2008).
Il a notamment été éditorialiste à partir de janvier 2007 de l’émission « Face à », animé par Guillaume Klossa, sur la chaîne de la TNT Direct 8, appartenant au groupe Bolloré du chef d’entreprise français Vincent Bolloré. Enfin, il est à la tête de son entreprise A.M Conseil depuis 1991.
- ↑ Who's Who 2010
[modifier] Ses opinions
- Communication
Sur la suppression de la publicité sur le service public
Le projet aurait été largement influencé par Alain Minc qui aurait pensé à «taxer les opérateurs de téléphonie mobile, pour donner à France Télévisions une vraie indépendance et sortir le groupe d’un face-à-face avec Bercy», le ministère de l’Economie et des Finances. Cependant, le journaliste Laurent Mauduit auteur du livre sur Minc, Petits conseils, précise dans une interview que «Alain Minc est le conseiller de Vincent Bolloré (il perçoit 1% de toutes les plus-values que fait l'homme d'affaires). Lequel Vincent Bolloré est l'un des acteurs de la TNT (Direct8) et sera donc l'un des bénéficiaires de la redistribution des cartes sur le marché de la publicité».
- Économie
Sur la suppression de l'ISF
Dans un entretien donné aux Echos, il prône la suppression totale de l’impôt sur la fortune, qui est selon lui, «nécessaire, car c'est un mauvais impôt. Son aménagement ne provoquerait qu'insatisfaction et frustration».
- Relations Internationales
Sur l'Egypte
Le 1er février 2011, Alain Minc déplore les propos de Jeannette Bougrab souhaitant le départ d'Hosni Moubarak.
- Sur la candidature socialiste aux élections présidentielles de 2012
Dans une interview donnée en janvier 2010, il répondait:
- Ségolène Royal: «Elle est incapable de gouverner, mais c'est un animal électoral exceptionnel. (...) L'écart des compétences s'est accru depuis 2007: Sarkozy est dans un séminaire de doctorants de Harvard et elle dans un centre d'apprentissage à Niort.»
- Martine Aubry: «Elle n'en a pas rêvé toute sa vie.»
- Dominique Strauss-Kahn: «Ce n'est pas facile de partir d'un immense poste international.»
- Religion
Sur le pape Benoît XVI
Lorsqu’en août 2010, le pape critique les expulsions des roms en France, Alain Minc réagit violemment sur l’antenne de France Inter. Dans son intervention, l’économiste mettait en exergue le manque de légitimité, selon lui, sachant ses origines allemandes, de s’exprimer sur ce sujet. «J’ai envie d’exploser un peu. Ce pape allemand ? Parler comme il a parlé ?», déclare t-il avant de poursuivre: «On peut discuter (de) ce que l’on veut sur l’affaire des Roms, mais pas un pape allemand. Son prédécesseur Jean-Paul II peut-être, pas lui.» Faire référence au passé allemand nazi a soulevé une large polémique et des catholiques comme Christine Boutin ont demandé des excuses.
[modifier] Ses publications
- L'informatisation de la société, avec Simon Nora, rapport au président de la République, La Documentation française, Paris 1978
- L'Après-crise est commencé, Gallimard, 1982
- L'Avenir en face, Seuil, 1984
- Le Syndrome finlandais, Seuil, 1986
- La Machine égalitaire, Grasset, 1987
- La grande illusion, Grasset, 1989
- La Vengeance des nations, Grasset, 1990
- L’Argent fou, Grasset, 1990
- Français, si vous osiez, Grasset, 1991
- Le Média choc, Grasset, 1992
- Le Nouveau Moyen Âge, Paris, Gallimard, 1994
- La France de l'an 2000 (rapport au premier ministre de la commission présidée par Alain Minc), Odile Jacob, 1994
- Deux France ?, avec Philippe Séguin et Éric Laurent, Plon, 1994
- Contrepoints, Librairie générale française, 1994-2002
- L’Ivresse démocratique, Gallimard, 1994
- Louis-Napoléon revisité, Gallimard, 1996
- Antiportraits, Paris, Gallimard, 1996
- La mondialisation heureuse, Plon, 1997
- Au nom de la loi, Gallimard, 1998
- Spinoza: un roman juif, Gallimard, 1999
- www.capitalisme.fr, Grasset, 2000
- Le Fracas du monde: Journal de l'année 2001, Seuil, 2002
- Épîtres à nos nouveaux maîtres, Grasset, 2002
- Les Prophètes du bonheur: une histoire personnelle de la pensée économique, Grasset, 2004, prix du livre d'économie
- Ce monde qui vient, Grasset, 2004
- Le Chômage, à qui la faute ?, avec Nicolas Baverez, Jean-Baptiste de Foucauld et Alain Houziaux, éditions de l'Atelier, 2005
- Le Crépuscule des petits dieux, Grasset, 2005
- Une sorte de diable : les vies de John Maynard Keynes, Grasset, 2007
- Une histoire de France, Grasset, 2008
- Dix Jours qui ébranleront le monde, Grasset, 2009
- Une histoire politique des intellectuels, Grasset, 2010
Alain Minc est condamné le 28 novembre 2001 par le Tribunal de grande instance de Paris à verser 100 000 francs de dommages et intérêts pour plagiat après la sortie de son livre Spinoza, un roman juif. Il a été accusé d’avoir copié 34 extraits du livre de Patrick Rödel, Spinoza, le masque de la sagesse.
[modifier] Son réseau
Dès le lycée Louis-Le-Grand, Alain Minc développe une amitié avec le philosophe Bernard-Henri Levy. C’est ce dernier qui le présentera à Edouard Balladur, ainsi qu’à Edouard de Rothschild, ami de Nicolas Sarkozy. Alain Minc conseillera et soutiendra Edouard Balladur aux élections présidentielles de 1995.
Entre 1973 et 1975, il côtoie sur les bancs de l’ENA de nombreux futurs acteurs politiques et économiques, parmi eux on compte Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste, Pascal Lamy, directeur de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et Michel Bart, directeur du cabinet de Brice Hortefeux.
Il devient trésorier de la fondation Saint-Simon, fondée en 1982 par l’historien François Furet. L’association était un espace d’échange, opposé au régimes totalitaires et prônant l’économie de marché et la démocratie. Outre le secrétaire Pierre Rosanvallon, les administrateurs Jean-Claude Casanova, économiste, Yves Sabouret, ancien directeur d’Hachette, et Jean Peyrelevade, homme d’affaire et homme politique, ancien président de Suez et du Crédit Lyonnais, la fondation regroupait un large panel de l’élite française, comme Jean-Luc Lagardère, Jean-Pierre Elkabbach, Jean-Louis Beffa, Antoine Riboud, Christian Blanc, Bernard Kouchner, Anne Sinclair, Franz-Olivier Giesbert, Laurent Joffrin, Serge July, Christine Ockrent, Alain Finkielkraut, Jean Daniel ou encore Luc Ferry.
Alain Minc est de plus membre du Siècle. Il s’agit d’un cercle de 550 membres créé en 1944 où se retrouve «la fine fleur des castes politiques, économiques et médiatiques du pays». Un diner est organisé chaque quatrième mercredi du mois à l’Automobile Club de France, place de la Concorde dans le 8ème arrondissement de Paris. Dans ce club, on peut citer Rachida Dati, Eric Besson, Jean-Marie Colombani, Patrick Poivre d'Arvor, Dominique Strauss-Kahn, Nicolas Sarkozy, Edouard de Rothschild, Martine Aubry, Georges Kiejman, Jean-Louis Beffa, Louis Gallois, Antoine Bernheim, Hubert Védrine, Elisabeth Guigou, Alain de Pouzilhac, Jean-François Copé, Michèle Cotta, Olivier Schrameck, Corinne Lepage, Emmanuel Chain, Nicolas Beytout, Bernard Pivot, Hélène Ahrweiller, Lisette Mayret, Simone Rozès, Françoise Chandernagor, ou encore Pascal Lamy.
Alain Minc est très proche du Président Nicolas Sarkozy. Il fait «partie des 15 qui comptent». Ils se sont rencontrés en 1989 lors d’un diner, alors que Minc dirigeait Cerus et Sarkozy était député-maire de Neuilly-sur-Seine. Ils se voient de plus en plus pour travailler ensemble après la défaite de Balladur aux élections présidentielles de 1995.



