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Bernard Accoyer


  • Date de naissance:

12 août 1945


  • Lieu de naissance:

Lyon (Rhône-Alpes)


  • Situation familiale:

Marié (Charlotte Jacquier, pharmacienne, depuis 1971). Trois enfants


  • Poste actuel:
    • Président de l'Assemblée nationale depuis 2007


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[modifier] Pourquoi il compte

Il est le quatrième personnage de l’Etat en tant que président de l’Assemblée nationale depuis juin 2007. Auparavant à la tête du groupe UMP à l’Assemblée nationale entre 2002 et 2004, il avait notamment eu pour tâche de maintenir la cohésion entre chiraco-villepinistes et sarkozystes. Proche de Jacques Chirac, c’est durant le débat sur le CPE (2006), un an avant l’élection présidentielle, qu’il choisit de ne pas soutenir Dominique de Villepin et rejoint Nicolas Sarkozy. Malgré sa position de président de l’Assemblée nationale, il demeure discret sur la scène médiatique.

[modifier] Son parcours

Enfant, Bernard Accoyer rêvait d’être designer ou inventeur, comme son idole Leonard De Vinci. C’est son père, pharmacien militaire, qui l’oriente vers la médecine.

Après avoir étudié dans les facultés de médecine de Lyon et Grenoble, il devient docteur en médecine et obtient un Certificat d’Etudes Spéciales (CES) en oto-rhino-laryngologie. A 27 ans, il invente un appareil destiné à aider les sourds. Son modèle d’implant a depuis été adopté dans le monde entier.[parcours 1]

Il débute dans le monde professionnel en tant qu’interne en 1970 aux Hôpitaux de Grenoble. Il est médecin hospitalier depuis 1978, d’abord à Grenoble puis Annecy.

Il démarre sa carrière politique à l'invitation de Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil Constitutionnel, député de Savoie et soutien historique à Jacques Chirac. Il est élu maire d’Annecy-le-Vieux en 1989, où il a été réélu en 1995, 2001 et 2008. Il est élu conseiller général de Haute Savoie en 1992 et 1998. Il est élu député de la première circonscription de Haute Savoie en mars 1993 puis réélu au même poste en 1997, le 16 juin 2002 et le 10 juin 2007.

De 2001 à 2002, il est secrétaire général adjoint du Rassemblement Pour la République (RPR). Entre 2002 et 2004, il est président du conseil de surveillance de la Caisse Nationale d’Assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) et président du groupe UMP à l’Assemblée nationale en 2004. Il doit alors gérer les débats sur le lundi de Pentecôte, la privatisation de GDF ou encore le Contrat Première Embauche.

En 2006, Jacques Chirac fait appel à lui pour renouer le dialogue entre le gouvernement et les manifestants lors de la crise du CPE. C’est à cette occasion que Bernard Accoyer choisit de lâcher Dominique de Villepin et se prononce en faveur de discutions avec les partenaires sociaux, s’alignant du même coup sur la position de Nicolas Sarkozy.

En 2007, il est élu président de l'Assemblée nationale, battant Patrick Ollier lors des primaires de son parti. Il a présidé le Congrès de Versailles à l’occasion de la réforme des institutions en 2008.

Le 16 septembre 2010, Bernard Accoyer reçoit le soutien de Gérard Larcher, président du Sénat, suite à la suspension de séance du même jour en pleine bataille autour de la réforme des retraites. Il ne quitte pas son poste, malgré l’insistance des députés de l’opposition.

Fin 2010, il refuse de communiquer des documents de la mission d'information parlementaire sur l'attentat de Karachi au juge d'instruction Marc Trévidic, dans le cadre de l’enquête sur l’affaire dite de Karachi.

  1. ↑ Who's Who 2011

[modifier] Ses opinions

  • Emploi

35h

Il a farouchement combattu la loi sur les 35h. Défendant le système hospitalier français, il avait interpellé en octobre 2001 Elisabeth Guigou alors Ministre de l’Emploi et de la Solidarité, lui demandant si elle était «bien consciente du coup que vous allez porter au système hospitalier français». La même année, en plein débat dans l’hémicycle, Bernard Accoyer pousse Elisabeth Guigou «au bord des larmes». (nouvelobs.com, 20 juin 2007)


  • Santé

Il est également spécialiste des questions de la protection sociale et de la santé. En 1996, il avait négocié avec les médecins après le plan Juppé de réforme de la protection sociale. Il avait ainsi proposé de «conditionner le remboursement des médicaments à la présentation du carnet de santé». En 2003, il dépose un amendement pour réguler la profession de psychothérapeute: «Mon but en légiférant était d'apporter sécurité et information aux personnes souffrant de troubles psychiques.» (Libération, 31 octobre 1996)


  • Société

PACS

En 1998, il s’oppose au PACS au nom de «la sécurité des enfants». (Libération, 2 décembre 1998)


  • Sport

Jeux Olympiques d’Annecy

Fin 2008, Bernard Accoyer s’engage en faveur de l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver 2018 à Annecy. «La France a besoin de grands projets technologiques, scientifiques et architecturaux, pour regarder très loin.» (Lefigaro.fr, 21 août 2009)


  • Relations Internationales

Prolifération nucléaire

En 2010, il adopte la déclaration pour «garantir la responsabilité démocratique mondiale pour le bien commun» qui affirme notamment l’engagement à «poursuivre les efforts visant à l'instauration d'un monde exempt d'armes nucléaires».


  • Religion

Burqa

En janvier 2010, Jean-François Copé dépose une proposition de loi visant à interdire le port du voile intégral dans l’espace public, acte que Bernard Accoyer qualifie «d'initiative malheureuse». (lefigaro.fr, 22 janvier 2010)


  • Réforme des institutions

Il s’est par ailleurs démarqué du gouvernement en critiquant l’usage trop fréquent des procédures d’urgence ou vote bloqué par le gouvernement. Il déclare d’ailleurs lors d’un point presse en février 2010: «J'ai solennellement fait savoir au gouvernement que nous ne pouvions pas continuer à travailler ainsi.» (lepost.fr, 9 février 2010)


  • Sondages de l’Elysée

Bernard Accoyer a donné son aval fin 2009 à une commission d’enquête parlementaire à propos des sondages réalisés par l’Elysée, à la demande des députés de l’opposition et contre l’avis de Jean-François Copé ou Michèle Alliot-Marie. (Libération, 10 novembre 2010)

[modifier] Ses publications

  • L’Assemblée Nationale, Borché, 2010
  • Les 50 ans de la Constitution: 1958-2008, Broché, 2008

[modifier] Son réseau

Amené en politique par le chiraquien Pierre Mazeaud (alors député de Haute Savoie), Bernard Accoyer a pris ses distances vis-à-vis de Dominique de Villepin à l’occasion des débats houleux autour du CPE en 2006, un an avant l’élection présidentielle. Ce choix politique l’a donc clairement rapproché des sarkozystes. Le président de la République Nicolas Sarkozy était d’ailleurs l’un de ses principaux soutiens, avec François Fillon, au moment des élections internes à l’UMP pour désigner le nouveau président de l’Assemblée nationale.

En février 2010, en tant que Président de l’Assemblée nationale, il choisit de nommer Jacques Barrot au Conseil Constitutionnel. Jacques Barrot avait été le prédécesseur de Bernard Accoyer au poste de président du groupe UMP à l’Assemblée nationale.

En mars 2010, Jean-Pierre Grand, villepiniste, avait qualifié Bernard Accoyer de «cire-pompes» et de «plus mauvais président de l’Assemblée nationale de la Vème République».

Bernard Accoyer soutient la candidature d’Annecy 2018 aux côtés, notamment, de Pierre Mazeaud.

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