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Bernard Cazeneuve


  • Date de naissance:

2 juin 1963


  • Lieu de naissance:

Senlis (Oise)


  • Situation familiale:

Père de deux enfants.


  • Postes actuels:
    • Ministre chargé des Affaires européennes


  • Sites et blogs:

Son blog

Pourquoi il compte

Fabiusien historique, il est nommé mercredi 16 mai 2012 ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé des Affaires européennes dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

Spécialiste de l’Affaire Karachi et ami de François Hollande, il était inconnu du grand public avant de devenir porte-parole de sa campagne présidentielle.


Son parcours

Homme de cabinet

Né dans l’Oise et diplômé de l’IEP de Bordeaux, Bernard Cazeneuve entame sa carrière professionnelle comme cadre à la Banque populaire de 1987 à 1990. Il débute ensuite une carrière dans des cabinets ministériels sous les gouvernements de Michel Rocard, Edith Cresson et Pierre Bérégovoy comme conseiller. D’abord comme conseiller technique au cabinet de Thierry de Beaucé, secrétaire d'État chargé des Relations culturelles internationales, en 1991 et 1992, puis comme chef de cabinet d'Alain Vivien, secrétaire d'État chargé des Affaires étrangères, en 1992 et 1993, puis aux côtés de Charles Josselin, secrétaire d'État à la Mer, en 1993. L’Express le présentait ainsi comme «un homme de cabinet du mitterrandisme finissant».

Lorsque la droite remporte les élections législatives de 1993, Bernard Cazeneuve est nommé secrétaire général du Conseil supérieur de la navigation de plaisance et des sports nautiques, auprès de Thierry Lajoie, ancien conseiller du ministre de la Mer de François Mitterrand.

Parachuté à Cherbourg

Encarté au Parti socialiste depuis 1987, il se lance de plein pied dans une carrière politique en devenant, en 1994, conseiller général, parachuté dans la Manche par Laurent Fabius et François Mitterrand. Un an plus tard, il remporte la mairie d’Octeville, à 32 ans.

En 1997, Bernard Cazeneuve gagne son siège de député dans la 5e circonscription de la Manche face à un candidat UDF. Il participe alors à la fusion de Cherbourg et d’Octeville, scellée le 23 février 2000, pour former «le Grand Cherbourg». Bernard Cazeneuve en est le maire depuis 2001.

La «vague bleue» de l’UMP aux législatives de 2002 lui fait perdre son siège de député dans la foulée de la réélection de Jacques Chirac. En cas de victoire de Lionel Jospin, il était potentiellement ministrable.

Avocat

Même s’il rebondit en étant élu, en 2004, premier vice-président du Conseil régional de Basse-Normandie, Bernard Cazeneuve devient avocat. Suite logique d’une carrière juridique qui l’a vu être juge titulaire à la Haute Cour de Justice et à la Cour de justice de la République durant son mandat de député. Inscrit comme avocat au barreau de Cherboug en 2003, le maire de la ville rejoint de 2006 à 2008 le cabinet August & Debouzy.

Spécialiste de l’Affaire Karachi

Réélu député en 2007, ce spécialiste de la Défense conserve, en 2008, la maire de Cherbourg-Octeville puis conquiert la présidence de la Communauté urbaine de Cherbourg. A l’Assemblée nationale, il devient, en 2009, rapporteur d’une mission d’information parlementaire sur «les circonstances entourant l’attentat du 8 mai 2002 à Karachi». Un rapport remis en mai 2010. «Quand c’est Bernard Cazeneuve qui pose une question, le gouvernement se doute que ca va être sur Karachi», expliquait à Slate.fr Thierry Lamaire, attaché de presse du groupe socialiste à l’Assemblée nationale.

Soutien de la filière nucléaire au sein du Parti socialiste du fait de l’activité d’Areva dans sa circonscription, cet ami de François Hollande a été nommé comme l’un des quatre porte-paroles de la campagne du candidat socialiste à l’élection présidentielle de 2012.


Ses opinions

  • Énergie

«Nous maintenons le principe de l'indépendance énergétique, nous accompagnons la transition énergétique en développant de façon volontariste les énergies renouvelables. Nous ne cédons pas sur la fin du chantier EPR (…) nous ne cédons pas sur l’arrête de la filière MOX». Interview au Talk Orange-Le Figaro le 21 novembre 2011.

  • Nucléaire

«Nous avons compris de cette déclaration, d’abord que vous reconnaissiez l’efficacité d’Areva et de sa gestion actuelle. Il est vrai qu’avec 48 milliards d’euros de commandes engrangées, 13 milliards de chiffre d’affaires par an, et près de 600 millions de résultat net, on ne saurait guère remettre en cause l’efficacité de ce groupe. Nous avons compris également que vous n’entendez pas remettre en cause les activités du groupe Areva qui inclut en son sein le nucléaire, l’énergie renouvelable, et une filiale Transmission et Distribution très importante. (…) Enfin, à travers ces déclarations, vous reconnaissez la dimension très forte d’Areva comme entreprise publique, le fait que l’on peut avoir un capital public et obtenir de bons résultats. Je comprends donc aussi que vous renoncez à toute privatisation d’Areva et que vous ne remettrez en cause ni de manière directe ni de manière indirecte la structure actuelle du capital d’Areva, ce qui est une bonne chose.» Question au gouvernement en mai 2009.

  • Sur l’Affaire Karachi

«Je maintiens, bien entendu, qu'il y a eu une entrave et je veux prouver cela, étayer cette affirmation sur des faits que nous avons vécus au sein de la mission d'information parlementaire. Quels sont ces faits ? Nous avons demandé à disposer de documents, nous ne les avons pas obtenus. Des documents très importants. Par exemple, le contrat d'armement dont nous avions besoin pour enquêter (...) Il y a des gens que nous n'avons pas pu auditionner pour des raisons qui tenaient au fait que la majorité parlementaire ne l'a pas souhaité et elle était majoritaire dans la mission.» Interview à France 24 le 25 novembre 2010.



Ses publications

  • Première manche, Cherbourg, Isoète, 1993
  • La Politique retrouvée, Cherbourg, Isoète, 1994
  • La Responsabilité du fait des produits en France et en Europe, Paris, Dunod, 2005
  • Karachi - L'enquête impossible, Paris, Éditions Calmann-Lévy, 2011


Son réseau

C'est un ami de François Hollande de qui il s’est progressivement rapproché après avoir longtemps été un proche de Laurent Fabius.

Il partage le poste de porte-parole de la campagne pour l’élection présidentielle de François Hollande avec Najat Vallaud-Belkacem et Delphine Batho, deux proches de Ségolène Royal, et avec Bruno Le Roux, l’un des bras droit du candidat socialiste.

Proche d’Areva et des lobbys de la filière nucléaire, c’est Bernard Cazeneuve que le responsable des affaires publiques d’Areva a appelé pour faire part de leurs positions quant à l’accord entre le PS et EELV sur le nucléaire.

Nommé rapporteur de la mission d’information parlementaire sur l’Affaire Karachi, Bernard Cazeneuve y a côtoyé le président UMP de la mission, Yves Fromion ainsi que le député PCF Jean-Jacques Candelier, le Nouveau Centre Francis Hillmeyer et l’UMP Franck Gilard.


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