Rechercher une personnalité

Chantal Jouanno.jpg

Photo: FriendsofEurope via Flickr CC License by

Chantal Jouanno


  • Date de naissance:

12 juillet 1969


  • Lieu de naissance:

Vernon (Eure)


  • Situation familiale:

Mariée (Hervé Jouanno). Trois enfants (Sibylle, Côme et Sixtine)


  • Postes actuels:
    • Conseillère régionale UMP en Ile-de-France


Blogs et sites:

Pourquoi elle compte

Surnommée «le cerveau vert» de Nicolas Sarkozy, elle a été son fidèle compagnon de route depuis 2002. Elle devient ensuite «sa plume» lorsqu’il entre au ministère de l’Intérieur. Elle a déclaré devoir «rentrer dans sa peau» pour écrire des discours au plus près de sa volonté et de son style. Chantal Jouanno a donc occupé une place de choix auprès de l'ex-Président de la République et l’a conseillé dans un domaine porteur: celui de l’environnement et de l’écologie.

C’est elle qui s’est occupée du dossier du Grenelle de l'Environnement, de sa conception à sa mise en oeuvre pratique. Elle défend une «écologie de droite», une idéologie alternative à celle du parti d'Europe-Ecologie - Les Verts. Valérie Pécresse, chef de file des régionales en Ile-de-France, lui propose la tête de liste UMP à Paris en espérant capter une partie des électeurs d'Europe Ecologie.

Son parcours

Née le 12 juillet 1969 à Vernon dans l’Eure (Haute Normandie), Chantal Paul est la fille d’un chef d’entreprise de cartonnerie. Après le baccalauréat elle obtient un BTS de commerce international en 1989 avant de travailler chez le constructeur automobile Citroën comme assistante export pour la zone Afrique puis Amérique latine. En 1993, elle effectue une maîtrise d'administration économique et sociale à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Alors qu’elle doit effectuer un stage pour ses études, elle écrit à Martine Aubry, ministre du Travail et de l’Emploi pour lui proposer un rapport sur le travail frontalier, qu’elle obtient.

En 1995, elle est diplômée du master Service Public de Sciences Po et intègre l’Ecole Nationale d’Administration (ENA promotion Cyrano de Bergerac 1997-99). A sa sortie, elle devient administrateur civil au ministère de l’Intérieur puis rejoint le cabinet des préfets de Poitou-Charentes et de Vienne, Pierre Steinmetz, Michel Diefenbacher puis Jean-Pierre Richerde, en tant que sous-préfet jusqu’en 2001.

Elle retourne alors au ministère de l’Intérieur comme conseillère pour la réforme de la police auprès de Christian Decharrière, le directeur central de la sécurité publique, avant de devenir peu de temps après directrice de cabinet du PDG du groupe d’ingénierie et de conseil en technologie Coframi.

En 2002, elle retrouve la place Beauvau en tant que chef du bureau des statuts et de la réglementation des personnels territoriaux à la direction générale des collectivités locales. C’est à ce moment que commence sa collaboration avec Nicolas Sarkozy. Elle est officiellement chargée de mission pour la communication auprès de Michel Gaudin, le directeur général de la police nationale, mais rédige parallèlement la plupart des discours de Nicolas Sarkozy. En 2003, elle est conseillère technique de Nicolas Sarkozy. Claude Guéant lui suggère alors de s'intéresser à l'environnement et à l'écologie, flairant le sujet qui monte.

Quand Nicolas Sarkozy quitte le ministère de l’Intérieur en 2004, elle devient directrice de son cabinet au Conseil général des Hauts-de-Seine ainsi que sa responsable de communication de 2005 à 2006. Elle suit à nouveau Nicolas Sarkozy comme conseillère technique pour le développement durable, lorsqu’il retrouve le ministère de l’Intérieur et participe à son programme présidentiel.

Elle poursuit sa fonction de conseillère en développement durable à l’Elysée après l’élection de Nicolas Sarkozy comme Président de la République. Elle est notamment en charge des négociations du Grenelle de l’Environnement. En février 2008, elle devient la présidente du conseil d’administration de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), un établissement public en première ligne pour la mise en oeuvre pratique du Grenelle de l'environnement. Par ailleurs, elle est aussi administratrice de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) de 2008 à 2009.

Le 21 janvier 2009, elle est nommée secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie en remplacement de Nathalie Kosziusko-Morizet et défend les lois Grenelle I et Grenelle II. Elle est alors en contact avec plusieurs associations de défense de l’environnement et en garde une réputation de sérieux. «Au Grenelle, son rôle était de mettre du liant. Elle était un canal pour faire passer des messages au Président», rapporte Yannick Jadot, ancien directeur de Greenpeace et aujourd’hui eurodéputé pour Europe Ecologie. L'association écologiste France Nature Environnement apprécie «la compétence de Chantal Jouanno, qui a la mémoire du Grenelle de l'environnement». A WWF, Serge Orru, directeur général, a salué «quelqu'un de compétent, (…) quelqu’un de loyal et c’est assez rare dans la vie».

Le 14 novembre 2010, elle est désignée ministre des Sports. Depuis 2009, elle est également conseillère régionale UMP d'Ile-de-France. Chantal Jouanno s’est dit «prête à faire un ticket» avec François Fillon pour les municipales de 2014 à Paris. Rachida Dati qui ambitionne aussi l’obtention de ce mandat a critiqué Chantal Jouanno de n’avoir «ni idées, ni bilan». Elle lui a rétorqué «une élection à Paris, ce n'est pas du casting et il ne faut pas considérer qu'on est là pour faire des coups».

Elle est mariée depuis 1996 à Hervé Jouanno, directeur des achats chez Pernod-Ricard qu’elle a rencontré à l’âge de 18 ans.

Chantal Jouanno a aussi une grande carrière de sportive à son actif. Elle a remporté 12 coupes de France ainsi que 12 titres de championne de France de karaté Kata, une déclinaison artistique du karaté. Elle est aussi championne d’Europe universitaire dans cette discipline et arrête à son entrée à l'ENA en 1997. Treize ans plus tard, le 7 mars 2010, alors qu’elle est secrétaire d’Etat à l’Ecologie, elle remporte le championnat de France de karaté Kata par équipe avec ses coéquipières Véronique Mesnil De Vido et Léna Pyrée[1]. Elle avait gardé le secret avant une fuite sur LePoint.fr.

Elle pratique également la course à pied et l’équitation. Elle s'intéresse à Balzac et Mauriac, aux biographies de la Renaissance (Catherine de Médicis) et à la danse classique. Fan de musique électronique, elle considère Mohammed Yunus, Soeur Emmanuelle et Wangari Muta Maathai comme ses modèles.

  1. Dépêche de l'AFP du 7 mars 2010

Ses opinions

  • Sur l’environnement

«Ce que je défends: toutes les questions relatives à la justice environnementale, la biodiversité, la santé environnementale (mesures de la qualité de l'air dans les lieux publics, la nocivité des ondes des téléphones portables sur les enfants de moins de quinze ans....) et la consommation durable (promotion des produits écologiques).»

Elle estime partager «avec les Verts les enjeux écologiques d'avenir» s'agissant de la lutte contre le changement climatique, la sauvegarde des espèces et la protection de la santé face au pollutions. «Il est utile de rappeler cette convergence quant aux objectifs», précise-t-elle, même si les moyens d'y parvenir divergent.

Hormis la question du nucléaire, les principaux clivages existant entre l’UMP et les écologistes portent sur les questions économiques et sociales, plus que sur les questions environnementales.

  • Sur l’énergie

Elle défend les «principes d’une écologie de droite», c’est-à-dire le progrès technologique avec l’utilisation de l’énergie nucléaire. Elle préconise la réduction des énergies fossiles et le développement des énergies renouvelables sans toutefois «renoncer au nucléaire», énergie «faiblement émettrice de CO2». Pour elle, le grand défi est la maîtrise des consommations d'énergie. «On peut, sans rupture technolo­gique, aller encore plus loin et construire des bâtiments qui produisent plus d'énergie qu'ils n'en consomment.»

  • Sur les OGM

Elle est pour «le refus des cultures commerciales d’OGM proposées par Monsanto», dont «les bénéfices pour la société n'apparaissent pas». Toutefois, elle ne condamne «pas la recherche».

  • Sur le sport

«Je ne comprends pas qu’on laisse entendre que les meneurs de la fronde en Afrique du Sud puissent être réintégrés. Indépendamment de leurs qualités, qu’ils reviennent serait inadmissible. On ne peut pas faire honte à la France et prétendre ensuite rejouer en équipe de France. On ne peut pas ignorer le signal d’alarme qui est la chute du nombre de licenciés, c’est énorme!» Article de l’Equipe du samedi 29 janvier 2011, à propos de la réintégration des joueurs Frank Ribéry et Patrice Evra en Equipe de France de football.

Ses publications

  • Sans tabou, C. Jouanno, 2010, Editions de La Martinière

Son réseau

«Je suis intellectuellement très proche de Nicolas Sarkozy. Il me fixe une feuille de route, je la suis», a déclaré Chantal Jouanno. Elle dit également admirer son «courage». Alors qu’elle invoquait Georges Pompidou comme modèle d’homme d’Etat, elle n’avait «pas une image très positive » de Nicolas Sarkozy lorsqu’en 2002 il lui propose de devenir sa conseillère. «A mes yeux, à l'époque, c'était quelqu'un qui n'avait pas de profondeur. J'ai appris à le connaître.» Aujourd’hui après plusieurs années, elle confie toujours vouvoyer Nicolas Sarkozy qu’elle considère comme son mentor.

Un autre de ses mentors est Claude Guéant, le secrétaire général de l’Elysée, qui lui a suggéré de s'intéresser à l'environnement et l'écologie. Ce fut un véritable coup de foudre pour la novice dans ce domaine. Depuis, elle déclare être une convertie à la cause écologique.

Au sein de sa promotion à l’ENA (Cyrano de Bergerac), on retrouve Alexandre Bompard, président-directeur général d’Europe 1, Patrick Katsuva-Sivahera, administrateur directeur général de Sivahera AG, Zurich, Suisse et Hayet Zeggar, ex directrice de France 4.

Contribuez au wiki
Pas encore membre?  |  En savoir plus
En partenariat avec