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Photo: REUTERS/Jacky Naegelen

Christian Jacob


  • Date de naissance:

4 décembre 1959


  • Lieu de naissance:

Rozay-en-Brie (Seine-et-Marne)


  • Situation familiale:

Marié (Marie-Odile Rondeau). Deux enfants (Clément et Pauline)


  • Postes actuels:
    • Président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, depuis le 23 novembre 2010
    • Membre de la commission de la défense nationale et des forces armées
    • Député de la 4e circonscription de Seine-et-Marne, depuis 1995
    • Maire de Provins, depuis 2001 (interruption entre 2002 et 2006)


Pourquoi il compte

Christian Jacob est un «bébé Chirac», comme Jean-François Copé, François Baroin et Bruno Le Maire. Plusieurs fois ministres sous la Présidence de Jacques Chirac, il a refusé d’entrer au gouvernement en 2009. Il accède à la présidence du groupe UMP à l’Assemblée nationale en novembre 2010, succédant à Jean-François Copé quand ce dernier prend la tête de l’UMP.

Cet ancien agriculteur, homme du terroir, n’hésite pas à s’affirmer face au président et à ses soutiens, avec un ton qui aux accents populiste.

Son parcours

Agriculteur-éleveur depuis 1982, Christian Jacob est diplômé d’un Brevet d’éducation professionnelle agricole. Il s’est très tôt lancé dans le syndicalisme agricole. D’abord dans sa commune, de 1980 à 1982, il est président des jeunes agriculteurs de Rozay-en-Brie. Il gravit ensuite les échelons[1], devenant successivement président au niveau départemental, régional, puis national des jeunes agriculteurs. Il est président du centre national des jeunes agriculteurs (CNJA) de 1992-1994.

Membre du Conseil économique et social de 1992 à 1994.

Il rencontreJacques Chirac alors qu’il est président du Syndicat agricole et entame une carrière au RPR. C’est grâce à lui qu’il entre directement en politique en décrochant son premier mandat, celui de député européen. Poste qu’il occupera de 1994 à 1997. Au Parlement européen, il préside la commission de l’agriculture et du développement rural. Il effectue parallèlement de nombreuses missions en Afrique pour le RPR.

En 1995, il se fait élire à la 4e circonscription de Seine-et-Marne, qui devient son fief. Il y est réélu successivement en 2002 et 2007 et succède à Alain Peyrefitte à la mairie de Provins en 2001.

Il entre en 2002 au gouvernement, sous la seconde présidence de Jacques Chirac. D’abord dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, comme Ministre délégué à la Famille, puis devient Ministre chargé des PME, du Commerce, de l’Artisanat, des Professions libérales et de la Consommation lors du remaniement de 2004. Il hérite du ministère de la Fonction publique en 2005, dans le gouvernement de Dominique de Villepin.

Christian Jacob se distingue par «sa longévité gouvernementale» et vante ses qualité de dialogue. Il s’est notamment investi dans la loi en faveur des PME, en collaboration avec Bercy.

En 2009, Christian Jacob refuse la proposition qui lui est faite d’entrer au gouvernement comme ministre de l’industrie.

Il est cosignataire, aux côtés de François Baroin, Jean-François Copé et Bruno Le Maire, d’une tribune publiée dans Le Figaro le 3 septembre 2010. Dans cette tribune, les quatre hommes posent les conditions de la victoire de l’UMP en 2012. «Il faut que le président de la République puisse s'appuyer sur un trépied solide constitué d'un gouvernement resserré, d'une majorité parlementaire engagée et d'un parti redynamisé», écrivent ceux qui sont décrits comme les 4 mousquetaires ou les «Daltons qui veulent faire un hold-up dur l’UMP».

Le 23 novembre 2010, il succède à Jean-François Copé à la présidence du groupe UMP à l’Assemblée nationale, alors que ce dernier prend les rênes du parti.

Les deux acolytes s’illustrent à nouveau en décembre 2010 par la déposition d’un amendement surnommé «Jacob-Copé». Cet amendement, qui prévoyait de «supprimer l'incrimination pénale envisagée pour les députés qui auraient sciemment fait une déclaration de patrimoine mensongère», a été retiré par la suite.

  1. Fiche Who's Who (accès payant)

Ses opinions

  • Sur la société

«On ne va pas se laisser emmener sur trois trucs d'intellos gauchos. La nouvelle famille, c'est pas d'être né d'une partouze, comme j'ai entendu à la télé.» Christian Jacob est contre la violence et la pornographie à la télévision, contre la judiciarisation du divorce et contre l’adoption par les homosexuels. (Portrait de Libération paru le 12 décembre 2002)

  • Sur la sécurité

«Sur la sécurité, je me retrouve dans le discours de Grenoble, mais pas au-delà. J'étais contre la condamnation des parents pour les délits des enfants, c'est une mauvaise approche. On doit toujours être condamné pour ce que l'on fait, pas pour ce que l'on est.»Rue89, article publié le 6 octobre 2010)

  • Sur les primaires du Parti socialiste

Christian Jacob a critiqué l’organisation des primaires («10.000 bureaux de vote» pour «36.000 communes»): «Une fois qu'on aura installé les bureaux de vote à Paris, à Lyon, à Lille, à Marseille, dans toutes les grandes villes, dans les communes rurales on dira quoi aux gens qui ont envie de participer à ces primaires: "prenez le bus, débrouillez-vous pour aller voter"? (...) Il vaut mieux être né dans le 8e, dans le 7e ou dans le 6e arrondissement de Paris pour participer aux primaires que dans le midi viticole, dans le Limousin ou dans la Haute-Vienne. C'est des primaires de bobos.» (le 13 février sur Radio J)

  • Sur Dominique Strauss-Kahn

Il n’incarne «pas l'image de la France, l'image de la France rurale, l'image de la France des terroirs et des territoires, celle qu'on aime bien, celle à laquelle je suis attaché». (le 13 février sur Radio J)

Cette déclaration a entraîné une levée de boucliers à gauche et «rappelle fâcheusement» à Serge Klarsfeld «celle de Xavier Vallat sur Léon Blum».

Ses publications

  • La clé des champs: l’agriculture n’est plus celle que vous croyez, Paris, Odile Jacob, 1994.
  • Le Pari du bon sens. Un paysan en politique, L’Atelier de l’Archer, 1999.

Son réseau

Christian Jacob est très proche de Jacques Chirac, grâce à qui il a fait son entrée en politique. Il est resté dans le clan des chiraquiens, auprès de François Baroin, Jean-François Copé et Bruno Le Maire. Les quatre hommes sont surnommés les quatre mousquetaires ou les Daltons.

Christian Jacob est ancien ministre des PME et de la Fonction Publique sous Jacques Chirac. Ancien dirigeant du CNJA, il connaît parfaitement le monde agricole. Christian Jacob n’a pas d’ennemis connus dans le monde politique. Avant d’être président du groupe parlementaire UMP, il en était le vice-président, derrière Copé. Il aurait «dit non» à Nicolas Sarkozy en 2009 lorsque celui-ci lui offrit une place au gouvernement.

Christian Jacob est le coprésident du Club de Jean-François Copé, Génération France.

Ami de Rachida Dati, il l’a défendue lorsque le Canard Enchaîné a révélé qu’elle avait continué de bénéficier des avantages de sa fonction de Ministre de la Justice alors qu’elle avait quitté le gouvernement.

Christian Jacob est aussi resté proche du monde agricole.

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