Daniel Cohen
- Date de naissance:
16 juin 1953
- Lieu de naissance:
Tunis (Tunisie)
- Situation familiale:
Marié (Martine Blaufoux). Un enfant (Pauline)
- Postes actuels:
- Professeur de sciences économiques à l’Ecole Normale Superieure Ulm et l’Ecole d’économie de Paris
- Directeur du Centre Pour la Recherche Economique et ses Applications (CEPREMAP)
- Membre du Conseil d’Analyse Economique auprès du Premier Ministre
- Président du Conseil d’orientation scientifique de la Fondation Jean-Jaurès
- Blogs et sites:
- Son site
Pourquoi il compte
Cet économiste médiatique de premier plan, proche de Paul Krugman, Prix Nobel 2008 d'économie, et de Jeffreys Sachs, conseiller économique de Kofi Annan et Ban Ki-moon, est très introduit au sein du PS. Proche de Dominique Strauss-Kahn qu’il connaît personnellement, il fait partie de l'équipe de campagne de Martine Aubry. Son livre La Prospérité du vice s'est vendu à plus de 100.000 exemplaires et a été traduit en plusieurs langues.
Son parcours
Né le 20 novembre 1953 à Tunis[1], Daniel Cohen a fait sa scolarité au lycée Louis-le-Grand à Paris. En 1973, alors qu’il a réussi le concours d’entrée à l’Ecole Polytechnique, il entre à l’Ecole normale supérieure Ulm, dans la section mathématiques. Il est agrégé de mathématiques en 1976. En 1981, il obtient une bourse et part entamer des travaux sur la dette des pays en développement à Harvard. Il devient docteur d’Etat ès sciences économiques en 1986 et agrégé des sciences économiques en 1988.
Entre 1977 et 1980, il sera chargé de mission à la direction de la prévision au ministère des Finances. Depuis 1988, il est professeur à l’université de Paris I-Panthéon Sorbonne, à l’Ecole d’économie de Paris et à l’ENS. Il est membre de l’Institut universitaire de France entre 1994 et 1999. Au même moment, il est consultant à la Banque mondiale, aux Nations Unies, à la Banque de France, et auprès du gouvernement bolivien. De 1997 à 2000, il est délégué général de la Fondation Saint-Simon.
Depuis 1997, il fait parti du Conseil d'analyse économique du Premier ministre. A partir de 2004, il devient conseiller international de Matthieu Pigasse à la banque Lazard. Aujourd’hui, il est conseiller scientifique au Centre de Développement de l'OCDE ainsi que membre du conseil de surveillance du journal Le Monde.
Il préside aussi le comité d’orientation scientifique du think tank du Parti Socialiste, la Fondation Jean-Jaurès. Il est le directeur du Centre Pour la Recherche Economique et ses Applications (CEPREMAP) depuis 2005. En 2011, il présente l'émission de télévision Fric, krach et gueule de bois: le roman de la crise, avec Erik Orsenna et Pierre Arditi, qui résume l’histoire économique depuis les années 1970.
En juin 2011, il a intégré l'équipe de campagne de Martine Aubry en vue de la primaire socialiste, en tant que co-conseiller Economie/Finances/G20 (avec Pierre-Alain Muet) et coordinateur du comité de suivi de la crise.
- ↑ Fiche Who's Who (accès payant)
Ses opinions
- Partis politiques
La gauche
«Qu'est-ce qu'une classe sociale aujourd'hui ? Est-ce que les gens se comprennent encore uniquement par le biais de l'appartenance sociale ? (...)La gauche sociale démocrate se pensait comme l'intermédiaire entre le capital et le travail. Or le capital, se dématérialisant, ne joue plus du tout le jeu. Enfin, les aspirations sont contradictoires entre une masse énorme de gens qui se posent la question des fins de mois et une élite éclairée de la gauche moderne qui s'interroge sur la finalité de la croissance.» Les Echos du 25 mai 2010.
- Travail
«La gauche est moins brillante dans l’opposition. Depuis la fin du programme commun, elle peine à définir des ambitions marquantes. La mesure emblématique du gouvernement Jospin, les 35 heures, a été ajoutée à son programme dans l’urgence, à la veille d’élections législatives anticipées. Son échec en 2002 doit beaucoup à l’absence d’un programme convaincant, tout comme l’échec de Ségolène Royal est en grande partie liée au fait que l’on peinait à lire, au-delà de quelques mesures phares comme les emplois-tremplin, la démarche proposée.» Son blog, le 24 mai 2007.
Ses publications
- «Monnaie, Richesse et Dette des Nations», 1987, Editions du CNRS.
- «Private Lending to Sovereign States», 1991, MIT Press.
- «Les infortunes de la Prospérité», 1994, Julliard.
- «Richesse du Monde, Pauvretés des Nations», 1997, Flammarion.
- «Nos Temps Modernes», 2000, Flammarion.
- « La mondialisation et ses ennemis», 2004, Grasset.
- «Trois leçons sur la société post-industrielle», 2006 Éditions du Seuil.
- «27 Questions d'économie contemporaine (Tome 1)», sous la direction de Philippe Askenazy et Daniel Cohen, 2008, Albin Michel.
- «La Prospérité du vice», 2009, Albin Michel.
Son réseau
En passant son agrégation de mathématiques, il côtoie des économistes marquants, comme Carlo Benetti, théoricien de l'histoire de la pensée économique, la marxiste Suzanne de Brunhoff, qui dirigera sa thèse, ou encore Jacques Mistral. A Harvard il se créé un réseau américain notamment avec Paul Krugman le Prix Nobel 2008 d'économie. Il y fréquente le Français Olivier Blanchard et se lie d’amitié avec Jeffrey Sachs, qui dirigea le Projet du Millénaire de l'ONU qui élaborait un plan d'action afin d'atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement dans le monde. C’est avec Jeffrey Sachs qu’il commence ses travaux sur la dette des pays en développement à Harvard. C’est encore avec Jeffrey Sachs qu’il part en Bolivie pour définir un programme de lutte contre l'hyperinflation. Toujours en Bolivie, en 2006, il travaille avec Matthieu Pigasse cette fois-ci, sur un projet de nationalisation des compagnies gazières.[1]
Entre ses rôles de conseiller chez Lazard, à la Banque mondiale ou au FMI, il a un grand réseau dans le monde financier. Il considère Christian de Boissieu, aujourd'hui président délégué du Conseil d'analyse économique comme un ami. Il est très proche de Matthieu Pigasse qui le nomme dès son entrée en tant qu’actionnaire au Monde, membre du conseil de surveillance du journal.
Son réseau politique est lié au Parti Socialiste. Il l’a notamment tissé en travaillant sur les problématiques socio-économiques, d’abord auprès de Michel Rocard à la fin des années 1980, puis pour Dominique Strauss-Kahn et enfin pour Martine Aubry pendant la primaire socialiste. Il a fait parti de la Fondation Saint-Simon, initiée entre autres par Alain Minc. Il a aussi le réseau de la Fondation Jean-Jaurès, dirigé par Gilles Finchelstein. Dans le comité d'orientation scientifique qu'il préside: Aurélie Filippetti, Benoît Hamon, Pascal Lamy, Pierre Moscovici, Henri Weber ou encore Michel Wieviorka, Olivier Ferrand et Matthieu Pigasse.
- ↑ «Matthieu Pigasse Le banquier que l'on s'arrache», Anne Michel, Le Monde du 19 Octobre 2006.



