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Dominique Strauss-Kahn
- Date de naissance:
25 avril 1949
- Lieu de naissance:
Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine)
- Situation familiale:
Marié (Anne Sinclair, depuis 1991). Deux fois divorcé. Quatre enfants
- Poste actuel:
- Sites et blogs:
à compléter
Pourquoi il compte
Ancien directeur général du FMI et ministre de l'Economie et des Finances, il a longtemps fait figure de favori des primaires du Parti socialiste à l'élection présidentielle de 2012. Mais son interpellation le 14 mai 2011 à New York dans une affaire d'agression sexuelle présumée a mis fin à tout espoir de destin présidentiel.
Tenu au silence sur son avenir par ses fonctions aux États-Unis, DSK avait auparavant refusé de dire s'il serait ou non candidat. Pour entretenir cette stratégie du «non dit» payante dans les sondages, il avait semé néanmoins diverses déclarations pour se rappeler fréquemment aux électeurs français. Un suspense entretenu également par son épouse, la journaliste Anne Sinclair, qui avait déclaré dans la presse qu'elle «ne [souhaitait] pas que [son mari] fasse un second mandat» au FMI.
Incarnation du courant social-démocrate au sein du PS, socialiste capable de rallier les voix du centre, DSK a été néanmoins critiqué par une partie du PS et par l'extrême-gauche qui lui ont reproché ses fonctions au FMI, symbole selon elles du libéralisme économique et financier. En 2006, lors des précédentes primaires socialistes, il avait été battu par Ségolène Royal, future candidate du PS à la présidentielle 2007.
Son parcours
La jeunesse marocaine
Né à Neuilly-sur-Seine, en France, Dominique Strauss-Kahn est un enfant du Maroc. Ses parents – Gilbert Strauss-Kahn, conseiller fiscal et franc-maçon (membre du Grand Orient de France), et Jacqueline Fellus, journaliste – s'installent à Agadir en 1955. Ils quittent le Maroc en 1960 pour rejoindre Monaco, puis Paris où DSK effectue sa scolarité au lycée Carnot. Ses origines juives ashkénaze et séfarade lui ont fait dire avec humour qu'il ne veut pas choisir entre «le couscous et le strudel». Il fréquente toujours aujourd'hui le Maroc où il dispose d'un riad à Marrakech.
Le professeur d'économie
Longtemps présenté comme l'économiste du Parti socialiste, ce polyglotte anglais-allemand (sa nourrice était allemande) est un pur produit des hautes études françaises. S'il a échoué au concours d'entrée à l'ENA, DSK est diplômé d'HEC (1971), de Sciences-Po (1972), et de l'Institut de statistique de l'université Paris-VI. Licencié en droit public, il obtient un doctorat ès sciences économiques à Paris-X en 1975. Sa thèse, publiée en 1977, est intitulée «Economie de la famille et accumulation patrimoniale».
Agrégé en sciences économiques en 1978, il devient professeur à l'université Nancy-II puis à Paris-X en 1981. Il enseignera également par la suite à l'ENA, à HEC, à Sciences-Po et à Stanford aux Etats-Unis.
Le militant socialiste
En 1972, il est embauché au Centre de recherche économique sur l'épargne (Cerp) où il fait la connaissance de Denis Kessler, futur vice-président du Medef et actuel président du groupe d'assurance Scor. Durant les années 1970, l'étudiant sur-diplômé s'engage en politique. D'abord adhérent à l'Union des étudiants communistes, il prend sa carte au Parti socialiste en 1976 et intègre le Centre d'études, de recherches et d'éducation socialiste (Ceres), le courant marqué à gauche dirigé par Jean-Pierre Chevènement. De 1981 à 1986, il est nommé commissaire adjoint au Commissariat au Plan.
A partir de 1981, DSK, qui porte alors la barbe, devient un proche de Lionel Jospin, le nouveau Premier secrétaire du PS après l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République. Pendant plusieurs années, il restera l'économiste en chef du leader Jospin. Secrétaire national du PS en charge des études et du programme (1986-1988), puis de l'économie et des finances (1988-1989), DSK participe au programme économique de François Mitterrand pour l'élection présidentielle de 1988.
En 1986, ses débuts électoraux sont difficiles. Parachuté par la direction nationale en Haute-Savoie pour les élections législatives de mars 1986, les militants locaux ne l'accueillent pas avec joie. Il est néanmoins élu, mais l'expérience haut-savoyarde ne dure que deux ans. En 1988, DSK se présente et soit élu député de la 8e circonscription du Val-d'Oise. En 1995, il devient maire de Sarcelles et fait du Val-d'Oise son fief politique jusqu'en 2007 et son départ pour le FMI.
Lors des élections législatives de 1993, calamiteuses pour le PS, il est battu par le candidat RPR Pierre Lellouche. Il crée alors son cabinet «DSK Consultants» puis devient avocat d'affaires en 1994 (parmi ses clients, figurent de grands groupes français comme EDF, Alcatel ou la Cogema). Il attendra 1997 pour être réélu dans le Val-d'Oise, puis en 2001 jusqu'en 2007.
Le ministre
En 1991, François Mitterrand nomme DSK ministre délégué à l'Industrie et au Commerce extérieur dans le gouvernementt d'Edith Cresson, poste qu'il conserve dans le gouvernement suivant de Pierre Bérégovoy jusqu'en 1993.
En 1997, Lionel Jospin, nouveau Premier ministre de cohabitation avec Jacques Chirac, le nomme ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie. DSK devient un des piliers de la «gauche plurielle» et incarne la politique économique du gouvernement. Avec Martine Aubry, ministre de l'Emploi et de la Solidarité, il est chargé de la mise en place des emplois jeunes et des 35 heures, deux des mesures phares du nouveau gouvernement, mais supervise également la privatisation de plusieurs groupes publics, comme France Telecom.
Il démissionne en novembre 1999 après avoir été mis en examen dans une affaire d'emplois fictifs au sein de la mutuelle étudiante, la Mnef. En 2001, il est blanchi et bénéficie d'un non-lieu. Il redevient alors député dans le Val-d'Oise.
La même année, il est mis en cause dans l'affaire de la «cassette Méry». Jean-Claude Méry, décédé en 1999, explique dans cet enregistrement réalisé en 1996 qu'il a été récupéré pendant plusieurs années pour le compte du RPR des commissions occultes d'entreprises en marge des passations de marchés publics. Provoquant un scandale politique à l'époque, l'affaire Méry n'aboutira pas judiciairement. DSK, lui, a été soupçonné d'avoir récupéré la cassette par un avocat en échange d'un cadeau fiscal à un client de ce dernier, le couturier Karl Lagerfeld, alors qu'il était ministre de l'Economie.
Le cadre socialiste
En 1994, DSK brigue le poste de Premier secrétaire du PS, mais il est battu par Henri Emmanuelli. A partir des années 2000, il devient un des cadres importants du parti. Membre du bureau national (2003-2005), secrétaire national en charge des élus (2005-2007), il intègre en 2004 la direction du PS en charge avec Martine Aubry et Jack Lang du projet pour l'élection présidentielle de 2007. En 2005, il fait campagne pour le «oui» lors du référendum sur le traité constitutionnel européen.
Le candidat aux primaires 2006
En 2006, DSK se présente aux primaires socialistes pour l'élection présidentielle de 2007. Candidat incarnant la tendance sociale-démocrate face à Ségolène Royal et Laurent Fabius, il termine deuxième du vote des militants en novembre 2006, avec 20,83%, loin derrière Ségolène Royal, élue avec 60,62%. En 2007, il est réélu député du Val-d'Oise.
Le patron du FMI
Quelques mois après l'élection de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, DSK devient durant l'été 2007 le candidat de la France et de l'Union européenne à la direction générale du Fonds monétaire international. Soutenu par le chef de l'Etat français et par Jean-Claude Juncker et Romano Prodi, il prend la tête de l'organisation mondiale en novembre 2007. Il quitte la France et ses mandats électoraux, et s'installe avec son épouse Anne Sinclair dans une maison du quartier de Georgetown, à Washington.
A partir de 2008, DSK doit faire face à la crise économique et financière mondiale. En 2010, il accorde au nom du FMI un prêt de 30 milliards d'euros à la Grèce, dans une situation économique désastreuse, en échange d'un plan d'austérité important. Cette politique de rigueur libérale lui vaudra des critiques de la part de personnalités de la gauche française, comme Jean-Luc Mélenchon, le leader du Parti de Gauche, mais aussi au sein du PS, de la part de Ségolène Royal ou de Benoît Hamon, l'accusant de remettre en cause des acquis sociaux.
Les polémiques et les scandales
Pendant son mandat à la tête du FMI, DSK est touché par plusieurs polémiques et scandales. Certaines concernent son train de vie: en mai 2011, il est ainsi critiqué pour avoir effectué un trajet dans Paris dans la Porsche de fonction de son conseiller Ramzy Khiroun, puis pour le prix supposé de ses costumes, dossier qui entraîne le dépôt par lui d'une plainte en diffamation contre le journal France-Soir.
Deux autres affaires, beaucoup plus gênantes, concernent son comportement outre-Atlantique. En octobre 2008, il se retrouve au coeur de soupçons d'abus de pouvoir au FMI: le Wall Street Journal révèle qu'une enquête interne a été ouverte au sein du Fonds pour savoir s'il a fait preuve de favoritisme à l'égard d'une femme de nationalité hongroise, Piroška Nagy, ancienne responsable du département Afrique du FMI, avec qui il a eu une aventure. Obligé de présenter des excuses publiques pour une «erreur de jugement», DSK est rapidement lavé de tout soupçon de favoritisme à l'issue de l'enquête.
La seconde affaire éclate le 14 mai 2011, quand la presse américaine annonce l'arrestation de DSK à l'aéroport JFK de New York dans une affaire d'agression sexuelle. Le dirigeant est interpellé à bord même de l'avion censé l'amener à Paris suite à la plainte d'une femme de chambre de son hôtel l'accusant de l'avoir agressée dans sa chambre et de l'avoir forcée à lui faire une fellation. Après sa garde à vue, DSK est inculpé d'agression sexuelle, de séquestration de personne et de tentative de viol. Son avocat annonce l'intention de son client de plaider non coupable.
Ses opinions
- Economie
«Au FMI, j'ai appris, je suis retourné à l'école.» (Un an avec DSK, Dimanche +, 13 mars 2011)
«Ce que je trouve scandaleux, c’est que les banques aujourd’hui soient revenues à une pratique courante avant la crise, notamment en matière de rémunération et de bonus. Moi, j’ai entendu certains responsables politiques dire "plus jamais ça!" Résultat, les bonus sont revenus comme avant. Je le dis avec clarté, les modes de rémunération dans le système financier poussent au crime.» (Le Parisien, 21 février 2011)
«Les pays qui sortiraient de la zone euro perdraient une grande partie de la confiance nécessaire à une bonne situation économique.» (Le Parisien, 21 février 2011)
«Le FMI, c’est un service public mondial.» (Le Parisien, 21 février 2011)
Depuis plusieurs années, DSK développe le thème de «nationalisations temporaires». «Dans la mondialisation, il y a des secteurs décisifs qui peuvent être en difficulté et qui ont besoin d'être aidés au moins temporairement par l'Etat. Le temps de passer le cap.» (Le Parisien, 21 novembre 2008)
- Retraites
«Si on arrive à vivre 100 ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à 60 ans, il va bien falloir que d'une manière ou d'une autre, cela s'ajuste.» (A vous de juger, France 2, 20 mai 2010)
- Immigration
«Il ne faut pas lutter contre les clandestins, mais contre les passeurs clandestins, les logeurs clandestins, ceux qui profitent (...) mais qu'il y ait des immigrés clandestins dans notre pays, c'est inévitable. Il faut une fois qu'ils sont là, les traiter dignement.» (Discours lors d'une réunion publique à Neuilly-sur-Seine durant la campagne des primaires socialistes, le 24 juin 2006)
DSK soutient également l'action du Réseau Education sans frontières, qui milite pour la régularisation des clandestins sans-papiers qui ont des enfants scolarisés en France. «Je ne peux pas appeler à la désobéissance civile, mais je peux comprendre que le fait d'abriter des enfants (de parents sans-papiers) pour les protéger soit ce qui apparaît de plus digne à des hommes et des femmes (...) au-delà des lois de notre pays, il y a des lois supérieures de dignité et de respect.» (Réunion publique du 24 juin 2006)
- Sécurité
«La gauche a péché dans le passé en étant trop préventive, la droite péche aujourd'hui en étant uniquement répressive. Il faut qu'on soit sur les deux.» (Réunion publique du 24 juin 2006)
- Société
«Un couple homosexuel doit avoir les mêmes droits qu’un couple hétérosexuel, y compris au regard de l’adoption.» (Libération, 11 mai 2004)
- La gauche
«Les Français se tourneront de nouveau vers la gauche si elle a des idées. Jusqu'ici, nous avons vécu avec un kit tout fait. Nous avons gagné dans les années 90 avec des propositions des années 80, imaginées dans les années 70 par une génération formée dans les années 60.» (Libération, 24 novembre 2003)
- Le socialisme selon DSK
«Socialisme de la redistribution, socialisme de la production et socialisme de l’émancipation, c’est cette triple voie que je propose pour que la lutte contre les inégalités devienne une doctrine concrète: le réformisme radical.» (Note à la Fondation Jean-Jaurès, juillet 2004)
- Religion
«J'ai longtemps pensé qu'être juif serait un handicap dirimant. Aujourd'hui, je crois que si être juif est un handicap, cela ne l'est qu'auprès de la frange très marginale des électeurs de gauche antisémites. » (Le Monde, 17 octobre 2006)
Ses publications
- Inflation et partage des surplus : le cas des ménages, éditions Cujas, 1975 (avec la coll.aboration d'André Babeau et d'André Masson)
- Économie de la famille et accumulation patrimoniale, éditions Cujas, 1977
- La Richesse des Français- Epargne, Plus-value-Héritage, PUF, 1977
- L'épargne et la retraite, Economica, 1982 (avec la collaboration de Denis Kessler)
- La Flamme et la cendre, Grasset, 2002
- Oui, lettre ouverte aux enfants d'Europe, Grasset, 2004
- Éléments pour un réformisme radical, dans «Les Notes de la fondation Jean-Jaurès», n°41, 2004
- 365 jours, journal contre le renoncement, Grasset, 2006
Son réseau
Economiste, universitaire, avocat d'affaires, poids lourd politique depuis deux décennies, directeur général du FMI... DSK s'est construit au fil des années un des réseaux les plus impressionnants dans les domaines politiques, économiques, industriels, médiatiques ou universitaires.
Son réseau privé
Le premier soutien de DSK est son épouse, la journaliste Anne Sinclair, ancienne présentatrice de l'émission politique «7 sur 7» sur TF1 de 1984 à 1997. Elle quittera l'antenne lorsque DSK sera nommé ministre de l'Economie dans le gouvernement Jospin. Aujourd'hui, le blog qu'elle tient depuis Washington est régulièrement interprété comme un porte-parolat indirect de DSK. C'est également elle qui est à l'origine du train de vie du couple (riad à Marrakech, appartement place des Vosges à Paris, maison à Washington). Elle prépare d'ailleurs un ouvrage biographique sur son grand-père Paul Rosenberg, un des galeristes d'art les plus avisés du 20e siècle, marchand de Picasso et Matisse, dont elle tient sa fortune.
Signalons, toujours du côté familial, le frère cadet de DSK, Marc-Olivier Strauss-Kahn, qui a été nommé en 2008 représentant aux Etats-Unis de la Banque de France auprès de la Réserve fédérale américaine à Washington.
Quatre personnes sont incontournables dans l'entourage direct de DSK, au point d'avoir été surnommés par la presse ses «quatre mousquetaires». Gilles Finchelstein, directeur général de la Fondation Jean-Jaurès, rattachée au PS, est le «monsieur idées» de DSK. Intellectuel, énarque, il a été conseiller politique de DSK lorsque celui-ci était ministre de l'Economie.
Du côté des relations publiques et des relations presse, deux proches sont décisifs: Anne Hommel, fidèle attachée de presse, et Ramzy Khiroun, conseiller médias. Les deux ont été dépêchés à Washington en 2008 pour gérer la crise au sein du FMI lorsque DSK a été accusé de favoritisme auprès d'une responsable du Fonds avec qui il avait eu une aventure. Ramzy Khiroun conseille également d'autres personnalités comme le chef d'entreprise Arnaud Lagardère et le joueur de tennis Richard Gasquet.
Finchelstein, Hommel et Khiroun suivent DSK depuis plusieurs années. Les trois ont rejoint l'agence de communication EuroRSCG, dont une filiale gère les relations publiques de DSK au FMI. Stéphane Fouks, un des piliers d'EuroRSCG, est le quatrième «mousquetaire». Publicitaire, homme de médias et de réseaux, Stéphane Fouks est un des plus puissants conseillers en communication en France. A eux quatre et avec Anne Sinclair, ils bâtissent le plan médias et l'image publique de DSK. En 2010, le livre d'un auteur mystère surnommé «Cassandre» avait tenté de discréditer le travail et de révéler les secrets de cette garde rapprochée.
En 1999, à l'occasion de ses démêlés judiciaires – il est mis en examen dans l'affaire de la Mnef – DSK prend comme conseil Jean Veil, avocat d'affaires parisien de renom et fils de Simone Veil. Il obtient un non-lieu. En 2003, il déclarera: «Si vous cherchez un avocat, il n’y en a qu’un: Jean Veil.»
Son réseau politique
Au sein du PS, DSK incarne la ligne sociale-démocrate capable de fédérer principalement d'anciens membres des courants rocardien et jospiniste. En 2003, il a cofondé avec Michel Rocard le club de réflexion «A gauche en Europe», puis a présidé avec le député parisien Jean-Christophe Cambadélis «Socialisme et démocratie», le courant social-démocrate du PS. Lors des primaires socialistes de 2006, il avait reçu le soutien de Michel Rocard, Lionel Jospin ou Robert Badinter.
Jean-Christophe Cambadélis, désormais à la direction du parti aux côtés du premier secrétaire Martine Aubry, reste le premier lieutenant politique de DSK au sein du PS. Autre membre de la direction qui le soutient, Christophe Borgel, conseiller régional de Seine-Saint-Denis, qui occupe le poste stratégique de secrétaire national en charge des fédérations et des élections.
Parmi les autres responsables et élus socialistes «strauss-kahniens», il faut citer également le député du Doubs Pierre Moscovici (qui a été son élève à l'ENA en 1986), le député parisien Jean-Marie Le Guen, le président du conseil régional d'Ile-de-France Jean-Paul Huchon, le maire de Sarcelles François Pupponi, le maire de Grenoble Michel Destot, le député du Finistère Jean-Jacques Urvoas...
Il a également reçu le soutien du député-maire d'Evry, Manuel Valls, candidat déclaré aux primaires socialistes pour 2012, qui estime que DSK est «le mieux armé». En 2011, Valls a même déclaré qu'il pourrait se retirer de la compétition si DSK venait à se déclarer candidat.
Son réseau industriel
En 1972, il rencontre au Centre de recherche économique sur l'épargne (Cerp) Denis Kessler, actuel président du groupe d'assurance Scor, qui devient un proche. Ancien vice-président du Medef, Denis Kessler a également été le président du cercle d'influence «Le Siècle» de 2008 à 2010.
En 1994, DSK a participé à la création du «Cercle de l'Industrie», cercle spécialisé dans la défense des intérêts industriels français à Bruxelles. Nommé vice-président aux côtés de Raymond Lévy, alors PDG de Renault, DSK y côtoie plusieurs grands patrons de l'industrie: Louis Schweitzer, ancien directeur de cabinet à Matignon de Laurent Fabius, ancien PDG de Renault, ancien président de la Halde, et président de la branche internationale du Medef; le chef d'entreprise Vincent Bolloré; Lindsay Owen-Jones, le PDG de L'Oréal; Maurice Lévy, le PDG de l'agence de communication Publicis... Le «strauss-kahnien» Pierre Moscovici est l'actuel vice-président du Cercle.
De 1994 à 1997, DSK a été avocat d'affaires. Il a conseillé plusieurs grandes entreprises françaises et tissé des liens avec leurs responsables. Parmi ses clients à l'époque, figuraient Alcatel et ses PDG successifs Pierre Suard et Serge Tchuruk; la Cogema et son président Jean Syrota; le cimentier Lafarge et son PDG Bertrand Collomb, l'institut Sofres et son président Pierre Weill; EDF et son directeur international Jean-Michel Fauve...
En 1998, Matthieu Pigasse est conseiller technique de DSK au ministère de l'Economie et des Finances. Enarque, directeur général délégué de la banque d'affaires Lazard, Matthieu Pigasse est aujourd'hui propriétaire du magazine «Les Inrockuptibles» et actionnaire principal – avec les hommes d'affaires Pierre Bergé et Xavier Niel – du quotidien «Le Monde». En 2009, Matthieu Pigasse a cosigné avec Gilles Finchelstein, un des proches de DSK, un essai sur la mondialisation, Le monde d'après, une crise sans précédent.
Son réseau d'experts
Olivier Ferrand, président du think thank Terra Nova, proche du PS, n'a jamais caché partager les idées du directeur général du FMI.
DSK est également soutenu par l'économiste Jean-Paul Fitoussi, président de l'Observatoire français des conjonctures économiques, par le sociologue Jean Viard et par Sebastian Roché, directeur de recherche en criminologie au CNRS et spécialiste des questions de sécurité.
Durant la campagne pour les primaires socialistes de 2006, DSK avait réuni à son QG parisien plusieurs experts, économistes ou universitaires. Parmi eux, Daniel Cohen, professeur d'économie à l'Ecole normale supérieure et spécialiste de la mondialisation; l'économiste Jean Pisani-Ferry, directeur du think thank «Bruegel» et président de la Fondation Supélec; des spécialistes de l'emploi comme le sociologue Eric Maurin et l'économiste Philippe Askenazy, membres du groupe de réflexion «La République des idées».
Son réseau culturel
Pour le philosophe Bernard-Henri Lévy, DSK est «le candidat idéal». Le directeur général du FMI a également reçu le soutien pour 2012 du chanteur Patrick Bruel et des romanciers Philippe Besson et Pascal Bruckner.



