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François Baroin
- Date de naissance:
21 juin 1965
- Lieu de naissance:
Paris (12e arrondissement)
- Situation familiale:
Divorcé de Valérie Broquisse, trois enfants (Jules, Constance et Louis). En couple avec Michèle Laroque
- Postes actuels:
- Maire de Troyes (depuis juin 1995)
- Président de la Communauté d’agglomération de Troyes (depuis mars 2001)
- Sites et blogs:
- Sa page officielle
- Son Facebook
- Son Twitter
Pourquoi il compte
Titulaire du portefeuille du Budget au sein du gouvernement Fillon de mars 2010 à la défaite de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle, François Baroin est chiraquien depuis son entrée en politique et symbolise donc l'ouverture progressive de la majorité UMP aux partisans de l'ex-président de la République, avec Bruno Le Maire et Alain Juppé.
Il n'oublie pas le «combat très dur» qui l'a opposé à Nicolas Sarkozy entre 1993 et 1995, mais il a pleinement intégré l'équipe de l'ancien président et est devenu un élément «incontournable» de la majorité UMP.
Au sein de l’UMP, il tente néanmoins d’avoir une vision large de la droite: «Moi je crois qu'il faut écouter ce que dit François Bayrou. Il ne faut pas l'insulter, si on veut attirer à nous les électeurs du MoDem qui, pour certains d'entre eux, ont une histoire avec l'UMP». Il a également souligné sa différence de point de vue concernant le débat sur la laïcité en mars 2011.
Son parcours
François Baroin est né à Paris le 21 juin 1965. Son père Michel Baroin était un haut fonctionnaire et homme d’affaires (patron de la GMF et de la Fnac), grand-maître du Grand Orient de France pendant deux ans.
Etudes et carrière professionnelle
Il fait ses études au collège Stanislas, au lycée Claude-Bernard et à l’Université Paris-X de Nanterre. Il sort diplômé d’un DESS de défense et d’un DESS en sciences de l’information à l’Institut supérieur de Gestion et d'un DEA en géopolitique. Sa sœur, Véronique, meurt en 1986 renversée par une voiture, à Paris. Son père mourra ensuite en 1987 dans un accident d’avion.
De 1987 à 1988, il est chargé de mission auprès d’Edgar Faure à la Mission du bicentenaire de la Révolution.
Il commence sa carrière en tant que journaliste et avocat. En 1988, il est remarqué par Jean-Pierre Elkabbach et devient journaliste au service économique et social puis politique d'Europe 1 jusqu’en 1992.
Parallèlement, il fait son entrée en politique grâce à Jacques Chirac, grand ami de son père, et devient tout d’abord conseiller municipal RPR de Nogent-sur-Seine, dans l’Aube, en 1989. Il déclarera plus tard: «Chirac pensait que j’avais les qualités pour faire de la politique». Il est ensuite élu à l’Assemblée nationale, dont il devient le plus jeune des députés en 1993.
Régulièement interrogé sur le métier de journaliste qu’il a abandonné, il répond qu'il a une réelle «passion» pour la politique. Ainsi il expliquait en décembre 2010: «On aime la politique pour avoir le pouvoir de faire.»
Les années Chirac
Sa vie politique connait un tournant quand il devient porte-parole de la campagne présidentielle de Jacques Chirac en 1995, avant d'être élu maire de Troyes dans la foulée. Il déclarait alors de Nicolas Sarkozy, qui occupait les mêmes fonctions que lui dans la campagne d'Edouard Balladur: «Nicolas est remarquable, mais il a une conception "dans une bulle" de la politique: tout pour et par le pouvoir. Ce n'est pas la mienne. Tout ne relève pas de la raison d'Etat ou du secret défense.»
Il exerce ensuite les fonctions de porte-parole du premier gouvernement d’Alain Juppé et de secrétaire d’Etat auprès du premier ministre. Suite à la défaite de la majorité aux élections législatives de 1997, il perd son poste de député et de porte-parole. Jacques Chirac le nomme alors chargé de mission à l’Elysée.
Les années UMP
Il récupère son mandat de député de la troisième circonscription de l’Aube aux législatives de 2002, où il recueille 62,98% des voix. La même année, il intègre l’UMP et en devient porte-parole puis secrétaire général délégué. Il devient aussi le conseiller politique de Nicolas Sarkozy, président du parti, et intègre le club Dialogue & Initiatives, duquel il fait toujours partie.
De 2002 à 2005, il est vice-président de l’Assemblée nationale. De juin 2005 à mars 2007, il occupe le poste de ministre de l’Outre-mer dans le gouvernement de Dominique de Villepin. De mars 2007 à mai 2007, il hérite brièvement du ministère de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire lorsque Nicolas Sarkozy se retire du gouvernement pour se consacrer à la campagne présidentielle, avant de céder sa place à Michèle Alliot-Marie le 18 mai 2007. Il est réélu député en juin 2007, puis maire de Troyes en mars 2008.
Les années Bercy
Suite au remaniement ministériel de mars 2010, il accède au poste de ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.
En septembre 2010, il prône, avec Bruno Le Maire, Jean-François Copé et Christian Jacob, dans une tribune, un changement de gouvernance afin de pouvoir viser la victoire en 2012.
Comme il le rappelle souvent, François Baroin est et reste chiraquien même s’il est maintenant proche de Nicolas Sarkozy. Il déclarait d’ailleurs en mai 2009: «Je ne suis pas sarkozyste par fidélité, je suis chiraquien, j'ai construit ma vie politique autour de Jacques Chirac». Cependant, il appartient de manière pleine et entière à la majorité présidentielle: «Chirac, bien sûr, a été d’une bienveillance et d’un conseil précieux pour exercer des responsabilités d’Etat. J’ai appris aussi de Juppé. Et j’apprends de Sarkozy».
Ses opinions
- Laïcité
«Au sein même de la majorité, on voit les radicaux prendre fermement position contre ces surenchères identitaires stériles qui ne font qu'agiter les électeurs sans pour autant faire progresser ni la République ni la démocratie.» (Le Monde, 28 mars 2011)
«Il faut certainement mettre un terme à tous ces débats. […] Il y a eu une confusion sur le terme débat. […] On peut avoir un débat sur les 35 heures, sur la TVA sociale, […] mais sur la laïcité […] on doit avoir une position». (Le Point, 31 mars 2011)
- Budget
«Nous avons un niveau de déficit qui est excessif en France comme dans tous les pays de l’Union européenne. Il ne faut pas avoir la mémoire courte d’un poisson rouge dans un bocal qui au bout de deux secondes a déjà tout oublié... Il y a eu une crise majeure en Europe et notre monnaie a été menacée. Nous devons trouver 40 milliards pour le budget de l’année prochaine.» (France Info, 8 avril 2010)
- Fiscalité
« La réforme [de la fiscalité] doit être acceptée par tous.» (Les Echos, 9 février 2011)
«Nous réfléchissons [à] l'assurance-vie en ciblant les plus hauts portefeuilles, supérieurs à 1,3 million d'euros, les dividendes, le prélèvement forfaitaire libératoire. En tout état de cause, les classes moyennes ne paieront pas pour les plus riches. [...] L'un [des scénarios, ndlr] est novateur et ambitieux, il supprime l'ISF et le remplace par un financement sur l'évolution du patrimoine. Le deuxième scénario est une transformation en profondeur, et révise les taux du barème d'imposition qui étaient devenus spoliateurs.» (Les Echos, 5 mars 2011)
Ses publications
- Chronique d’une différence, Editions n°1, 1998 (avec Julien Dray et Pierre Doncieux)
Son réseau
L'ancien président de la république Jacques Chirac était un ami très proche de son père, Michel Baroin. Ils avaient fait ensemble leurs études à Sciences Po. François Baroin est entré dans la politique grâce à Jacques Chirac et en est resté très proche.
Il fait partie du club Dialogue et initiatives, notamment composé de Jean-Pierre Raffarin, Dominique Bussereau, Jean-Claude Carle, Bernard Deflesselles, Marc Laffineur, Pierre Lequiller, Axel Poniatowski et Michel Barnier. Ce club a été créé en 1999 et a permis de poser les bases de l’union de la droite et du centre en préfigurant l’UEM (l’Union en mouvement) puis l’UMP afin de participer à la réélection de Jacques Chirac en 2002 puis à l’élection de Nicolas Sarkozy.
Au sein du conseil municipal de la ville de Troyes, il collabore avec Gérard Menuel, qui est son adjoint et également son suppléant à l'Assemblée nationale.



