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François Bayrou
- Date de naissance:
25 mai 1951
- Lieu de naissance:
Bordères (Pyrénées-Atlantiques)
- Situation familiale:
Marié (Elisabeth Perlant). Six enfants (Hélène, Marie, Dominique, Calixte, Agnès et André)
- Poste actuel:
- Président du Mouvement démocrate
- Député de la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques
- Sites et blogs:
- Son site
- Sa page Facebook
- Son Twitter
Pourquoi il compte
François Bayrou est le président du MoDem et candidat malheureux à l'élection présidentielle de 2012, où il se présentait aux suffrages des Français pour la fonction suprême pour la troisième fois. Il est arrivé quatrième au premier tour de l’élection de 2002, et troisième au premier tour de 2007, avec 18,5% des voix derrière les 26% de Ségolène Royal et les 31% de Nicolas Sarkozy.
Avec 9,13% des suffrages exprimés le 22 avril 2012, François Bayrou ne franchit pas le cap du premier tour, et voit son score le classer cinquième du scrutin. Si lui-même hésite encore à prendre parti pour le second tour, le caractère politique modéré de ses électeurs fera de leurs voix l'objet des convoitises des candidats restants jusqu'au 6 mai.
Son parcours
Né à Bordères, dans les Pyrénées-Atlantiques, François Bayrou est issu d’une famille d’agriculteurs.
A « 7-8 ans », il s’est mis à bégayer. «C’est un sentiment d’une telle injustice quand vous avez des flots de mots en éruption dans la tête et que vous ne pouvez les faire naître», confie-t-il lors de la sortie du film Le discours d’un Roi. Une maladie qu’il a appris à gérer.
Parti étudier à Bordeaux, il obtient son agrégation de lettres classiques en 1974, année où son père décède. Devenu professeur, il doit concilier cette vie avec celle à l’exploitation de son père où il aide sa mère. «En choisissant de ne pas laisser mourir l’activité de mon père, j’ai maintenu ce que j’aimais dans mon enfance», expliquait-il en 2006.
Engagé contre l’illettrisme
En 1974, François Bayrou adhère au Centre des démocrates sociaux (CDS) et milite également auprès de mouvements non-violents. Mais c’est en 1977 qu’il embrasse réellement une carrière politique en se présentant aux élections législatives de l’année suivante. Au culot. «En 1977, un blanc-bec est venu me trouver pour me proposer d’être son suppléant... Alors que j’étais de treize ans son aîné et que j’étais déjà conseiller général», raconte Pierre Menjucq, aujourd’hui vice-président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques, sur le site du Béarnais. Parallèlement, il collabore avec Pierre Méhaignerie et Alain Poher, pour lesquels il est chargé de mission, avant de devenir conseiller de Pierre Pflimlin.
Secrétaire national du Centre des démocrates sociaux de 1980 à 1986, François Bayrou devient député en 1986. Il sera systématiquement réélu, en 1988, 1993, 1997 et 2002. Un succès qu’il ne reproduit pas à la mairie de Pau où il échoue à plusieurs reprises, dont la dernière en 2008.
Engagé contre l’illettrisme, il est nommé en 1987 par Jacques Chirac, alors Premier ministre, président du Groupe permanent de lutte contre l’illettrisme. Une fonction dans laquelle il est reconduit en 1989 par Michel Rocard.
Au gouvernement
En 1993, François Bayrou entre dans le gouvernement d’Edouard Balladur. «Je suis devenu ministre, quatre années durant, de l’Éducation nationale: sans conteste le plus difficile, mais le plus beau ministère de la République», écrit-il sur son site. Il restera dans ce ministère jusqu’en 1997 et la victoire de la «Gauche plurielle», et ce malgré qu’il a apporté son soutien à Édouard Balladur face à Jacques Chirac.
A la tête de ce portefeuille, François Bayrou se fait, dans la période 1993-1995, surtout remarquer en voulant réformer la loi Falloux. Des manifestations importantes poussent le gouvernement à reculer.
Il conduit néanmoins une importante réforme du collège, y instaurant les langues vivantes, et du lycée, créant les filières S, L, ES, STT, STL et STI.
La conquête du centre
Jusqu’à son score surprise à l’élection présidentielle de 2007, François Bayrou n’a cessé de se positionner pour le leadership du centre. Figure montante du centrisme, tout juste élu député en 1986, François Bayrou soutient Raymond Barre à l’élection présidentielle de 1988. Suite à l’élection de François Mitterrand, il souhaite se lancer à son compte aux élections européennes mais finit par diriger la campagne de Simone Veil. De 1991 à 1994, il cumule vice-présidence du CDS et secrétariat général de l’Union pour la démocratie française (UDF) de Valéry Giscard d’Estaing.
En 1994, il est élu président du CDS avec pour objectif d’unifier centre-droit et centre-gauche. «François Bayrou cherche à réunir les «humanistes chrétiens» du CDS et les «autres humanistes» du centre: au congrès de Lyon l'année suivante, il fusionne le CDS avec le Parti social-démocrate présidé par André Santini.» De cette union nait Force Démocrate, dont Bayrou sera président de 1995 à 1998.
Et puis il y a la rupture de 1998 au sein de l’UDF. Le parti centriste se déchire lors des élections régionales. Cinq présidents de régions, membres du parti, sont élus avec les voix du Front national. Dans la foulée, le bureau politique leur demande de démissionner. «Président de Force démocrate et président du groupe UDF à l'Assemblée nationale, François Bayrou a décidé, lui, de ne pas attendre. Et lance une véritable OPA sur la confédération», écrit alors La Croix.
Bayrou prend la présidence de l’UDF opposé à Alain Madelin, président de Démocratie libérale (DL) qui soutient les présidents de régions élus grâce à l’extrême-droite. DL quitte alors l’UDF laissant le champ libre à Bayrou pour unifier les autres courants en un nouveau parti: la Nouvelle UDF. Fort de cette nouvelle position, il conduit la liste UDF aux européennes de 1999 –qui le fait entrer au Parlement européen– puis se présente à la présidentielle de 2002 où il recueille 6,84% des voix comme candidat de l’UDF.
De la nouvelle UDF au MoDem
Après le choc du 21 avril et la qualification pour le second tour de Jean-Marie Le Pen, Jacques Chirac souhaite faire évoluer son RPR vers nouveau parti d’union de la droite et du centre, l’UMP. DL et plusieurs barons de l’UDF décident de rejoindre ce nouveau parti chiraquien présidé par Alain Juppé. François Bayrou résiste et parvient à maintenir des groupes parlementaires UDF indépendants au Parlement.
Seul ministre UDF du gouvernement et favorable à une alliance avec l’UMP, Gilles de Robien est suspendu du parti en 2005.
A la suite de son bon score à l’élection présidentielle de 2007 où le «troisième homme» s’était positionné contre les partis traditionnels de droite et de gauche, François Bayrou, qui a avoué avoir voté blanc au second tour entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, crée le Modem. Il souhaite faire entrer ce nouveau parti dans l’opposition au président UMP. Nombre d’anciens UDF, dont son ancien lieutenant Hervé Morin, se distancient de lui et adhère à l’UMP au sein d’une nouvelle formation centriste, le Nouveau Centre.
Avec l’appui de l’UMP, le Nouveau Centre obtient un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale. Pas le Modem de François Bayrou qui voit son nombre d’élus diminuer à trois députés (sur 535 candidats). Pour autant, l’objectif présidentiel du Béarnais est intact.
Les présidentielles
Sa première tentative a donc eu lieu en 2002. Une campagne durant laquelle il se fait remarquer. D’abord en faisant un tour de France dans un bus écolo roulant au diesel de colza. Puis avec l’épisode dit de «la gifle». A Strasbourg, le 9 avril 2002, quelques jours avant le premier tour, alors qu’il visite un quartier sensible, François Bayrou gifle un jeune qui tentait de lui faire les poches.
Convaincu de son destin élyséen, sa quête se poursuit. En 2006, dans le Béarn, il annonce sa candidature à la magistrature suprême. «On ne peut plus continuer dans la guerre civile ridicule et sourde d’une moitié du pays contre l’autre (…) Nous n’avons plus le temps de nous invectiver, de défaire perpétuellement ce que les autres ont fait», déclare-t-il alors.
Parti derrière Jean-Marie Le Pen et se déclarant «rassembleur et impartial», François Bayrou est la surprise de la campagne, montant dans les sondages jusqu’à 24% d’intentions de vote. Un niveau qui lui permettait d’envisager une qualification pour le second tour. Seul problème, le «troisième homme» de la lutte présidentielle n’arrive pas à rallier de soutiens de poids. Ni à gauche, ni à droite. Les personnalités d’envergure de l’UDF prennent position en faveur de Nicolas Sarkozy : Gilles de Robien, Simone Veil, André Santini et même Valéry Giscard d’Estaing.
Au final, François Bayrou termine troisième avec 18,57% des voix au premier tour. Avec ce pécule, il tente de négocier un ralliement au second tour mais ne trouve écho ni chez Ségolène Royal, avec qui il débat entre les deux tours, ni chez Nicolas Sarkozy. Il confiera, en 2010, avoir voté blanc à ce second tour.
Dans le prolongement de son engagement et de ses deux premières candidatures à l’Elysée, François Bayrou n'a laissé aucun doute sur une éventuelle troisième campagne et a confirmé son engagement le 7 décembre 2011. Figure du centrisme, la non-candidature de Jean-Louis Borloo devrait lui être favorable.
Ses opinions
Economie
«Il n'y a qu'une stratégie de redressement des finances publiques. Cette stratégie, c'est d'augmenter les ressources fiscales de l'Etat et de baisser un certain nombre de dépenses publiques. (…)En ce qui concerne les ressources, je suis pour la création de deux nouvelles tranches de l'impôt sur le revenu: il faut relever à 45 % celle qui est actuellement à 41% et en créer une à 50 %.» Interview au Monde le 21 octobre 2011
«L'hémorragie de la production se lit dans les chiffres de notre commerce extérieur. De semaine en semaine, nous achetons à l'étranger toujours plus que nous ne vendons. Au rythme de 75 milliards par an: 75 mille millions d'euros qui s'en vont en douze mois. On comprend alors pourquoi le pouvoir d'achat tombe, pourquoi nous ne pouvons plus soutenir le contrat social et les services public.» Extrait de 2012, Etat d’urgence
Education
«Jamais depuis cent ans au moins l’école - ceux qui l’a font, ceux qui y sont - ne s’est sentie à ce point incomprise et rejetée. Méprisée... Les enseignants ont encaissé offense sur offense, traités de fainéants, d’absentéistes, d’incompétents. (...) Les parents aussi sont désorientés. A la recherche éperdue d’une école qui leur garantirait les choses les plus simples.» Extrait de 2012, Etat d’urgence
«Marre qu'il faille être à la fois Tarzan et Socrate pour faire cours. Aucun prétexte à ce scandale quotidien. Tout enseignant doit être respecté dans sa classe. Et ce qui doit le protéger, ce n'est ni un surveillant, un policier mais l'Education Nationale toute entière et le prestige rendu à sa mission.» Extrait de 2012, Etat d’urgence
Europe
«Il ne s’agit pas d’assouplir les accords de Schoengen mais plutôt de les renforcer. L’Europe est en dessous de tout, c’est peut être un peu dur ce que je dis, elle n’est pas à la hauteur. A cause des égoïsmes nationaux, des chefs d’Etat qui se poussent du col et de l’absence des institutions. Aujourd’hui l’Europe, c’est zéro, et cela fonctionne avec encore plus qu’avant dans une opacité totale.» Interview à Sud-Ouest le 29 avril 2011
Euro
«Avoir à payer en monnaie faible une dette libellée en monnaie forte, c'est le plus court chemin vers la misère.» Extrait de 2012, Etat d’urgence
A propos du Centre
«Le centre est en diaspora. Mais je crois que cette diaspora s'achève. Il y a des députés de la majorité actuelle qui dialoguent avec nous, tout comme des élus de centre gauche. Dans les familles divisées de cet ensemble au centre droit, la prise de conscience est en train de se faire qu'au fond il faudra choisir entre Nicolas Sarkozy et moi.» Interview au Monde le 21 octobre 2011
Immigration
«Il n’y a qu’une politique juste et efficace de lutte contre l’immigration, que nous devrions imposer à la communauté internationale et à l’Europe : c’est de garantir aux Africains qu’ils peuvent vivre convenablement en Afrique, de leur travail, comme des hommes debout.» Discours à Lille, le 12 décembre 2006
Medias
«J'ai un message pour ces grandes puissances médiatiques: vous n'êtes pas les patrons de la France. Il est clair que vous avez envie que le deuxième tour oppose Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal, que cela vous arrangerait pour le présent et pour l'avenir, que vous déroulerez le tapis rouge à vos deux favoris. Mais nous, Français, sommes un peuple de citoyens: nous ne cèderons pas à votre matraquage» Vœux à la presse, janvier 2007
Réforme des institutions
«Il faut en France une loi électorale juste. Cette loi électorale doit marier une part de scrutin majoritaire importante pour qu'il y ait une majorité et une partie de proportionnelle raisonnable pour qu'on puisse avoir la garantie que les grands courants du pays sont représentés. A l'élection présidentielle, j'ai réuni sept millions de suffrages, ces sept millions de suffrages ne sont pas représentés à l'Assemblée nationale. Ce n'est pas juste, tout le monde le voit bien, et je ne suis pas le seul dans ce cas-là.» Allocution dans la cour de l’Elysée en juillet 2007
Société
«L'homoparentalité existe, l'adoption homosexuelle existe (…) Le fait que deux personnes (…) élevant des enfants ensemble, les ayant adoptés ensemble, soient reconnues toutes les deux comme parents me paraît un droit logique et de bon sens.» Interview à Têtu, octobre 2011
A propos de Nicolas Sarkozy
«Il accordait à la réussite matérielle, au monde de l'argent, une importance ridicule. Il était fasciné par les cercles discrets où la puissance financière cherche à contrôler la puissance politique. Il multipliait les complaisances à leur égard (…) Aujourd'hui, ce n'est même plus Sarkozy la question. Ce que nous avons devant nous, c'est le chantier politique le plus impressionnant du siècle». Extrait de 2012, Etat d’urgence
Ses publications
- La Décennie des mal-appris, Flammarion, 1990
- Henri IV, le Roi libre, Flammarion, 1994
- Le Droit au sens, Flammarion, 1996
- Henri IV raconté par François Bayrou, Perrin jeunesse, 1998
- Ils portaient l'écharpe blanche : l'aventure des premiers réformés, des Guerres de religion à l'édit de Nantes, de la Révocation à la Révolution, Grasset, 1998
- Hors des sentiers battus : entretiens avec Sylvie Pierre-Brossolette, Hachette littératures, 1999
- Relève, Grasset, 2001
- Penser le changement (avec Luc Ferry), Atlantica, 2002
- Oui : Plaidoyer pour la Constitution européenne, Plon, 2005
- Au nom du Tiers-État, Hachette Littératures, 2006
- Projet d'Espoir, Plon, 2007
- Abus de pouvoir, Plon, 2009
- 2012 État d'urgence, Plon, 2011
Son réseau
Les fidèles du Modem
Aujourd’hui plus isolé qu’en 2007, François Bayrou s’appuie sur un groupe de fidèles réunis au sein du shadow cabinet du Modem. La plupart le suit depuis l’UDF. C’est le cas de Marielle de Sarnez, sa plus proche collaboratrice et vice-présidente du Modem, avec qui il entretient une «relation politique fusionnelle» depuis 1983. Elle l’a suivi au ministère de l’Education nationale et à l’UDF.
A leurs côtés, Jacqueline Gourault, centriste de longue date et sénatrice du Loir-et-Cher, est chargée de l’Education et de la formation des élus au sein du parti centriste ; Bernard Lehideux, ancien président du groupe centriste au conseil régional d’Ile-de-France, est le «conseiller de François Bayrou» ; Eric Azière, qui a collaboré avec François Bayrou au Centre des Démocrates Sociaux puis au ministère de l’Educaiton, est le «monsieur élections» du Modem.
Au sein de ce shadow cabinet, figurent des ralliés de fraîche date, qui n’ont pas suivi Bayrou dans sa conquête centriste mais l'ont rejoint aux alentours de 2007. Jean-Luc Bennahmias et Yann Wehrling sont des transfuges des Verts. Le premier, ancien secrétaire général des Verts de 1997 à 2001, est vice-président du Modem depuis juin 2008. Très écouté de François Bayrou, il participe, à travers son club Ecologie et Démocratie, aux relations entre le Modem et «toutes les formations se revendiquant de l’écologie politique en France et en Europe». Quant à Yann Werhling, ancien porte-parole des Verts dont il a été exclu en 2008, il est, depuis septembre 2010, porte-parole du parti.
Ses conseillers
Le principal conseiller de François Bayrou est l’ancien journaliste Philippe Lapousterle. Cet ancien de RMC a été aux côtés de François Bayrou pour ses précédentes campagnes présidentielles de 2002 et 2007.
Ancien président du Centre de Recherche pour l’Etude et l’Observation des conditions de vie (CREDOC), Robert Rochefort, entré en politique pour suivre François Bayrou, est le responsable du programme du parti centriste.
Le terroir
Attaché à son terroir, François Bayrou y a tissé des liens avec des élus qui l’ont suivi dans l’aventure du Modem. Dont Jean Lassalle, un de ses principaux lieutenants, député des Pyrénées-Atlantiques comme son ami de longue date. Il leur arrive de discuter en patois béarnais.
Bayrou et les centristes
De nombreux proches de François Bayrou sont aujourd’hui à l’UMP. Xavier Darcos, ancien ministre de l’Education nationale de Nicolas Sarkozy, a été, de 1993 à 1995 le directeur de cabinet de François Bayrou dans ce même ministère.
François Bayrou continue également à avoir des liens avec Pierre Méhaignerie, figure des centristes de l’UMP et mentor du Béarnais. De 1979 à 1981, le président du Modem était son chargé de mission au ministère de l’Agriculture. François Bayrou lui a succédé en 1994 à la tête des du Centre des Démocrates Sociaux (CDS). Aujourd’hui, Pierre Méhaignerie plaide pour un rapprochement du Modem avec la majorité présidentielle.
Comme Pierre Méhaignerie qu’il a connu au CDS, François Bayrou a croisé dans sa carrière centriste des membres de la majorité présidentielle actuelle, lui-même ayant été ministre d’Edouard Balladur et de Jacques Chirac. Au CDS d’abord puis à l’UDF, le député béarnais formait le centre notamment avec Claude Goasguen, aujourd’hui député UMP de Paris, Jean Arthuis, président de l’Alliance centriste et qui pourrait soutenir Bayrou en 2012, ou encore Philippe Douste-Blazy, ancien secrétaires général de l’UMP. Au sein de l’UDF, François Bayrou a également côtoyé Jean-Pierre Raffarin, Jean-Louis Borloo, Alain Madelin ou François Léotard.
Quant à Hervé Morin, candidat à l’élection de 2012 sous la bannière du Nouveau Centre, parti partenaire de l’UMP et rassemblant de nombreux anciens UDF, il a été le porte-parole de François Bayrou lors de sa campagne pour l’Elysée en 2002 puis président du groupe UDF à l’Assemblée nationale.
Le journaliste Jean-Marie Cavada, qui avait été l’un de ses plus fidèles soutiens lors de la campagne de 2007, l’a finalement lâché pour se présenter aux municipales de 2008 au nom de l’UMP.
Alain Lambert, ancien ministre du Budget de 2002 à 2004 et président du Conseil général de l'Orne, a rejoint la campagne présidentielle de François Bayrou à l'automne 2011.



