François Pérol
- Date de naissance:
6 novembre 1963
- Lieu de naissance:
Le Creusot (Saône-et-Loire)
- Situation familiale:
Six enfants
- Postes actuels:
- Président du directoire du groupe BPCE (Banques Populaires/Caisses d’Epargne)
- Président du Conseil d’Administration de Natixis
- Membre du conseil d’administration de CNP Assurances et de Paris Europlace
- Sites et blogs:
à compléter
[modifier] Pourquoi il compte
Il est directeur du groupe BPCE, deuxième banque française en terme de clients.
Il a été un des hommes de confiance de Nicolas Sarkozy dans sa marche vers l’Elysée puis à l’Elysée même où il était son secrétaire général adjoint de 2007 à 2009. Il était auparavant son conseiller lorsque Nicolas sarkozy était ministre de l’Economie et des Finances de mars à novembre 2004.
En pleine crise financière, il a mis en place un plan d’aide massif aux banques en 2008. Quelque mois après, il a fait l’objet de l’une des principales polémiques du quinquennat lorsqu’il est nommé à la tête du groupe bancaire BPCE, réunissant les Banques populaires et les Caisses d’épargne. Son arrivée faisait suite à une réunion de Nicolas Sarkozy avec les dirigeants des deux groupes.
L’arrivée de Pérol a été qualifée de «pantouflage» (parachutage dans une grande entreprise privée d’une personne ayant occupant une haute fonction publique). Cette polémique fut renforcée par le fait que, contrairement à ce que Nicolas Sarkozy avait lui-même affirmé, François Pérol n’a pas saisi la commission de déontologie pour qu’elle se prononce sur sa nomination et la possibilité d’un conflit d’intérêt.
François Pérol avait en effet été lié à Natixis (banque d’investissement du groupe BPCE) lorsqu’il était associé-gérant au sein de la banque Rotschild. Il avait conseillé Natexis et Ixis, banques d’investissements respectives des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne, pour assurer leur fusion en une seule entité, Natixis.
Il a ensuite supervisé la création de BPCE lorsqu’il était secrétaire général adjoint à l’Elysée avant de prendre la tête du groupe.
La Loi ne donne pas le pouvoir à la commission de déontologie de s’auto-saisir. La commission a elle-même estimé qu’elle aurait du être consultée mais n’a pas rendu d’appréciation sur la désignation de François Pérol à la tête de BPCE. Les membres de la commission ont envisagé une démission collective suite à cette affaire.
François Pérol est membre de l’UMP depuis 2004.
[modifier] Son parcours
François Pérol effectue ses études à HEC dont il sort diplômé en 1985. Il poursuit son parcours à Sciences-Po (diplômé en 1987 de la section service Public)[parcours 1] avant d’intégrer l’ENA de 1988 à 1990. Il sort major de la promotion Jean Monnet.
De 1990 à 1994, il est inspecteur général des Finances [parcours 2]. Il devient ensuite rapporteur puis secrétaire général du CIRI (Comité Interministériel de Restructuration Industrielle).
Il intègre ensuite le Trésor de 1996 à 1999 où il prend la direction du bureau des marchés financiers. De 1999 à 2001, il est secrétaire général du Club de Paris, organe informel composé de créanciers publics et chargé de trouver des solutions à l’endettement des pays en difficultés financières.
Il retourne au Trésor où il prend le poste de sous-directeur du financement et développement des entreprises jusqu’en 2002.
Il est ensuite nommé directeur du cabinet adjoint du ministre de l’Economie et des Finances Francis Mer, fonction qu’il poursuit lorsque Francis Mer est remplacé par Nicolas Sarkozy. Il est à l’origine du sauvetage de l’entreprise Alstom par l’Etat en 2004.
Il quitte ses fonctions en 2004 pour devenir associé-gérant de la Banque d’affaires Rothschild.
Il reste à ce poste jusqu’en 2007 quand Nicolas Sarkozy le nomme secrétaire général adjoint à l’Elysée. Il mettra notamment en place le vaste plan d’aide de 10,5 milliards d’euros aux grandes banques françaises avant de quitter l’Elysée pour devenir président du directoire de BPCE et la présidence du conseil d’administration de Natixis.
[modifier] Ses opinions
- Sur Claude Guéant:
«Un homme profondément humain, tout en étant très ferme.»
- Sur son encartement au sein de l’UMP:
«C'était cohérent,c'était le parti du futur président.»
Extrait d'un article de Challenges du 17 janvier 2008
- Sur sa nomination au poste de Secrétaire Général adjoint:
«Je me suis dit que c’était pas possible de dire non à partir du moment que j’ai beaucoup de l’estime, de l’admiration et une grande la fidélité pour le président de la République qui allait le devenir.»
- Sur sa nomination à la tête de BPCE:
«J’ai exercé auprès du président de la République une fonction de conseil c’était une fonction politique et non pas une fonction technique donc je considère qu’il n’y a pas de conflit d’intérêt.»
Entretien avec BFM Radio le 21 juillet 2010
- Sur sa nomination à la tête de BPCE et la non-saisie de la commission de déontologie:
«J’ai pris mes responsabilités et en conscience j’ai décidé que compte tenu de la situation d’urgence qui était celle de ces deux groupes [Banques Populaire et Caisses d’Epargne], de l’urgence qu’il y avait à désigner un homme neutre qui ne soit sais ni de l’un ni de l’autre groupe, je pouvais ne pas saisir cette commission.»
Audition par la commission des Finances de l’assemblée Nationale, vidéo de Challenges.fr
[modifier] Son réseau
En tant qu’ex-secrétaire général adjoint de Nicolas Sarkozy, il a noué de bonnes relations avec Claude Guéant, secrétaire général à l’Elysée, ainsi qu’avec l’ex-conseiller de Nicolas Sakozy aux affaires sociales, Raymond Soubie. Ce dernier était son voisin de pallier à l’Elysée. Il a eu des rapports plus tendus avec Henri Gaino, autre conseiller de Nicolas Sarkozy à l’Elysée.
A l’époque où il était lui-même conseiller de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Economie et des Finances, il se livrait à des imitations de politiques avec Stéphane Richard, l’actuel directeur général de France Télécom qui était alors directeur du cabinet de Christine Lagarde.
Il est également l’ami de Xavier Musca, autre secrétaire général adjoint de Nicolas Sarkozy. Les deux hommes se sont rencontrés lorsqu’ils travaillaient tous deux au Trésor. C’est d’ailleurs Xavier Musca qui lorsqu’il deviendra directeur du cabinet de Francis Mer choisira comme adjoint François Pérol. Tous deux poursuivront leurs fonctions lorsque Nicolas Sarkozy succédera à Francis Mer.
Martin Hirsch a été son camarade de promotion à l’ENA. Il dit de François Pérol qu’il n’est «pas frimeur, tout en étant sûr de lui». Le journaliste Emmanuel Chain a fréquenté avec lui les bancs de HEC, de même que l’écrivain Frédéric Beigbeder à Sciences Po.[reseau 1]
Sur sa liste d’amis figure Alexandre Bompard, ex-PDG d’Europe1 et directeur de la Fnac. «C'est un homme de challenges qui sait prendre des risques, comme il l'a prouvé à de nombreuses reprises», a-t-il déclaré à son sujet.
Son sauvetage d’Alstom a été apprécié par Patrick Kron, PDG d’Alstom.
Il compte parmi ses hommes de confiance à BPCE Yves Messarovitch, directeur de la communication de BPCE et ex-directeur du Figaro Economie, ainsi que Jean-Luc Vergne, DRH de BPCE et ex-DRH de PSA Peugeot Citroën.
- ↑ Annuaire des anciens élèves de SciencesPo


