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File: Henri Emmanuelli

Photo: Un monde d'avance national

Henri Emmanuelli


  • Date de naissance:

31 mai 1945


  • Lieu de naissance:

Eaux-Bonnes (Pyrénées-Atlantique)


  • Situation familiale:

Marié. Deux enfants


  • Poste actuel:
    • Député des Landes
    • Président du conseil général des Landes


Pourquoi il compte

Henri Emmanuelli représente l’aile gauche du Parti Socialiste. En tant que président du Conseil Général des Landes il a par exemple repris en main la gestion de l’eau qui partout ailleurs est gérée par Veolia, une entreprise privée.

C’est aussi un des plus anciens au PS. Il a commencé à militer à la Convention des Institutions Républicaines (CIR) à la tête de laquelle François Mitterrand conquis le PS en 1971.

Il n’est pas favorable au système des primaires qu’il assimile à un concours «Star Academy». Pour lui, c’est au chef du parti se présenter devant les Français pour la présidentielle, c’est pourquoi il souhaite que Martine Aubry se porte candidate. Même s’il considère Dominique Strauss-Kahn comme un ami, il dit ne pas partager ses idées et ne souhaite pas sa candidature.[1]

  1. «La gauche du PS hausse le ton contre DSK», Le Figaro, 18 février 2011

Son parcours

Henri Emmanuelli est issu d’un milieu populaire. Après le lycée, il monte à Paris et intègre Sciences Po. Il y obtient un diplôme mention Service Public en 1967, dans la même promotion que Jacques Attali.

En 1969, il intègre la banque d’affaire Rothschild. Il la quittera en 1978 pour se consacrer entièrement à sa carrière politique. Il commence par militer au sein de la Convention pour les Institutions Républicaines (CIR). Ll adhère au Parti Socialiste en 1971. Autour de 1975, il intègre la Grande Loge de France mais n’y restera pas longtemps.

Son premier combat politique, il le mène en Lot-et-Garonne pour les législatives de 1973 mais il ne parvient pas à se faire élire. Il se représente cinq ans plus tard dans les Landes avec succès cette fois-ci. En 1981, avec l’élection de François Mitterrand, il intègre le gouvernement comme secrétaire d’Etat chargé des Départements et Territoires d’Outre-mer. En 1983, il est nommé secrétaire d’Etat chargé du budget, poste qu’il occupe jusqu’en 1986.

Il se présente à nouveau dans les Landes, où il préside le conseil général depuis 1982, pour les législatives de 1986. Il est réélu. En 1992, il est élu président de l’Assemblée nationale, un poste qu’il n’occupera qu’un an puisque la gauche perd les élections législatives de 1993. Il reste malgré tout député.

En 1994, il devient premier secrétaire. En 1995, des primaires réservées au militant sont organisées pour désigner le candidat à la présidentielle. Il se lance dans la course face à Lionel Jospin mais est battu (il recueille 35% des voix). Il quitte ensuite son poste de premier secrétaire.

En 1997, avec le retour de la gauche au pouvoir, il hérite de la présidence de la commission des Finances à l’Assemblée nationale. Il y reste très peu de temps car dès décembre, il est condamné par la justice à 18 mois de prison avec sursis et 2 ans de privation de droit civique dans le cadre de l’affaire Urba. Il démissionne alors de tous ses mandats (député et présidence du conseil général des Landes). En tant que trésorier du PS, il avait été mis en examen en 1992 pour complicité de trafic d’influence et était responsable d’un système de commissions illégales pour l’attribution des marchés publics qui finissaient dans la caisse du Parti Socialiste. Lors de sa condamnation il déclare : «La privation des droits civiques est vécue par moi comme une marque d’infamie.»[1]

En 1998, il est à nouveau inquiété par la justice dans l’affaire Destrade et est soupçonné de financement illégal de parti politique. Cette fois-ci, il bénéficiera d'un non-lieu en 2004.

En 2000, il entre dans l’opposition interne au Parti Socialiste lors du congrès de Grenoble. En 2005, il milite pour le non au Traité Constitutionnel Européen aux côtés de Laurent Fabius. La même année, au congrès du Mans, il présente une motion avec Gérard Filoche et son courant, Alternative socialiste. Il finira par se rallier au Nouveau Parti Socialiste de Vincent Peillon, Benoit Hamon et Arnaud Montebourg.

  1. «Henri Emmanuelli, 53 ans, abattu par les affaires, se soigne en lançant un nouveau quotidien», Libération du 17 novembre 1998.

Ses opinions

  • Parti spolitiques

Dominique Strauss-Kahn

«Je verrais bien Dominique Strauss-Kahn président de la banque centrale européenne.»


Parti Socialiste:

«Aux yeux de l’opinion publique un certains nombre de socialistes ont partagé les dogmes du néo libéralisme.»

«On assiste à une espèce de concours où tous ceux qui veulent être ministre se sentent obliger de se porter candidat à la primaire à la présidentielle.»

Sur le gouvernement Jospin

«A part les emploi jeunes, le programme du Parti Socialiste c’est moi, il est encore sur mon Mac à la maison.»

«Il plaît pas mal à l'électorat de droite mais il déplaît à une partie de l'électorat de gauche. Or pour être élu, il faut d'abord rassembler tout son camp. De ce point de vue-là, il n'est pas le mieux placé.»

  • Retraites

«Moi je pense que 60 ans comme âge légal de départ à la retraite est une conquête sociale majeure.»

«Je vois que quand on doit sauver les banques on trouve 20 milliards d’euros sans problèmes. Je ne vois pas pourquoi quand on a besoin de 10 milliards d’euros pour les retraites ça deviendrait une catastrophe nationale.»



Sources: LCI, RTL, Mediapart

Ses publications

  • Plaidoyer pour l’Europe, Flammarion, 1992
  • Citadelles interdites, Ramsay, 2000

Son réseau

A ses débuts au Parti Socialiste, Henri Emmanuelli est un fidèle de François Mitterrand. Il va construire sa carrière politique avec l’appui du Président de la République. Lors du congrès de Reims en 1990, il va contribuer à empêcher l’élection de Laurent Fabius à la tête du Parti Socialiste en soutenant la motion de Lionel Jospin et Pierre Mauroy.

Cependant, il se réconciliera avec lui en 1994 pour favoriser son élection à la tête du parti socialiste. Laurent Fabius le soutiendra d’ailleurs au moment des primaires internes au PS pour la présidentielle de 1995.

Aujourd’hui, il est proche de la gauche du Parti Socialiste et notamment de Benoit Hamon. Ce dernier dit d’ailleurs de lui: «J'entretiens avec lui une relation de très grande confiance. J'écoute ses conseils. A Reims, il m'a évité de commettre des erreurs.» C’est également un très bon ami de Laurent Gbagbo qu’il soutient actuellement.

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