Hervé Morin
- Date de naissance:
17 août 1961
- Lieu de naissance:
Pont-Audemer (Eure)
- Situation familiale:
à compléter
- Postes actuels:
- Député de l'Eure
- Président du Nouveau Centre depuis 2008
- Conseiller général de Haute-Normandie depuis 2011
- Co-président de l'Alliance Républicaine Ecologiste et Sociale (Ares)
- Maire d'Epaignes
- Sites et blogs:
- Son site
- Sa fiche de député
- Son Twitter
[modifier] Pourquoi il compte
Président du Nouveau Centre et co-président de l'Alliance Républicaine Ecologiste et Sociale (Ares), Hervé Morin s'était déclaré candidat à l'élection présidentielle de 2012 le 27 novembre 2011, voulant porter la voix du centre face à son ancien mentor, lui-même candidat à l'Elysée, François Bayrou. Au lendemain de la confirmation de la candidature de Nicolas Sarkozy, Hervé Morin annonce dans Le Figaro Magazine qu'il retire de la course à l’Élysée.
Ancien ministre de la Défense de Nicolas Sarkozy, il avait quitté le gouvernement en novembre 2010 dénonçant un remaniement qui mettait, selon lui, en place «une équipe de campagne électorale UMP».
[modifier] Son parcours
Né en 1961 dans l’Eure, Hervé Morin est d’abord un élève rebelle. Surtout au lycée où il redouble seconde et première, puis se fait exclure du lycée public de Deauville avant de connaître la même mésaventure dans un lycée privé de Caen.
Rattrapé par le goût familial pour la chose publique (ses grand-pères étaient maires et mendésistes et son père gaulliste militant), il fait des études de droit et Sciences-po Paris pour devenir à 25 ans administrateur de l’Assemblée nationale (1987-1993). A partir de 1989, il enseigne parallèlement à l’université Paris V-René Descartes.
En 1993, alors qu’il est conseiller municipal et conseiller général de l’Eure, Hervé Morin devient conseiller technique, chargé des relations avec le Parlement, au cabinet du ministre de la Défense, François Léotard.
Après la victoire de Jacques Chirac à l’élection présidentielle de 1995, il devient maire d’Epaignes et poursuit sa mission auprès de François Léotard à l’UDF, comme chargé de mission.
Quand en 1998, Ladislas Poniatowski quitte son siège de député pour entrer au Sénat, c’est Morin qu’il choisit et adoube dans sa circonscription de l’Eure où ce dernier sera réélu en 2002 puis en 2007. De 2002 à 2007, il sera président du groupe parlementaire UDF à l’Assemblée nationale.
Délégué général de l’UDF chargé du projet en 2000, Hervé Morin est, en 2002, porte-parole de la campagne de François Bayrou, un modèle pour lui avec qui il partage la même passion pour les chevaux. «Avec le député des Pyrénées-Atlantiques, le député de l'Eure partageait plus qu'un parti, une passion dévorante pour les chevaux de course. C'est à l'éleveur Bayrou que le turfiste Morin doit d'avoir rencontré son entraîneur, monté son écurie (il a onze chevaux en copropriété) et déniché le champion (Literato) qui fait aujourd'hui sa fortune. Les deux hommes ont même eu un canasson en commun», écrivait Libération en 2007, après que Morin a rejoint la sarkozie.
Il choisit en effet de rallier Nicolas Sarkozy après le premier tour de l’élection présidentielle de 2007. Les députés UDF qui ont soutenu Sarkozy le suivent dans un nouveau parti: le Nouveau Centre (NC). Une réaction à la création du Modem par François Bayrou. Le NC s’assume comme allié de l’UMP et récolte suffisamment de députés aux législatives de 2007 pour disposer d’un groupe parlementaire.
Morin pourtant affirme n’avoir pas abandonné François Bayrou. «Non, je refuse, je refuse qu'on dise que je lâche François Bayrou! C'est insupportable que soit présentée ainsi une modification stratégique des accords qu'avait l'UDF depuis 40 ans, depuis le début de la Ve République. François Bayrou était président de l'UDF, le parti du centre-droit qui passait un accord avec la droite», a-t-il justifié en aout 2011 sur iTélé.
Ce ralliement à Nicolas Sarkozy lui ouvre néanmoins les portes du ministère de la Défense qu’il dirigera de mai 2007 à novembre 2010. Son éviction du gouvernement lui a ouvert une perspective présidentielle, redoublée par l’abandon de Jean-Louis Borloo. Et c’est chez lui, au pied du pont de Normandie, qu’Hervé Morin a annoncé, le dimanche 27 novembre 2011, sa candidature à la magistrature suprême.
Au lendemain de la confirmation de la candidature de Nicolas Sarkozy, Hervé Morin annonce dans Le Figaro Magazine qu'il retire sa candidature.
[modifier] Ses opinions
- Défense
«Je crois qu'il est non seulement possible, mais surtout souhaitable de développer des projets avec l'Allemagne comme avec l'Angleterre qui sont des partenaires incontournables en Europe. Les Européens doivent encourager les regroupements industriels ; il nous faut au niveau européen encourager les regroupements industriels, les co-entreprises et les échanges technologiques pour préserver notre base industrielle et technologique de défense. Il nous faut aussi réfléchir aux complémentarités européennes : quelles sont les compétences et les technologies que nous voulons conserver au niveau national, celles que nous sommes prêts à mettre en commun et celles sur lesquelles nous sommes prêts à nous mettre en situation d'interdépendance.» Interview à la Tribune en juin 2010
- Sur la présidentielle
«Il y a eu le contexte lié à la candidature ou non de Jean-Louis Borloo au nom de l'alliance. Il était mieux placé que moi pour la revendiquer. Aujourd'hui, je prends le risque d'affronter le suffrage universel. Je suis conscient que cela peut être très violent. Mais c'est la preuve qu'on est en vie et que nous sommes capables de mettre en avant la crédibilité de nos propositions.» Interview à la Provence
- Économie
«Nous devons la vérité aux Français. Il faut absolument redresser les comptes publics, sous peine de perdre notre souveraineté. Nous devons prendre des mesures efficaces, et justes : une hausse des impôts, nécessaire, ne sera supportée par les Français que si, parallèlement, l’Etat baisse ses dépenses. (…) Je me réjouis que le gouvernement ait écouté le Nouveau Centre sur le prélèvement supplémentaire au-delà de 250.000 euros. Ce n’est plus un prélèvement exceptionnel, et il va conduire, de facto, à l’instauration d’une nouvelle tranche d’IRPP à 45%. En revanche, il faut accentuer la chasse aux niches fiscales et sociales non pertinentes.» Interview à la Tribune
«On peut très facilement trouver 15 à 20 milliards de recettes supplémentaires. Je propose par exemple d’instaurer un taux plancher de l’impôt sur les sociétés à 15%, pour que les entreprises du CAC 40 qui en payent deux fois moins en jouant sur les niches fiscales soient mises à contribution (8 milliards d’euros). Je suggère aussi de plafonner la déductibilité des intérêts d’emprunt pour les entreprises (3 milliards d’euros), de modifier la « niche » Copé (2 milliards), de raboter enfin les niches fiscales, hors emplois familiaux (4 milliards).» Interview au Parisien, en décembre 2011
- Emploi
«Outre la baisse nécessaire des cotisations sociales, il faut développer une politique très incitative en faveur des PME pour faire émerger des secteurs à haute valeur ajoutée. Cela implique par exemple d’amplifier les déductions fiscales pour les personnes qui investissent en fonds propres dans des PME à haute technologie, ou de baisser de 33,3% à 15% le taux d’impôt sur les sociétés des PME qui investissent. Le droit du travail doit également être simplifié, car sa complexité conduit à une précarisation des salariés. 80% des déclarations d’embauche sont des CDD de moins d’un mois, c’est le symbole de l’échec du système ! Je propose d’instaurer un contrat de travail unique, avec des conditions de licenciement plus souples, et une meilleure protection du salarié. Quant à la duré du temps de travail, je veux en finir avec les 35 heures légales. La loi doit fixer un ordre public social, c’est ensuite aux accords de branche de déterminer la durée conventionnelle du travail.» Interview à la Tribune
- Europe
«Le bateau prend l’eau. Il est urgent d’agir. Il ne suffit pas d’enchaîner les sommets et les rencontres franco-allemandes tous les quinze jours en annonçant à chaque fois que l’on a sauvé l’Europe pour remettre les choses en ordre. Il faut envoyer un message clair à ceux qui nous prêtent de l’argent chaque jour, sur l’assainissement réel et durable de nos finances publiques, et cesser de se contenter de rustines inefficaces ou incohérentes (...) Il faut aller vers plus de fédéralisme économique avec une véritable harmonisation fiscale et un socle social minimum. Il faut également permettre à l’Europe d’emprunter pour financer de grands investissements.» Interview au Parisien, en décembre 2011
[modifier] Ses publications
- Arrêtez de mépriser les Français ! Pour une société de la reconnaissance., Flammarion, 2011
- Pour une défense forte, Pascal Galodé, 2009
[modifier] Son réseau
Ancien lieutenant de François Bayrou en 2002 –il fut alors le porte-parole du candidat lors de la campagne présidentielle-, et en 2007, Hervé Morin a coupé les ponts avec son ancien mentor. Pour l’élection présidentielle de 2012, les deux candidats souhaitent incarner le centre.
Suivi par une majeure partie de l’UDF –dont André Santini, Yves Lachaud, François Sauvadet ou Charles de Courson- quand il a fondé le Nouveau Centre en réaction à la création du Modem, Hervé Morin n’a pourtant pas reçu le soutien entier de son parti dans sa course à Élysée. Parmi les frondeurs, Jean-Christophe Lagarde, le président exécutif du NC, François Sauvadet, le ministre de la fonction publique, ou encore Maurice Leroy, le ministre de la Ville.
Soutenu par 17 parlementaires centristes, il peut également compter sur l’appui de Jean-Marie Cavada qui, avec Hervé Maurey, sénateur de l’Eure, forment sa garde rapprochée.
Dans son entourage figure également l’avocat et ancien conseiller de Jacques Chirac Francis Szpiner, qui l’a rejoint en 2010. Il voit en Morin un homme «courageux. Sans compter une certaine authenticité».
Partisan de la réunification de la Normandie, il œuvre «au sein de l'Association pour la Réunification de la Haute-Normandie et de la Basse-Normandie, qu’il préside depuis 1999.» En 1999, avec d’autres députés normands, il dépose une proposition de loi «tendant à la réunification de la Normandie». Parmi les signataires aux côtés de Morin, on retrouve Jean-Louis Debré, Pierre Albertini, Yves Deniaud, Patrick Herr, Claude Gatignol, Jean-Claude Lenoir et Alain Tourret.



