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Jack Lang

Photo: Site de l'Assemblée Nationale

Jack Lang


  • Date de naissance:

2 septembre 1939


  • Lieu de naissance:

Mirecourt (Vosges)


  • Poste actuel:
    • Député de la 6e circonscription du Pas-de-Calais


  • Situation familiale:

Marié (Monique Buczynski). Père de la comédienne Valérie Lang


Pourquoi il compte

Jack Lang est une figure historique et populaire du Parti socialiste depuis plus de 30 ans. Il a occupé le poste de ministre de la Culture pendant plus de 10 ans sous la présidence de François Mitterrand. Pendant la campagne électorale de 2007, Jack Lang soutient la candidate socialiste Ségolène Royal. Depuis la défaite socialiste à la présidentielle de 2007, Jack Lang s’éloigne des autorités du parti. Ses rapports avec le président Nicolas Sarkozy ont été beaucoup commentés.

Après avoir refusé de se soumettre au vote des militants en décembre 2011 pour obtenir l'investiture socialiste dans le Pas-de-Calais, l'ex-ministre, comme le révélait Slate.fr le 6 janvier 2012, sera finalement candidat dans la deuxième circonscription des Vosges, celle de Saint-Dié. Une sorte de retour aux sources pour lui, né en 1939 dans le département, à Mirecourt.

Son parcours

Jack Lang est né dans en 1939 dans les Vosges. Il fait ses études à l’Institut d'études politiques de Paris en 1961 et à l’école de droit de Nancy. Il est professeur agrégé de droit public. Avec sa femme Monique, il crée et préside le festival de théâtre de Nancy de 1963 à 1977. Il adhère au Parti socialiste en 1977 après une brève période du travail dans le gouvernement de Georges Pompidou, comme directeur du théâtre de Chaillot (de 1972 au 1974). En 1981, après l'élection de François Mitterrand, il est nommé ministre de la Culture.

Il a aussi occupé la position de député européen de 1994 à 1997.

De 1989 à 2000, il est maire de Blois.

Ministre de la Culture

Il a occupé le poste de ministre de la Culture pendant plus de 10 ans, de 1981 à 1986 puis de 1988 à 1993. Pendant son mandat, le budget explose, passant de 2,6 milliards de francs en 1981 à 13,8 milliards en 1993. C’est pendant ces années qu’ont eu lieu les Grands Travaux (Arche de la Défense, Opéra Bastille, Grand Louvre, Bibliothèque Nationale, etc.) et aussi la création et la rénovation de plusieurs institutions comme l'École nationale du Patrimoine, Institut des hautes études cinématographiques, les deux Conservatoires nationaux supérieurs de musique (Paris et Lyon), l'École du Louvre, etc. Il lance la Fête de la Musique en 1982. En 1981, il soutient une loi relative au prix du livre, la loi Lang qui instaura un prix unique du livre en France.

Education nationale

De 2000 à 2002, il est ministre de l'Education nationale. Pendant son mandat, il crée la Commission sur le racisme et le négationnisme à l'université Jean-Moulin Lyon III. Il également lancé une campagne de recrutement des enseignants.

En 2006, il envisage d’être candidat à la primaire du Parti socialiste pour la présidentielle de 2007 mais finalement se retire et soutient Ségolène Royal.

Depuis 2010 il est conseiller spécial des Nations unies sur les questions juridiques liées à la piraterie au large de la Somalie.

Député de la 6e circonscription du Pas-de-Calais depuis le 19 juin 2002, s'il a posé des questions au gouvernement, il n'a déposé aucune proposition de loi au cours de son dernier mandat.

L'investiture pour 2012

Les investitures PS pour les législatives 2012 auront été difficiles pour Jack Lang. En décembre 2011, l'ancien ministre ne s’était pas présenté au vote des militants pour l’investiture dans sa circonscription actuelle, la 6e du Pas-de-Calais, dont les contours ont été modifiés par le redécoupage électoral de 2009, qui a supprimé deux circonscriptions dans le département. C’est Brigitte Bourguignon, l’adjointe au maire de Boulogne-sur-Mer, qui était sortie victorieuse de la primaire. La possibilité d'une candidature dans un autre département avait alors été évoquée. Au lendemain de Noël, Jack Lang avait expliqué sur RTL qu’il annoncerait «en janvier» le lieu de sa candidature et avait affirmé avoir été sollicité «par trois départements».

L’ancien ministre a déjà été député du Loir-et-Cher pendant six ans (1986-1988, 1993, 1997-2000) avant d’être parachuté dans le Pas-de-Calais en 2002 après sa défaite aux municipales à Blois.

Comme le révélait Slate.fr le 6 janvier 2012, Jack Lang sera finalement candidat dans la deuxième circonscription des Vosges, celle de Saint-Dié.

Il est également président de l'Association pour le développement du Centre Pompidou.

Ses opinions

Ses publications

  • L'État et le théâtre, 1968, LGDJ bibliothèque de droit public
  • Le plateau continental de la mer du Nord : Arrêt de la Cour Internationale de Justice, février 1969 LGDJ bibliothèque de droit international
  • Éclats (avec Jean-Denis Bredin), éditions Jean-Claude Simoën, 1978
  • Demain, les femmes, août 1995
  • Lettre à André Malraux, Éditions no 1, novembre 1996
  • François Ier, Perrin, octobre 1997
  • Les araignées, Pocket, 2000
  • La politique, d'où ça vient ? L'origine de l'État, Les fondements de la République, La genèse de l'impôt (avec Odon Vallet et Gaëtan de Séguin des Hons),Flammarion, août 2000
  • Qu'apprend-on au collège ? Pour comprendre ce que nos enfants apprennent (avec Claire Bretécher), XO éditions, janvier 2002
  • Anna au muséum, Hachette Jeunesse, avril 2002
  • Laurent le Magnifique, Perrin, août 2002
  • Une école élitaire pour tous, Gallimard, septembre 2003
  • Un nouveau régime politique pour la France, Odile Jacob, août 2004
  • Nelson Mandela : Leçon de vie pour l'avenir, Perrin, janvier 2005
  • Changer: livre programme pour 2007, Plon, 1er septembre 2005
  • Immigration positive, Jack Lang et Herve Le Bras, Paris, Odile Jacob, 2006
  • Faire la révolution fiscale, Plon, 2006
  • Demain comme hier, avec Jean-Michel Helvig, Fayard, 2009
  • La bataille du Grand Louvre, éditions Réunions des Musées Nationaux, 2010

Son réseau

Jack Lang, éléphant du Parti socialiste, a été dès le début de sa vie politique très proche du François Mitterrand et sa famille.

Sa femme Monique est une personne essentielle pour comprendre la vie de Lang. «Elle est pour lui un puissant moteur auxiliaire, assure un ancien du ministère de la Culture, elle l'anime, le pousse en permanence.»[1]

Sa fille Valérie Lang, comédienne, a été investie par le MoDem comme suppléante de Jean-Louis Ragot, dans la troisième circonscription des Hauts-de-Seine pour les élections de 2007. Si elle n’a pas décidé d’adhérer au parti de son père, Valérie Lang a défendu les sans-papiers (comme les expulsés du squat de Cachan) comme l’a fait Jack Lang. L’ancien ministre a soutenu ouvertement le Réseau éducation sans frontière (RESF) qui défend les écoliers sans papiers et évite leur expulsion.

Pendant les dernières années, Jack Lang a souvent changé de position vis-à-vis des autres figures de son parti. Il est conseiller spécial auprès de Ségolène Royal, candidate du Parti socialiste à l'élection présidentielle de mai 2007. Apres sa défaite, Jack Lang, s’éloigne de Royal. Pendant le congrès de Reims du 2008, il se rapproche de Martine Aubry et soutient son élection comme première secrétaire, et s'oppose la candidature de Ségolène Royal.

Ces changements l’amènent au delà du Parti socialiste et Jack Lang accepte de faire partie du Comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et rééquilibrage des institutions. Un projet lancé en 2007 par Nicolas Sarkozy pour proposer une réforme des institutions. Le magazine L'Express définit Jack Lang comme un «caméléon politique».

  1. «Le bel au Blois dormant», Libération, 16 février 1999

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