Jacques Chirac
- Date de naissance:
29 novembre 1932
- Lieu de naissance:
Paris (5e)
- Situation familiale:
- Marié (Bernadette Chodron de Courcel depuis 1956). Deux enfants (Laurence et Claude)
- Postes actuels:
- Membre de droit du Conseil Constitutionnel
- Fondation Chirac
- Sites et blogs:
à compléter
Pourquoi il compte
Ancien député, maire de Paris, fondateur de deux partis politiques, deux fois Premier ministre et président de la République de 1997 à 2007, Jacques Chirac est retraité de la vie politique depuis son départ de l’Elysée. Aujourd’hui une personnalité appréciée des Français, il continue d’influencer les milieux politiques.
Relaxé dans le procès des emplois présumés fictifs de la mairie de Paris –procès auquel il n’a pu assister, souffrant d’anosognosie–, il est accusé par son ancien monsieur Afrique, Robert Bourgi, d’avoir reçu des valises d’argent en provenance de chef d’Etat africains. Il a été par ailleurs mis en cause par François Léotard dans [www.slate.fr/story/30801/10-questions-sur-laffaire-karachi l’affaire Karachi].
Dans la seconde partie de ses mémoires, publiée en juin 2011, il règle ses comptes avec Nicolas Sarkozy. Parallèlement, il déclare qu’il votera pour François Hollande. Une sortie qui sera ensuite justifiée par ses proches comme étant de «l’humour corrézien».
Son parcours
Jacques Chirac passe son enfance en Corrèze avant de rejoindre Paris. Il fait une partie de ses études à Louis-le-Grand. Il est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, (promotion 1954) et de la Summer school de l’université de Harvard. Jacques Chirac entre ensuite à l’école nationale d’administration, l’Ena (promotion Vauban, 1957-1959).
Il commence sa carrière politique dans les années 1960 auprès de Georges Pompidou qui l’envoie en Corrèze où il est élu pour la première fois en 1967. Il entre ensuite au gouvernement et se voit notamment confier le portefeuille de l’Agriculture et du développement rural. En 1974, il devient Premier Ministre de Valéry Giscard d’Estaing. Il retrouve son poste de Premier Ministre, sous François Mitterrand, lors de la première cohabitation (1986-1988).
Jacques Chirac conquiert la mairie de Paris en 1977. Il occupe la fonction de maire de Paris, qui n’existait plus depuis 105 ans, jusqu’en 1995. Il est réélu en 1983, 1989 et démissionne en mai 1995.
Jacques Chirac est élu président de la République le 7 mai 1995. Il bat Lionel Jospin au second tour après avoir éliminé son rival Edouard Balladur (UDF) au premier. Il nomme Alain Juppé comme Premier Ministre. Celui-ci exerce ses fonctions pendant deux ans. En 1997, Jacques Chirac décide de dissoudre l’Assemblée Nationale, sur les conseils du secrétaire général de l’Elysée, Dominique de Villepin[1]. La «gauche plurielle» menée par Lionel Jospin remporte ces élections législatives anticipées et ce dernier est nommé Premier Ministre par le président.
Le second tour de l’élection présidentielle de 2002 oppose, à la surprise générale, Jean-Marie Le Pen à Jacques Chirac qui fonde entre les deux tours l’Union pour la Majorité Présidentielle (UMP qui sera ensuite rebaptisée Union pour un Mouvement Populaire). Lionel Jospin n’a pas rassemblé suffisamment de voix et s’est fait devancer par le leader du Front National. Le président sortant est réélu avec près de 82%. Il nomme Jean-Pierre Raffarin Premier Ministre. La seconde présidence de Jacques Chirac est marquée par une opposition de plus en plus marquée avec Nicolas Sarkozy.
Jacques Chirac organise en 2005 un référendum pour ratifier la Constitution Européenne, et s’implique dans la campagne en faveur du «oui». Le 29 mai, c’est le «non» qui l’emporte. Jean-Pierre Raffarin démissionne et Dominique de Villepin est nommé pour le remplacer.
Jacques Chirac quitte le pouvoir à la fin de son second mandat, le 16 mai 2007. Son statut d’ancien président de la République fait de lui un membre de droit du Conseil Constitutionnel.
La même année, il crée sa propre fondation, la fondation Chirac, dont le sous-titre est «agir au service de la paix». Ses quatre terrains d’action sont: l’accès à l’eau et à l’assainissement, l’accès à des médicaments et une santé de qualité, la lutte contre la déforestation et la désertification et enfin, la défense de la diversité culturelle et linguistique.
Les affaires:
- Affaires RPR et Mairie de Paris
Jacques Chirac est accusé d’avoir mis en place un système de financement occulte du RPR. Le procès de Jacques Chirac se tiendra du 7 mars que 8 avril prochain au tribunal correctionnel de Paris. L’ancien président de la République est poursuivi pour «financement présumé illicite de l’ex-RPR», ainsi que pour «prise illégale d’intérêts».
- Affaire des HLM de la ville de Paris
Cette affaire concerne «des détournements de la procédure des marchés publics et des versements de commissions occultes par les entreprises du bâtiment et travaux publics (BTP), à l'occasion de l'exceptionnelle manne de la construction ou de la rénovation des lycées d'Ile-de-France et de celle des marchés HLM de la Ville de Paris». Jacques Chirac est concerné en tant que maire de Paris au moment des faits. Mais le procès se déroule alors qu’il est président de la République.
Face au vide législatif concernant le statut du président de la République, le juge d’instruction Eric Halphen décide de convoquer Jacques Chirac comme témoin, le 28 mars 2001. Toutes les mesures entreprises par le magistrat à l’encontre du chef de l’Etat ««ont été annulée en mars 2001 par la cour d’appel de Paris, entraînant le dessaisissement du juge Halphen».
A la suite de cette affaire le statut pénal du chef de l’Etat a été défini. Cela s’est traduit par l’introduction de l’article 67 de la Constitution relatif à l’irresponsabilité présidentielle.
- Affaire Karachi
Dans le cadre de l’enquête sur l’attentat de Karachi qui a fait 14 morts en 2002, Jacques Chirac est mis en cause par François Léotard (dans une tribune libre sur le site d’information Rue89, puis lors de son audition par le juge Marc Trévidic). Le juge Trévidic a démandé l’audition de l’ancien président, qui refuse pour l’instant.
- ↑ Référence nécessaire
Ses opinions
- Déclaration du Vel d’Hiv
Jacques Chirac admet la responsabilité de l’Etat Français dans la déportation des Juifs durant la seconde guerre mondiale le 16 juillet 1952, lors de sa commémoration en 1995.
- Immigration
Déclaration «le bruit et l’odeur»
Alors maire de Paris, Jacques Chirac s’exprime lors d’un banquet à Orléans sur l'immigration, un thème qu’il ne veut pas laisser à Jean-Marie Le Pen.
- Partis politiques
«Le parti de l’étranger»
Le 6 décembre 1978, Jacques Chirac lance «l'appel de Cochin». Dans ce communiqué il prend position contre l’Europe et dénonce les pratiques politiques du “parti de l’étranger” qui n’est autre que l’Union pour la démocratie française (UDF), parti de centre droit nouvellement crée par Valéry Giscard d’Estaing.
«Comme toujours quand il s'agit de l'abaissement de la France, le parti de l'étranger est à l'oeuvre avec sa voix paisible et rassurante. Français, ne l'écoutez pas. C'est l'engourdissement qui précède la paix de la mort.»
- Dissolution de l’Assemblée Nationale
Le président Chirac décide de dissoudre l’Assemblée Nationale le 21 avril 1997 et d’organiser des élections législatives anticipées.
- Partis politiques
Financement des partis
Jacques répond, le 21 septembre 2000, aux accusations du présumé financement occulte du RPR. Il les qualifie de calomnie, pour lui, cette histoire est «abracadabrantesque».
- «Pschitt»
«Calomnies» encore, le président Chirac répond aux accusations concernant des billets d’avions en liquide. Cette fois-ci, le 14 juillet 2001, l’histoire fait «pschitt».
- Hommage à François Mitterrand
Le 8 janvier 1996, Jacques Chirac rend hommage dans une allocution télévisée à son prédécesseur François Mitterrand mort «ce matin». Il salue «celui qui a guidé (les Français) pendant 14 ans», mais surtout rend «hommage à l’homme dans sa richesse et sa complexité». «François Mitterrand, c’est une oeuvre, (...) c’est une volonté, (et) une façon de vivre la démocratie.»
- Religion
La laïcité
Discours de Chirac sur la laïcité du 17 décembre 2003.
- Son état de santé
Jacques Chirac répond avec ironie aux allégations relatives son mauvais état de santé. «Je me porte très bien. Je vous souhaite de vous porter aussi bien», a déclaré l’ancien président de la République à l’équipe de télévision de BFM TV.
Ses publications
- Thèse à l´Institut d’Etudes Politiques sur le développement du port de la Nouvelle-Orléans, 1954.
- Discours pour la France à l´heure du Choix, Paris, Editions Stock, 1978.
- La Lueur de l´espérance : réflexion du soir pour le matin, Paris, la Table ronde, 1978.
- Une nouvelle France, réflexion 1, Paris, Nil Editions, 1994.
- La France pour tous, Paris, Nil Editions, 1995.
- Mon combat pour la paix, Paris, Odile Jacob, 2007.
- Mon combat pour la France, Paris, Odile Jacob, 2007.
- Chaque pas doit être un but (Mémoires, tome 1), Paris, Nil Editions, 2009.
Son réseau
Ses principaux alliés politiques A COMPLETER
Jean-Louis Debré, Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin
La fondation Jacques Chirac
La fondation Jacques Chirac est soutenue par des établissements publics:
- la direction générale de la mondialisation, du développement et des partenariats (DGM)
La fondation reçoit aussi de nombreux dons émanant du secteur privé. Parmi les donateurs on compte:
- FIMALAC, un groupe international de services financiers comprenant FITCH GROUP. Une de ses principales filliales est FITCH RATINGS, troisième agence de notation au monde
- la Financière Pinault(famille de François Pinault, groupe PPR)
- laFondation Bettencourt Schueller, de Lilianne Bettencourt, première actionnaire du groupe L’Oréal
- le groupe GDF-SUEZ
- la société de conseils financiers LAZARD
- l’opérateur français de télécommunication français Orange
- Sanofi Aventis, groupe de l’industrie pharmaceutique
- Schneider Electric, spécialiste de la gestion de l’énergie
- Fondation Pierre Fabre qui lutte l’accès aux médicaments de qualité en Asie du Sud-Est
- l’association technique internationale des bois tropicaux (ATIBT)



