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Jean-François Copé

Photo: Flickr/CC/World Economic Forum

Jean-François Copé


  • Date de naissance:

5 mai 1964


  • Lieu de naissance:

Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine)


  • Situation familiale:

Divorcé. En couple avec Nadia Hamama. Quatre enfants


  • Postes actuels:
    • Secrétaire général de l’UMP depuis 2010
    • Député de Seine-et-Marne (depuis 2007)
    • Maire de Meaux (1995-2002; depuis 2005)


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[modifier] Pourquoi il compte

Jean-François Copé est l’une des rares voix osant s’opposer à Nicolas Sarkozy à droite. Celui qui rêve depuis l’enfance d’être président de la République est le premier homme politique à s’être déclaré candidat potentiel pour 2017, dix ans avant l’échéance. Aujourd’hui à la tête de l’UMP, cet ancien chiraquien sera un personnage clé dès 2012. Il connaît parfaitement les députés UMP dont il a été chef de groupe.

[modifier] Son parcours

Jean-François Copé est issu d’une famille aux origines doubles (du côté de son père proctologue, des ancêtres juifs roumains; du côté de sa mère, une famille séfarade venue d’Algérie). Il demeure très discret sur sa famille, de ses origines comme sa judéité. Dès sa plus jeune enfance, il est passionné de politique. Lorsqu’il a sept ans, il colle au dessus de son lit, une photo du gouvernement avec Pompidou à l'Elysée.[parcours 1]

Dans la famille, on regarde le soir les vidéos d’opération du père médecin. Tant et si bien qu’on s’amuse à qualifier Jean-François Copé de «spécialiste des films de cul».

Elève au lycée Duruy à Paris, et camarade de Nicolas Barre (fils de l’ancien Premier ministre Raymond Barre); il est diplômé de Sciences Po. Paris. (promotion 1985) et de l’Ecole Nationale d’Administration (promotion 1989, dont il sort 35ème sur 140).

Il débute sa carrière professionnelle comme directeur des études économiques à la Caisse des dépôts et consignations de 1989 à 1991. Entre 1990 et 1993, il est maître de conférence à Sciences Po. Paris.

De 1991 à 1993 il est directeur du cabinet du président du Crédit Local de France.

  • Premiers pas en politique

C’est en 1990 que Jean-François Copé rencontre pour la première fois Nicolas Sarkozy, alors maire de Neuilly. Ce dernier lui donnera d’ailleurs ce conseil: «En politique, on ne te donnera jamais rien! Il ne faut pas demander, il faut prendre!».[parcours 1]

A partir de 1993 et jusqu’en 1995, il est est directeur du cabinet du ministre délégué aux relations avec le Sénat, Roger Romani. C’est grâce à l’aide de Guy Drut que Copé obtient ce poste au sein du gouvernement. Entre 1993 et 1995, la bataille présidentielle entre Jacques Chirac et Edouard Balladur partage la droite. A cette époque, Jean-François Copé est un jeune chiraquien de l’arrière-garde, il suit ses mentors Romani et Drut.

Jean-François Copé est élu maire de Meaux en 1995, le demeure jusqu’en 2002 et le redevient en 2005. Avant de retrouver son mandat en 2005, il est premier adjoint au maire de la même ville. A la tête de la ville, il multiplie les travaux: destruction de tours, jonction avec la nationale 3, constructions de nouveaux immeubles subventionnés par l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU), création d’un parc naturel (Pâtis). Même l’un de ses opposants au conseil municipal Patrick Mavré, salue «une politique de rénovation urbaine volontariste». Autre point important de la politique de Jean-François Copé à Meaux: la sécurité. Dans la ville de Seine-et-Marne, il a fait installer plus 125 caméras de surveillance entre 2003 et 2010. Le Parisien évalue une chute de la délinquance de 16% entre 2007 et 2010.

  • A l'Assemblée puis au gouvernement

De 1995 à 1997, il est député des Hauts-de-Seine en remplacement de Guy Drut,appelé au gouvernement. Il est alors le plus jeune député de France; il sera, deux ans plus tard, le plus jeune battu à l’élection législative. Il est victime d’une triangulaire (PS, RPR, FN) qui profite à la candidate PS Nicole Bricq. Un coup d’arrêt notoire dans la carrière de celui qui est également porte-parole de la campagne nationale à cette époque.

En 1997, Nicolas Sarkozy s’active pour refonder le RPR, dont il est le numéro deux. Et Jean-François Copé se rapproche de lui. Quelques mois après leur rencontre, il est chargé de mission au sein du RPR, rattaché au Budget. Franck Louvrier se souvient: «Nicolas Sarkozy tisse des liens étroits avec Copé quand celui-ci n’est plus rien».

En 2001, Jean-François Copé est chargé du projet d’alternance dans l’équipe de campagne de Jacques Chirac.

Puis, en 2002, il est élu député UMP de Seine-et-Marne. La même année, il est nommé Secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, poste qu'il occupe jusqu’en 2004 avant de devenir ministre.

En parallèle, il est porte-parole du gouvernement, d’abord auprès de Jean-Pierre Raffarin (avec qui il découvre la «cabine de pilotage», le cabinet du Premier ministre), puis aux côtés de Dominique de Villepin.

Elu conseiller régional d’Ile-de-France en 1998, il est tête de liste de la majorité en 2004.

Il est néanmoins battu en Ile-de-France par la liste PS de Jean-Paul Huchon. Nicolas Sarkozy est alors président du comité de soutien à Jean-François Copé. Les deux hommes finissent d’apprend à se connaitre et à se méfier l’un de l’autre, comme le souligne Solenn de Royer et Frédéric Dumoulin dans leur livre, Copé l’homme pressé: «La campagne des régionales ouvre une période de glaciation entre Copé et Sarkozy.»

  • Patron des députés UMP

Après la victoire de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle, Jean-François Copé est évincé du gouvernement. Il tarde à se prononcer en faveur de Nicolas Sarkozy (ne se prononçant qu’à l’automne 2006).[parcours 1]

En 2007 il prend néanmoins la tête du groupe l’UMP jusqu’en 2010, à l’invitation du chef de l'Etat.

Il connait les députés et devient incontournable à l’Assemblée nationale. En janvier 2009, Jean-François Copé est d'ailleurs élu député de l’année. A tel point que Christian Jacob reconnaît en la même année: «C’est vrai, les ministres suent maintenant à grosse goute quand ils passent devant le groupe.» En tant que président de groupe, l’un de ses rares, mais lourd, échecs reste le rejet de la loi Hadopi.[parcours 1]

  • Patron de l'UMP

En novembre 2010, Jean-François Copé est nommé secrétaire général de l'UMP.

Il relance rapidement le débat sur les 35h, contre l’avis du gouvernement. La même année, il signe avec François Baroin, Christian Jacob et Bruno Le Maire une tribune pour réunir «les conditions de la victoire en 2012». Se prononçant pour un service civique obligatoire, alors que François Fillon en est un opposant, ils ont créé des tensions au sein même de l’UMP. François Fillon déclare à l’époque: «Ils se prennent pour les mousquetaires, mais en fait ce sont les Dalton qui veulent faire un hold-up sur l'UMP.»

En 2011, Jean-François Copé réunit autour de lui 250 cadres de l’UMP, parmi lesquels Rachida Dati, le conseiller en communication de Franck Louvrier ou Frédéric Lefebvre pour intégrer l’exécutif de l’UMP.

Il décide de lancer un débat sur la laïcité au sein de l'UMP, ce qui provoque des remous au sein de la majorité et une passe d'armes avec François Fillon, le Premier ministre refusant même d'y participer.

Pour protester contre ce débat, Abderrahmane Dahmane, ex-conseiller diversité/banlieues de Nicolas Sarkozy lance un appel aux musulmans à porter une étoile verte.

  • Polémiques

Depuis 2007, Jean-François Copé travaille à temps partiel en tant qu’avocat d’affaires. Cumulant cette fonction avec son travail de parlementaire, il est la cible de Martin Hirsch dans son livre pour conflit d'intérêts.

En 2008, Jean-François Copé est pris dans la polémique des logements des ministres, suite à l’affaire Gaymard. Le Canard Enchainé du 2 mars 2005 remarque que Jean-François Copé loge dans un 180 mètres carrés à un prix très avantageux (vendu 6059 euros le mètre carré). Selon le Canard, le couple Copé aurait payé 55% en cash et l’autre moitié proviendrait de prêts de l’Assemblée nationale. A l’époque le Canard Enchaîné remarque que le ministre ne s’y est même pas installé. Jean-François Copé se défend en avançant que lui et sa femme attendent de réaliser des travaux dans l’appartement.[parcours 1]

  1. 1,0, 1,1, 1,2, 1,3 et 1,4 Copé, l'homme pressé, par Solenn Royer et Frédéric Dumoulin

[modifier] Ses opinions

  • Ambition présidentielle

«Un jour, Jean-François devait avoir 8 ans, on faisait des courses, le boucher lui a demandé ce qu'il voulait faire plus tard. Il a répondu: "Président de la République." On a éclaté de rire.» Challenges, novembre 2010.

  • Economie

«Il faudrait donc baisser les cotisations sociales, qui ne sont payées que par quelques-uns, et faire un transfert sur la TVA, qui est elle payée par tout le monde.» La Tribune en février 2011.

« Pour moi, la rigueur c’est faire en sorte qu’on baisse les dépenses publiques et inefficaces. Je ne vois pas le drame », devant les médias.

  • Religion

«En communauté il faut pouvoir connaître le visage de l’autre. Le premier élément de l’identité c’est le visage. Il est difficile de débattre avec une femme dont on ne voit pas le visage», Canal+.

«La fermeté est dans le fait de ne pas caler sur les grands principes... je suis clairement opposé au port de la burqa...», en conférence de presse.

«Imaginons ensemble que les fidèles disposent de lieux de culte à taille humaine, en nombre suffisant et financés dans le respect de la loi de 1905. Imaginons des ministres du culte formés en France et attachés à nos valeurs. Imaginons un Code de la laïcité, connu et respecté de chacun, car rappelant à tous les règles indispensables dans nos rues, nos écoles, nos entreprises...» Lettre à un ami musulman, dans L'Express.

  • Pratique des institutions

«Il est difficile de cumuler fonction ministérielle et présidence du parti majoritaire», Le Figaro, 28 juin 2004.

  • Relations internationales

«Si j’avais une recommandation à faire ce serait que dans les dix-huit mois qui viennent chaque français aille en Chine», Europe 1 en août 2010.

[modifier] Ses publications

  • Finances locales (en coll., 1990, 1993, 1997)
  • Ce que je n'ai pas appris à l'Ena : l'aventure d'un maire (1999)
  • Devoir d'inventaire: le dépôt de bilan de Lionel Jospin (2002)
  • Promis j'arrête la langue de bois (2006)
  • Un député, ça compte énormément (2009)
  • Chroniqueur sur Slate.fr

[modifier] Son réseau

Jean-François Copé dit soutenir Valérie Pécresse «à fond». Lors des régionales de 2010, il la soutient activement.

Ancien élève de Jean-François Copé à Sciences Po., Bastien Millot fait partie de sa jeune garde et travailla avec lui entre 1995 et 2005. Désormais plus éloigné, il n’en reste pas moins un homme de confiance qui supervise encore les recrutements des équipes de Jean-François Copé.

A la sortie de Sciences Po. Paris, il fonde le Banquet Républicain, un petit club similaire au Siècle, avec Thomas Hirsch.

Jean-François Copé est le fondateur du club de réflexion Génération France, dont Luc Chatel est vice-président dès la fondation. Le think tank a pris de l’importance. On dénombre aujourd’hui plus de 4.000 membres. Françoise de Panafieu affirme d’ailleurs que «si vous n’êtes pas Génération France, vous ne pouvez pas bosser».

Pour les 45 ans de Jean-François Copé, les chanteurs Liane Foly et Yves Duteil étaient invités. Dans les dîners organisés par le couple Copé, on retrouve également: les ministres Valérie Pécresse et Luc Chatel; Gilles Pélisson (Accor); Michèle Corbière et Alain Weil (NextRadioTV); Pascal Houzelot (Pink TV); Pierre Giacometti (Ipsos).

Frédéric Beigbeder est le fondateur du Caca’s Club, un club qui organise des soirées branchées dans les années 1980 à Sciences Po. Paris. C’est à ce moment-là qu’il rencontre Copé. Mais il n’en devient l’ami que bien plus tard. Beigbeder a notamment beaucoup aidé Jean-François Copé avant sa prise de fonction au Budget, mettant à son service son expérience et ses contacts.

Paul Benmussa, patron du restaurant «Chez Edgard», fut le premier mentor de Copé. Il est aussi un franc-maçon affirmé (Grande Loge de France). «Chez Edgard» fut un établissement très fréquenté des mondes politique et économique parisiens.

D’autres parrains de Copé sont franc-maçons ou présumés tels. C’est le cas de Guy Drut qui rencontre Copé à Meaux; Jean-François Mancel qui promeut Copé numéro deux du RPR en 1995. L'intéressé se défend toutefois d’être franc-maçon.

Grégoire Chertok. Ce banquier d’affaire, employé de Rotschild & Co, est le parrain de la fille de Jean-François Copé. En bonnes relations avec Xavier Bertrand et Nicolas Sarkozy, il joue le rôle de «diplomate» entre les hommes.

Avant les législatives de 1997, Jean-François Copé noue des liens avec Stéphane Fouks, communicant de Euro-RSCG. Ce n’est qu’après quelques temps que Copé se rend compte que Fouks soutient en fait Lionel Jospin.

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