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Photo: jyc1 via Flickr CC License By

Jean-Jacques Urvoas


  • Date de naissance:

19 septembre 1959


  • Lieu de naissance:

Brest (Finistère)


  • Situation familiale:

Marié. Deux enfants


  • Postes actuels:
    • Secrétaire national du Parti socialiste en charge de la sécurité
    • Député de la 1e circonscription du Finistère


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[modifier] Pourquoi il compte

Ce proche de Dominique Strauss-Kahn fait partie des prétendants au ministère de l'Intérieur en cas de victoire de la gauche en 2012, au même titre que François Rebsamen avec qui il a animé en novembre 2010 le «Forum des idées» du PS sur la sécurité. Dans ses fonctions de secrétaire national du Parti socialiste chargé de la sécurité, le député du Finistère se place déjà dans l’hypothèse d’une gauche «au pouvoir» et s’insurge contre les réductions d'effectifs opérées par Nicolas Sarkozy dans la police nationale, qu’il entend corriger dès 2012 par des créations de postes. Ce professeur de droit public est également l’un des experts du Parti socialiste sur les questions carcérales.

[modifier] Son parcours

Né dans une famille de droite d’un père pharmacien-chimiste des armées et d’une mère au foyer, Jean-Jacques Urvoas rejoint le Parti socialiste en 1977, suite à l’élection à la mairie de Brest du socialiste Francis Le Blé. Il rejoint également la Mutuelle nationale des étudiants de France (Mnef).

Il quitte le Parti socialiste au bout de quelques mois, avant d’y adhérer une seconde fois pour soutenir la candidature de Michel Rocard au congrès de Metz en 1979. Suite à la défaite de Michel Rocard face à François Mitterrand, il quitte à nouveau le Parti socialiste et vote pour la candidate du Parti socialiste unifié Huguette Bouchardeau lors de l’élection présidentielle de 1981.

Il obtient une maîtrise de droit public en 1983 à l’Université de Bretagne Occidentale à Brest, un DEA de science politique en 1984 à l’Université de Rennes 1, puis un DESS de communication politique et sociale en 1985 à l’Université de Paris 1 Panthéon/Sorbonne.

Après deux années en tant qu’assistant parlementaire du député du Finistère Bernard Poignant, lui aussi rocardien, il devient directeur de la Mutualité du Finistère en 1986. En 1989, il reprend sa carte au Parti socialiste (qu’il n’a pas quitté depuis) et devient directeur de cabinet de Bernard Poignant suite à son élection à la mairie de Quimper.

En 1996, il obtient un doctorat en science politique à l’Université de Bretagne Occidentale, où il est recruté comme maître de conférences en droit public en 1998. Il quitte alors son poste de directeur de cabinet à la Mairie de Quimper.

En 2000, il est désigné premier secrétaire de la fédération du Parti socialiste du Finistère, fonction qu’il occupera pendant huit ans. Son nom figure pour la première fois sur une liste électorale en 2001, à l’occasion de la candidature Parti socialiste-Verts menée par Jean-Claude Joseph lors de l’élection municipale à Quimper, remportée par la liste de droite conduite par Alain Gérard (Union pour un mouvement populaire).

Entré au bureau national du Parti socialiste pour une durée de deux ans en 2003, il est élu conseiller régional de Bretagne le 28 mars 2004, où le nouveau président Jean-Yves Le Drian lui confie la présidence du groupe socialiste.

Le 17 juin 2007, il est élu député de la 1ère circonscription du Finistère avec 52,13% des suffrages, face à la députée sortante Marcelle Ramonet (Union pour un mouvement populaire). Opposé au cumul des mandats, il démissionne alors de son poste au conseil régional de Bretagne et quitte ses fonctions de maître de conférences.

A l’Assemblée nationale, il est membre de la commission des lois, vice-président du groupe d’études sur les prisons et conditions carcérales, membre du groupe d’études sur les langues régionales et secrétaire du groupe d’amitié France-Iran. En 2008, Jean-Marc Ayrault le nomme vice-président du groupe Socialiste radical citoyen à l’Assemblée nationale, chargé de la politique pénale.

En novembre 2008, au congrès de Reims, il soutient la motion D de Martine Aubry, comme le lui a recommandé Dominique Strauss-Kahn.

Le 22 avril 2009, Martine Aubry le nomme secrétaire national du Parti socialiste en charge de la sécurité. Il devient membre titulaire du Conseil d’orientation de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales en 2010.

Il est le rapporteur général du «Forum des idées» sur la sécurité organisé par le Parti socialiste le 17 novembre 2010 à Créteil. Y est présenté le Pacte national de protection et de sécurité publique, où figurent les grandes orientations du volet sécurité du futur programme socialiste pour l’élection présidentielle de 2012.

[modifier] Ses opinions

«Je ne peux dire qu’une conviction: Dominique Strauss-Kahn sera candidat à l’élection présidentielle parce que je crois qu’il sait qu’on a besoin de lui. (...) Je crois l’homme patriote. (...) Il sait qu’aujourd’hui il faut une technicité, il faut un regard, il faut même une vision. Je pense qu’il a tout ça.» (Europe 1, 22 novembre 2010)

  • Sur une victoire de la gauche en 2012

«C’est l’hypothèse dans laquelle je travaille, je n’imagine pas d’autre hypothèse et je ne pense pas que les Français aient intérêt à ce que nous ne puissions pas arriver au pouvoir.»(RFI, 14 décembre 2010)

«Des tas de mesures ont été prises, on va attendre de voir si c’est efficace, même si ce n’est pas baptisé socialiste. On ne veut pas arriver et tout changer, la police est une maison très lourde à bouger. Il faut réhabiliter la confiance qu’on peut faire aux policiers qui ne sont pas des machines à produire des chiffres. En revanche, on supprimera les peines plancher et la rétention de sûreté.»(20minutes.fr, 17 novembre 2010)

  • Sur la vidéo-surveillance

Il n’est pas opposé à l’utilisation de ces outils mais souligne le besoin «de mesures suffisantes pour encadrer ses dérives».(L’Humanité, 15 janvier 2011)

  • Sécurité

Devenu membre de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) pour «voir la bête de l’intérieur», il a annoncé en janvier 2011 son intention de «rendre indépendant» l’ONDRP «en 2012, quand nous serons au pouvoir». Il a dénoncé à plusieurs reprises l’utilisation par Brice Hortefeux des chiffres de la délinquance: «Si Brice Hortefeux a un talent, c'est celui de faire du tri. Il ne retient que les bons chiffres, ce qui valorise sa politique, et évidemment, il masque» les mauvais.(AFP, 21 janvier 2011)

«Nous ne sommes pas hostiles à la dotation de ces armes, mais nous voulons un point d’évaluation sur leurs nombres, leurs conditions d’usage et les moyens consacrés à la formation», estime-t-il. Il réclame l’ouverture à l’Assemblée nationale d’«une mission d’information sur l’usage de ces armes et les conditions d’ouverture du feu» (L'Humanité, 29 décembre 2010)

«Une police efficace, c’est une police qui connaît l’endroit où elle agit, qui connaît la population, qui peut obtenir du renseignement, ce n’est pas une police spectaculaire. Aujourd’hui, ce que fait ce gouvernement, c’est qu’il déploie des CRS, qui arrivent en nombre, on les voit beaucoup, et puis ils s’en vont, et ce qui reste, c’est le commissariat en sous-effectif.»(RFI, 14 décembre 2010)

  • Sur la Loppsi2

«Avec ce texte, le gouvernement persévère dans l'erreur, car il tente de faire croire que le durcissement du Code pénal peut être une réponse efficace contre la délinquance, alors même que la justice n'est plus en capacité de faire appliquer les peines qu'elle prononce!»(AFP, 14 décembre 2010)

«C'est une Rachida Dati sans talons. Il n'a aucune autonomie et le nez collé à ses fiches.»(Marianne, 11 Décembre 2010)

  • Sur la gratuité de la télévision en prison

Il a proposé la gratuité de la télévision en détention le 2 novembre 2010 à l’Assemblée nationale, jugeant que le système actuel est «contraire à l'objectif de la loi pénitentiaire d'améliorer les conditions de vie en détention afin de limiter les tensions carcérales».(Le Monde, 30 novembre 2010)

  • Sur les langues régionales

«Pour le moment, il n'existe aucun statut légal des langues régionales, seulement une politique de tolérance, parfois empreinte de bienveillance, mais souvent aussi d'hostilité.» Les langues régionales sont «un patrimoine qui ne doit pas être mis sous cloche, mais développé».(Ouest France, 16 novembre 2010)

[modifier] Ses publications

  • Les Masques de Quimper (en coll., pseudo Hervé Le Blévec, 1994).
  • La Bretagne électorale (en coll., 1996).
  • Eloge du service public local (en coll., 1997).
  • Les Socialistes dans le Finistère, 1905-2005 (en coll., 2005).

[modifier] Son réseau

L’ancien rocardien est devenu l’un des fidèles de Dominique Strauss-Kahn, dont il a été le porte-parole au sein du courant Socialisme et démocratie entre 2007 et 2008.

Il est ami avec le député François Pupponi, le successeur de DSK à Sarcelles.

Il a soutenu Martine Aubry lors du congrès de Reims en 2008 et s’est investi en 2007 pour la campagne présidentielle de Ségolène Royal.

Son mentor local est Bernard Poignant, pour lequel il a été assistant parlementaire puis directeur de cabinet. Ils divergent aujourd’hui dans leurs soutiens aux leaders du Parti socialiste, Bernard Poignant soutenant François Hollande et non Dominique Strauss-Kahn.

Il côtoie depuis 30 ans le criminologue Alain Bauer, ancien Grand Maître du Grand Orient de France et aujourd’hui président du Conseil national d’orientation de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, où il siège. En 1994, les deux hommes ont publié avec Bernard Poignant Les Masques de Quimper, un livre de polar-fiction signé sous le pseudonyme Hervé Le Blévec.

Depuis son élection à l’Assemblée nationale, il a organisé trois conférences dans sa circonscription à Quimper, invitant Jean-Marie Delarue, contrôleur général des lieux privatifs de liberté, Guy Carcassonne, professeur de droit public, avec qui il est ami et Alex Türk, président de la Commission nationale de l’informatique et des libertés.

Il a publié plusieurs notes au sein des fondations Terra Nova et Jean-Jaurès, ainsi qu’une demi-douzaine de tribunes dans Libération. Il anime un blog sur sa vie parlementaire sur le site liberation.fr.

Il s’est entouré d’acteurs du monde de la sécurité, parmi lesquels l’ancien ministre de l’Intérieur (1988-1991) Pierre Joxe.

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