Sommaire |
Jean-Pierre Bel
- Date de naissance:
30 décembre 1951
- Lieu de naissance:
Lavaur (Tarn)
- Situation familiale:
Marié, un enfant (deux enfants d'un premier mariage)
- Postes actuels:
- Président du Sénat depuis 2011
- Sénateur de l’Ariège depuis 1998
- Blog et sites:
à compléter
Pourquoi il compte
Président du groupe socialiste au Sénat de 2004 à 2011, il est élu le 1er octobre 2011 à la présidence de la Haute assemblée. Ce proche de François Hollande est devenu le troisième personnage de l'Etat dans l'ordre protocolaire et possible président par intérim en cas de décès, démission ou destitution du chef de l'Etat.
Son parcours
Fils d’un cadre commercial et d’une employée des PTT, Jean-Pierre Bel est originaire d’une famille marquée à gauche, active notamment dans la Résistance. Lui fait son entrée en politique en soutenant des Espagnols anti-franquistes réfugiés à Toulouse, où il décroche un DEA de droit public dans les années soixante-dix. A la même époque, il milite à la LCR, qu’il quitte en 1978 en même temps que Toulouse.
Il s’installe alors à Mijanès (Ariège), une petit station de montagne de moins de cent habitants où il tient un centre de vacances. Il en est élu maire en 1983, peu après avoir adhéré au PS. En 1986, il rejoint le cabinet du conseil général de l'Ariège, présidé depuis l’année précédente par son beau-père Robert Naudi, où il s’occupe des affaires juridiques et de la communication. La même année, il fait une rencontre «fondamentale», celle de Lionel Jospin, qui vient de se parachuter en Midi-Pyrénées: il dirige sa campagne pour les élections régionales de 1992 et est lui-même élu conseiller régional, même si c’est la droite qui remporte la région.
D’autres succès électoraux suivent: en 1998, il arrache le canton de Lavelanet à la droite puis est élu sénateur au premier tour, avec plus de 64% des voix, puis maire de Lavelanet en 2001. En 2008, il décide de passer la main à son premier adjoint tout en étant réélu au Sénat avec plus de 76% des voix. Il s'implique notamment dans la revitalisation économique de son département, fragilisé par la crise du textile.
En parallèle, il occupe au sein du PS les postes de secrétaire national aux fédérations (1994-1997) puis de secrétaire national aux élections (1997-2000). Avec le retour de la gauche au pouvoir, en 1997, il occupe également pendant un an le poste de conseiller technique chargé des relations avec les élus au cabinet de Daniel Vaillant, ministre des Relations avec le Parlement.
Après le retrait de la vie politique de Lionel Jospin, il fait partie du courant de François Hollande, et critique l’ancien Premier ministre pour ses velléités de candidature à la primaire en 2006, jugeant que cela a empêché la constitution d’un mouvement d’unité autour du premier secrétaire. Il se rallie alors à Ségolène Royal, pour qui il rédige un rapport sur les institutions, avant de faire partie quelques mois plus tard des treize membres de l’équipe du pacte présidentiel, un conseil d’«éléphants». En cas de victoire, il était pressenti pour occuper un poste au gouvernement.
Signataire au congrès de Reims de 2008 de la motion de Bertrand Delanoë et [[François Hollande], il entretient des relations compliquées avec l’actuelle première secrétaire, Martine Aubry. En 2010, il s’est opposé à elle sur la question du non-cumul des mandats, jugeant que cette décision constituerait un «désarmement unilatéral» pour la gauche dans la perspective de la conquête du Sénat. Dans le livre de Françoise Cariès et Suzette Bloch La Bataille du Sénat, Martine Aubry a elle estimé qu’il n’était pas «l'homme de la situation» pour remporter la présidence du Sénat, et était «un opportuniste».
Élu attaché à ses racines loin du «microcosme parisien», se qualifiant lui-même de «très régionaliste et occitaniste», lui assure ne nourrir «aucun complexe» sur son manque de notoriété. Le 25 septembre 2011, c’est lui qui officialise face à la presse la victoire historique de la gauche aux sénatoriales, avant d’être désigné deux jours plus tard candidat à la présidence en tant que président du groupe. Un poste qu’il occupe depuis 2004 —il avait succédé à Claude Estier, qui ne se représentait pas— et qui lui a permis de ferrailler avec la droite sur le CPE, les retraites, les tests ADN, la réforme des collectivités…
Déjà candidat à deux reprises au «plateau» (116 voix au premier tour contre 191 à Christian Poncelet en 2004, 134 contre 173 à Gérard Larcher en 2008), il est élu président du Sénat le 1er octobre 2011 dès le premier tour par 179 voix contre 134 à Gérard Larcher et 29 à Valérie Létard.
Ses opinions
- Retraites
«L'âge légal de départ à la retraite à 60 ans est pour nous une liberté essentielle» (interview au Parisien, 5 octobre 2010)
- Sécurité
«Le bilan de la droite en matière de sécurité est accablant. Ça fait huit ans que Nicolas Sarkozy est responsable de la sécurité des Français. [...] Depuis, on a assisté à une boulimie de lois et décrets sur la sécurité, qui se succèdent et se ressemblent. On part d’un fait divers, on utilise l’émotion et on fait de la communication et des effets d’annonce» (interview sur Public Sénat, 6 septembre 2010)
Ses publications
- Le Sénat à l'heure du changement. Plaidoyer pour un bicamérisme rénové (fondation Jean-Jaurès, 2011)
Son réseau
Jean-Pierre Bel fait partie des soutiens de François Hollande en vue de la primaire socialiste, et appartient au même courant que l'élu corrézien depuis de nombreuses années: il a signé la même motion que lui aux congrès de 2003, 2005 et 2008.
Il a été «parrainé» en politique par Lionel Jospin, qui l'a notamment fait figurer sur sa liste aux régionales de 1992 en Midi-Pyrénées.
Selon La Dépêche du midi, il est assez proche des autres sénateurs du Sud-Ouest, comme Bertrand Auban ou Jean-Jacques Mirassou, au point qu'on parle dans les couloirs de la Haute assemblée de la «bande à Bel».



