Marie-George Buffet
- Date de naissance:
7 mai 1949
- Lieu de naissance:
Sceaux (Hauts-de-Seine)
- Situation familiale:
Mariée (Jean-Pierre Buffet). Deux enfants
- Poste actuel:
- Députée de la 4ème circonscription de Seine-Saint-Denis depuis 2002
- Conseillère municipale du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) depuis 2008
- Blogs et sites:
- Son blog
Pourquoi elle compte
Marie-George Buffet a dirigé le Parti communiste français (PCF) pendant près de 10 ans. Depuis la campagne pour le «non» au référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen, elle a orienté le parti dans une ligne d’ouverture et d’alliance électorale avec d’autres formations politiques. Après la défaite électorale très sévère de 2007 (1,93% des voix), elle se maintient à la tête du PCF et continue le rapprochement avec des organisations politiques de gauche, notamment le Parti de Gauche créé par Jean-Luc Mélenchon. Elle devient à ce titre l’un des artisans du Front de Gauche qui a obtenu 5,62% au premier tour des régionales de mars 2010.
Critiquée par les orthodoxes du parti comme par les rénovateurs, la ligne qu’elle défend au sein du PCF reste néanmoins majoritaire, comme en témoigne la nomination de Pierre Laurent -considéré comme un «homme du sérail»- au poste de secrétaire national en juin 2010.
Son parcours
Née Marie-George Kosellek, elle est la fille d’un garagiste d’origine polonaise et d’une mère au foyer. D'une famille nombreuse de six frères et sœurs, elle grandit en banlieue parisienne avant d'être scolarisée pendant un temps au lycée Joachim du Bellay à Angers[1]. Elle épouse Jean-Pierre Buffet, directeur général de mairie, en 1972.
Licenciée d’histoire et de géographie à la faculté de Censier à Paris, elle adhère au PCF en 1969. Employée à la mairie du Plessis-Robinson, elle est d’abord présidente de la fédération des résidences universitaires de France de 1970 à 1972, avant d’être nommée adjointe au maire de Châtenay-Malabry chargée des affaires sociales (1977-1983). De petite élue de banlieue, elle va grimper tous les échelons au sein du parti communiste français. En 1987, elle est élue au comité central lors du 26e congrès, alors dirigé par Georges Marchais. Elle entre ensuite au bureau national en 1994 lors de la désignation de Robert Hue comme secrétaire national du PCF. En 1996, elle devient secrétaire nationale chargée de la vie du parti.
Militante féministe, elle suit les traces de Madeleine Vincent. Elle participe aux actions d’associations comme la CADAC (Coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception) ou encore aux Assises des droits des femmes.
Elue députée de Seine-Saint-Denis en juin 1997, elle quitte son siège un mois plus tard pour entrer au gouvernement de Lionel Jospin comme Ministre de la jeunesse et des sports, poste qu‘elle conservera jusqu’à la fin de la législature[2]. Jusqu’ici inconnue du grand public, elle s’est fait connaître par son soutien à la lutte contre le dopage. La loi du 23 mars 1999 a marqué une avancée dans le domaine: durcissement des contrôles, amélioration de la prévention avec la création du Conseil de prévention et de lutte contre le dopage (depuis remplacé par l’Agence française de lutte contre le dopage). Autre nouveauté: la création en 1997 du Conseil national de la jeunesse.
Parallèlement, elle devient secrétaire nationale du PCF en 2001 aux côtés de Robert Hue, élu président. Candidat malheureux à la présidentielle de 2002 (3,37%), il démissionne laissant Marie-George Buffet seule à la tête du parti. Première femme à diriger le PCF, elle s’écarte de la tradition d’union de la gauche pour tenter un rassemblement des forces antilibérales.
Réélue députée de Seine-Saint-Denis en 2002 et chef de file des communistes, elle s’impose comme l’une des figures du «non» au référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen. Du succès des «nonistes» naît l’idée d’une candidature unique de la gauche antilibérale à l’élection présidentielle de 2007. Fidèle à sa stratégie d’ouverture, Marie-George Buffet sollicite l’investiture. Les différents collectifs la désignent candidate malgré les accusations d’un «coup de force» de la part des communistes. Choisie par les collectifs mais rejetée par les organisations politiques, Marie-George Buffet se présente quand même à l’élection sous la bannière du «rassemblement populaire et antilibéral», sans l’étiquette PCF[3]. Elle obtient 1,93% des voix, le pire score de l’histoire des communistes.
Malgré la claque de la présidentielle, Marie-George Buffet est réélue en 2008 à la tête du PCF. Elle poursuit le rapprochement avec d’autres formations politiques, en-dehors du Parti Socialiste. En 2009, le PCF se présente aux élections européennes en alliance avec le Parti de Gauche mené par Jean-Luc Mélenchon. L’expérience du Front de Gauche est renouvelée à l’occasion des régionales de mars 2010.
Elle passe finalement la main à Pierre Laurent qui lui succède comme secrétaire national le 20 juin 2010, une transition vécue comme un «verrouillage» du PCF par certains militants.
En vue de l’élection présidentielle de 2012, l’alliance du Front de Gauche devrait être renouvelée. Plusieurs candidats se sont déjà déclarés: Jean-Luc Mélenchon (PG), André Chassaigne (PCF) et André Gerin (PCF). Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a indiqué que la question sera tranchée lors du conseil national des 8 et 9 avril 2011.
- ↑ Marie-George Buffet interviewée par Jean-Pierre Pernaut. Diffusé sur TF1 le 30 mars 2007
- ↑ Journal France 3 Ile-de-France du 5 juin 1997
- ↑ «Marie-George Buffet. Communiste sans le dire», Ioulia Kaspoutina, 11 avril 2007, Le Monde
Ses opinions
- Europe
Marie-George Buffet défend la continuité du « non » au référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen et au traité de Lisbonne. Elle se prononce pour une Europe sociale: salaire minimum européen de 60% du salaire moyen de chaque pays.
- Sur la fiscalité
Marie-George Buffet défend une fiscalité qui pèse moins sur le travail et plus sur le capital: elle est notamment pour la suppression du bouclier fiscal.
- Travail
Elle est pour la régularisation des travailleurs sans-papiers.
- Retraites
Opposante de la première heure à la réforme des retraites, elle est pour le maintien de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans.
- Partis politiques
Front de Gauche
Marie-George Buffet appelle à poursuivre le rassemblement et à l’élargir le plus possible: «il n’y a pas de frontières au Front de Gauche».
Ses publications
- Un peu de courage !, Le cherche midi, 2004.
Son réseau
Au sein du PCF, Marie-George Buffet est tenante de la ligne majoritaire avec Pierre Laurent, actuel secrétaire national, ou encore Patrick le Hyaric (député européen et directeur de l’Humanité). Elle a longtemps été sous l’aile de Pierre Blottin, numéro deux officieux du PCF.
Symbole de la génération Robert Hue, Marie-George Buffet est l’un des deux ministres communistes du gouvernement de Lionel Jospin avec Jean-Claude Gayssot, ministre des transports, et l’une des figures de la «gauche plurielle».
En 2005, elle a fait campagne pour un «non de gauche» au référendum sur le traité constitutionnel européen aux côtés d’Olivier Besancenot, José Bové et Jean-Luc Mélenchon.
En tant qu’éphémère candidate unitaire de la gauche antilibérale en 2007, elle a sollicité le vote de militants du NPA, des Verts, d’Attac, de syndicalistes (CGT, FO) et de petites formations comme les Alternatifs.
Depuis les européennes de 2009, le PCF se présente en alliance avec le Parti de Gauche dirigé par Jean-Luc Mélenchon.
Militante pour le droit des femmes, Marie-George Buffet a suivi les traces de la féministe et communiste Madeleine Vincent. Elle est également liée à Giselle Halimi qui a soutenu le Front de Gauche aux élections européennes de 2009.



