Marion Maréchal-Le Pen
- Date de naissance:
10 décembre 1989
- Lieu de naissance:
à compléter
- Situation familiale:
à compléter
- Postes actuels:
- Députée de la troisième circonscription du Vaucluse
- Etudiante en Master de droit public (Panthéon Assas)
- Sites et blogs:
[modifier] Pourquoi elle compte
Marion Maréchal-Le Pen incarne la troisième génération de la famille fondatrice du Front national. Petite-fille de Jean-Marie Le Pen et nièce de Marine Le Pen, Marion est la fille de sa sœur Yann et de Samuel Maréchal, ancien cadre du parti.
Malgré deux campagnes à son actif, les municipales de 2008 à St-Cloud ainsi que les régionales de 2010 dans les Yvelines, la jeune femme, restée discrète, s'est vue propulsée dans les médias pour la campagne des législatives de 2012. Elle est candidate dans la 3e circonscription du Vaucluse, département où le Front national a réalisé l’un de ses meilleurs scores au premier tour de la présidentielle, avec l’objectif de succéder à Jean-Michel Ferrand, figure locale et élu sans discontinuer depuis 1986.
Au soir du premier tour, elle crée la surprise en arrivant en première position avec 34,63% des suffrages, devant Jean-Michel Ferrand (30,03%) et la socialiste Catherine Arkilovitch (21,98%). Elle est élue députée au second tour, bénéficiant d'une triangulaire l'opposant au sortant et à la socialiste qui, arrivée en troisième place, décide de se maintenir malgré les consignes nationales de Martine Aubry.
[modifier] Son parcours
Cette étudiante en droit public à l'université Panthéon-Assas a grandi naturellement dans le bain du Front national: Marion Maréchal-Le Pen est la petite-fille de Jean-Marie Le Pen, la nièce de Marine Le Pen et son père, Samuel Maréchal, a longtemps été cadre du parti.
Malgré l'implication politique de sa famille et les conséquences sur sa vie personnelle, son arrivée sur le terrain reste plus discrète que celle de sa tante. Elle adhère au Front national à 17 ans et conserve un statut limité: Marine Le Pen la désignera d'ailleurs comme «une militante FN parmi des milliers d'autres».
L'émergence
Si elle avait fait campagne pour la liste FN de Saint-Cloud aux élections municipales en 2008, c'est lors de la course aux régionales de 2010 qu'elle attire pour la première fois l'attention des médias. Alors âgée de 19 ans, et malgré une expérience compliquée lors d'une interview filmée lors de laquelle elle fond en larmes, elle figure en seconde place sur la liste départementale menée par Philippe Chevrier pour les Yvelines, et vote en compagnie de son grand-père. Mais la liste régionale menée par Marie-Christine Arnautu ne dépasse pas le premier tour, et Marion Maréchal-Le Pen, retourne à ses études, disparaissant temporairement de la scène publique.
Les législatives de juin 2012
Son retour sous les projecteurs, elle le doit son grand-père, qui lui apporte son soutien et l'investiture du FN pour les législatives 2012. Elle devient alors la plus jeune candidate du parti frontiste, dans la 3e circonscription du Vaucluse. Le choix géographique de ce parachutage assumé est double; il s'agit d'abord de «laver l'honneur» du famille FN, accusé en 1990 d'avoir incité des profanations antisémites dans un cimetière de Carpentras, mais aussi de profiter du nombre très élevé de voix (31,50%) recueilli par Marine Le Pen au premier tour de l'élection présidentielle.
Arrivée en tête du premier tour des législatives 2012 avec 34,6% des voix, devant le candidat UMP et député sortant Jean-Michel Ferrand, Marion Maréchal-Le Pen pourrait faire face à un «front républicain» au second tour. Martine Aubry, qui redoute le résultat défavorable d'une triangulaire, a demandé à sa candidate Catherine Arkilovitch de se retirer du scrutin, ce que celle-ci a refusé. Interrogée après l'annonce des résultats, Marion Maréchal-Le Pen a elle répété sa volonté de défendre « la valeur du protectionnisme économique, la lutte contre le fédéralisme européen et la limitation drastique de l'immigration.»
[modifier] Ses opinions
Sur son entrée en politique
«Je ne débute pas réellement en politique car j'ai déjà été candidate, aux municipales à Saint-Cloud et aux régionales en 2010 où j'étais deuxième de liste dans les Yvelines. Adhérente au Front national depuis mes 17 ans, militante de terrain depuis très longtemps [...], je dispose d'une certaine légitimité à être candidate. (Je ne m'engage pas) par mimétisme. Je ne suis pas coachée par ma famille, je suis autonome, avec ma personnalité et mon point de vue [...] Je ne suis pas la marionnette de mon grand-père, contrairement à ce que peut dire Jean-Michel Ferrand» (France Soir, le 11 mai 2012)
Sur son image et la peine de mort
«J'ai une image peut-être moins dure, c'est certainement le fait d'être une femme, d'être jeune. Mais j'ai aussi des points de désaccord avec le parti, sur le référendum pour le rétablissement de la peine de mort par exemple, je suis plus favorable à la perpétuité réelle» (AFP)
Sur l'immigration
«Le pays n'est pas en mesure d'assimiler ses nouveaux arrivants et de financer en même temps leur mode de vie en plus de leurs demandes identitaires» (The Guardian, 4 juin 2012)
[modifier] Son réseau
Au vu de son âge et de son parcours, Marion Maréchal-Le Pen peut surtout compter sur l'appui de sa famille, au sens littéral comme au sens politique. Son grand-père Jean-Marie Le Pen, a insisté pour qu'elle dépose sa candidature malgré son statut d'étudiante et l'approche des périodes d'examen. Marine Le Pen la décrit comme «elle-même en plus jeune»
Au niveau local, Marie-Christine Arnautu, ex-présidente du groupe FN au Conseil Régional d'Ile-de-France, et vice-présidente du parti, qui a très tôt décelé son potentiel médiatique et l'a incitée à participer aux régionales de 2010, [ne tarit pas d'éloges sur sa protégée: «Elle a toujours été démarcher les jeunes, que ce soit ses amis ou à la fac. Je me suis rendue compte qu'elle savait leur parler. C'est justement un public qui est en train de revenir vers nous» (Le Nouvel Observateur, 4 décembre 2009)
Le même sentiment anime Philippe Chevrier, tête de liste départementale du parti dans les Yvelines en 2010 : «La présence de Marion nous aide dans le contact avec les jeunes du fait de sa spontanéité et des thèmes qu’elle aborde qui sont proches des préoccupations des jeunes (transports en commun, logements étudiants, scolarité, condition étudiante, systèmes éducatifs, emploi des jeunes etc..). Mais elle nous aide aussi vis-à-vis des femmes qui apprécient sa gentillesse et des hommes moins jeunes qui sont séduits par la fraîcheur de ses propos. L’ensemble des électeurs sont surtout impressionnés par sa franchise et son étonnante maturité sur des sujets aussi délicats que l’identité nationale ou le sens de son engagement politique.»
Marion Maréchal-Le Pen bénéficie enfin d'aménagements entre le FN et la Ligue du Sud, parti d'extrême-droite régionaliste mené par le maire d'Orange Jacques Bompard, puisque son suppléant Hervé de Lépinau est lui-même membre de la Ligue.



