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Nathalie Kosciusko-Morizet


  • Date de naissance:

14 mai 1973


  • Lieu de naissance:

Paris


  • Situation familiale:

Mariée à Jean-Pierre Philippe, deux fils (Paul-Elie et Louis-Abel)


  • Postes actuels:
    • Maire de Longjumeau (Essonne)(depuis 2008)
    • Porte-parole de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy

Pourquoi elle compte

Membre de l'UMP dès sa création et soutien de Nicolas Sarkozy pour l’élection présidentielle de 2007, elle a décroché des postes de plus en plus importants au gouvernement, liés à des nouveaux sujets de société comme l’écologie (elle est maintenant ministre de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement) et le développement numérique.

Nommée porte-parole de Nicolas Sarkozy pour sa campagne présidentielle de 2012, elle a quitté le gouvernement afin "d'éviter tout mélange des genres".


Son parcours

Sa jeunesse et sa vie personnelle

Nathalie Kosciusko-Morizet (surnommée «NKM») est née le 14 mai 1973 à Paris. Son père, François Kosciusko-Morizet, est maire UMP de Sèvres (Hauts-de-Seine) depuis 1995. Sa mère, Bénédicte Treuille est enseignante.

Les membres de sa famille ont depuis longtemps des rôles politiques prépondérants. Son arrière-grand-père, André Morizet était sénateur et maire communiste de Boulogne-Billancourt. Son gendre, Jacques Koscuisko-Morizet (grand-père de Nathalie-kosciusko Morizet), descendant du général polonais Tadeusz Kosciuszko, était un résistant gaulliste et ambassadeur de France aux États-Unis.

Ses parents lui donnent une éducation traditionnelle et bourgeoise. En avril 1977 nait son frère,Pierre Kosciusko-Morizet. Elle fait des études scientifiques puis une préparation aux grandes écoles au lycée Louis-le-Grand à Paris.

Elle intègre Polytechnique (promotion 1992) et se spécialise en biologie. Elle fait son service militaire dans la Marine à Djibouti. En 1997, elle obtient un diplôme d’ingénieure de l’École nationale du génie rural, des eaux et des forêts et devient membre du Corps des ingénieurs du génie rural et des eaux et forêts. A la fin de ses études, elle commence à militer au RPR sur les questions d’environnement.

En juillet 2003, elle épouse Jean-Pierre Philippe, docteur en économie, ancien d’EADS, ancien maire PS de Villefontaine (Isère) puis candidat UMP aux municipales de Longpont-sur-Orge en 2008. «Je ne renierai jamais ma culture de gauche, je me sens profondément mitterrandiste», déclarait pourtant [en 2008 http://elections.leparisien.fr/elections-municipales-2008/paris-ile-de-france-municipales/800-la-candidature-atypique-du-mari-de-la-ministre.php] celui qui a fait de son «double parcours» un argument de campagne. Lorsqu’elle le rencontre il est divorcé, père de trois enfants. «Il est alors chef de poste chargé de l’expansion économique à l’ambassade de France à Varsovie. Elle est stagiaire. Il a 42 ans, elle en a 24. Elle est de droite, il est socialiste. C’est le coup de foudre.» explique Paris Match.

Elle pose pour Paris Match lors de sa première grossesse et s’attire les critiques de certains politiques. Son fils Paul-Elie nait le 25 mai 2005.

Elle annonce sa deuxième grossesse en 2009, sur son profil facebook. Elle est alors secrétaire d’Etat à la prospective et au développement de l’économie numérique.

Sa carrière professionnelle

Elle intègre la politique dès 1997 en entrant à la direction de la prévision au ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie en tant qu’ agent contractuel. Elle s’occupe alors des politiques publiques et de l’environnement sous un angle économique (politique de l’eau, des déchets, et fiscalité environnementale).

Toujours au ministère de l’Economie, elle passe ensuite à la Direction des relations économiques extérieures en tant que responsable environnement. Elle soumet l’idée de créer un «guichet unique» pour les administrations et les entreprises lorsque se posent des problèmes entre le commerce et l’environnement. Elle participe à l’élaboration de la doctrine de la Direction de la prévision sur le principe de précaution à l’OMC.

En 1999, elle est promue, conseillère commerciale, responsable de la cellule «environnement» à la Direction des relations économiques extérieures (de 1999 à 2001).

Son entrée en politique

En mars 2000, sous le pseudonyme de Nathalie Dumartray, elle écrit plusieurs «notes» sur une nouvelle politique de l’environnement dans les Cahiers des Amis de Jacques Chirac. En 2001, elle fait partie de la campagne présidentielle de ce dernier.

Elle quitte le ministère de l’Environnement et intègre ensuite le privé en devenant chargée de mission auprès du directeur de la stratégie d’Alstom pour la politique industrielle, de 2001 à 2002.

C’est pendant cette période qu’elle entre à la direction des études du RPR pour suivre les questions d’environnement.

NKM députée

En 2002, elle devient conseillère pour l'environnement du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin.

Tentée par une candidature aux législatives de 2002 dans les Hauts-de-Seine, trop perçue comme un parachutage, elle se replie sur le poste de suppléante de Pierre-André Wiltzer (ex-UDF) en Essonne, un département qui a nettement évolué à droite depuis 1993.

En juillet 2002, elle devient, députée de la 4e circonscription de l’Essonne après que Pierre-André Wiltzer a été nommé ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie. A 29 ans, elle est la benjamine de l’Assemblée nationale. Le 2 septembre 2002, c'est elle qui conseille Jacques Chirac, avec qui elle a fait le voyage à Johannesburg, lorsque l'ancien président français a livré son fameux discours «Notre maison brûle!» sur l’environnement.

Le 17 décembre, elle a été choisie pour couper, en compagnie du Premier ministre et d’Alain Juppé, le ruban tricolore de l’inauguration du siège de l’Union pour une Majorité Populaire (UMP).

En 2003 elle est nommée secrétaire nationale de l’UMP, chargée de l’écologie. L’année suivante, elle est élue conseillère régionale UMP d’Ile-de-France. Son absentéisme est remarqué par les médias.

Elle obtient le poste de rapporteur à l’Assemblée nationale pour la charte de l’environnement et de la mission d’information sur l’effet de serre en 2004 et soutient le projet de Charte sur l’environnement.

Ce projet, lancé par Jacques Chirac lors de son discours d’Orléans le 3 mai 2001, est adopté en 2004. Cependant la relation de NKM avec Jacques Chirac est compliquée: en 2005, Bruno Le Maire écrit dans son livre Des hommes d’Etat que le président a bloqué sa nomination au ministère de l’Environnement («Elle s'y connaît, mais c'est une emmerdeuse»).

Dès novembre 2006 –elle a alors 33 ans et est députée depuis 4 ans– Nicolas Hulot [cite son nom pour occuper le poste de vice-Premier ministre chargé du Développement durable qu’il préconisait dans son Pacte écologique.

NKM secrétaire d’Etat

Lors de la campagne présidentielle de 2007, elle soutient Nicolas Sarkozy et devient sa conseillère en matière d’environnement. Lorsque ce dernier est élu président de la République, il la nomme secrétaire d’Etat à l’Ecologie sous la tutelle du ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo le 19 juin 2007, alors qu'elle vient d'être réélue députée. C’est Guy Malherbe, maire d’Epinay-sur-Orge, qui récupère son siège à l’Assemblée nationale.

En octobre 2007, elle aide Jean-Louis Borloo pour le Grenelle de l’environnement.

En 2008, elle est élue maire de Longjumeau (Essonne) et se fait remarquer une fois de plus pour ses absences. Après les élections, Jean-Claude Marquez, son adversaire socialiste à la mairie de Longjumeau demande au tribunal administratif de Versailles l’annulation de l’élection. La candidature de l’ex-maire de la ville (divers gauche) Philippe Schmit était considérée comme «fictive, de nature à altérer la sincérité du scrutin». Il avait en effet été nommé par Jean-Louis Borloo (ministère de l’Ecologie) inspecteur général de l’équipement en janvier. Un tract anonyme avait aussi été distribué quelques jours avant le scrutin du second tour, mettant en cause le frère du candidat socialiste. Le recours en annulation des élections municipales a été rejeté.

En mars de la même année et elle devient secrétaire générale adjointe de l’UMP. Sarkozy l’appelle directement pour lui annoncer sa promotion comme secrétaire générale adjointe.

Ses relations avec Jean-Louis Borloo sont tendues. En 2008, par exemple, elle s’attire les foudres du ministre de l’Ecologie et de Jean-François Copé en dénonçant un «concours de lâcheté» lors d’un débat sur les OGM.

Elle s’excusera sur Franc Inter: «Je regrette d'avoir lancé une polémique pareille. Je dis simplement que quand les uns et les autres essaient de montrer en permanence qu'il y aurait des divergences entre le ministre de tutelle et la secrétaire d'Etat, c'est bien qu'ils puissent dire ensemble que ce n'est pas le cas». Mais François Fillon lui demandera des «excuses publiques» pour son comportement.

La bise qu’elle donnera ensuite à Jean-Louis Bové lui vaut de vives critiques. Elle est parfois jugée trop sûre d’elle et «condescendante» par ses collègues. Elle a par exemple fait voter seule un amendement en avril 2008 pour limiter la culture des OGM et rompt les règles de solidarité de son gouvernement et de son parti.

Elle subit une sorte de sanction en étant écartée du secrétariat d’Etat à l’Ecologie pour rejoindre celui de la Prospective et du Développement de l'économie numérique, en remplacement d’Eric Besson, le 15 janvier 2009. Elle ne quitte cependant pas le gouvernement.

A cette époque, son frère Pierre Kosciusko-Morizet était président de l’association de l’Economie numérique, puissant lobby du secteur. Plusieurs noms (Bruno Retailleau, Frédéric Lefebvre) avaient été cités avant qu’elle ne soit désignée. Le 29 mars 2009, quelques mois après sa nomination, elle déclare au Figaro: «Je suis déjà dans l'après-Hadopi. Dès le début du mois d'avril, nous allons réunir tous les acteurs de l'après, tous ceux qui financent la musique sur le web, pour les faire réfléchir à de nouveaux modèles.»

En mai 2009, la Loi création et Internet (dite loi Hadopi) est acceptée par l’Assemblée nationale à 296 voix contre 233.

Elle a ensuite tenté de mettre en place le =droit à l’oubli, un principe qui permettrait aux internautes d’avoir le contrôle et/ou d’effacer leurs traces sur le net. Or sa charte n’avait pas été signée par les deux plus gros sites, Google et Facebook qui concentraient le plus de critiques en la matière. Elle déclarait alors en octobre 2010: «Les engagements concrets ainsi définis pourront servir de base à un futur accord international. Nous devons adopter des règles collectives de bonne conduite pour renforcer la protection de la vie privée sur Internet.»

Elle s’occupe aussi du plan «France Numérique 2012» lancé par Eric Besson pour accélérer le déploiement d’Internet à très haut débit et développer le secteur des jeux vidéo ayant un intérêt pédagogique et informatif.

En septembre 2010 elle accuse les opérateurs télécoms d’utiliser la hausse de la TVA sur les «box» annoncée par le gouvernement comme «prétexte» pour augmenter les tarifs de l’Internet.

Elle est connue encore aujourd’hui pour son utilisation des réseaux sociaux, comme Facebook ou Twitter.

NKM ministre

Lors du remaniement ministériel du 14 novembre 2010, elle succède à son ex-ministre de tutelle Jean Louis-Borloo qui renonce à rester dans la nouvelle équipe gouvernementale suite à l’ancrage à droite, aux relations tendues avec François Fillon et parce qu’il n’est pas nommé Premier ministre.

Elle devient donc ministre de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement. Le ministère perd alors l’énergie, confiée à Eric Besson (qui récupère aussi l’industrie et l’économie numérique). Cette mesure a été critiquée par des associations qui considèrent que l’écologie perd de son importance au gouvernement et que ce ministère se trouve également amputé de l’urbanisme, des technologie vertes et de la mer (l’aménagement du territoire est désormais gérée par le ministère de l’agriculture).

A son nouveau poste, NKM est notamment chargée de gérer des dossiers comme le service après-vente du Grenelle de l'environnement, la fronde anti-gaz de schiste et le nucléaire.


Ses opinions

Section à compléter.


Ses publications

  • Les Petits matins, essai sur la pensée politique, éditions Ramsay, 2002
  • Le changement climatique : aubaine ou désastre,éditions Cerf, coécrit avec Adret, François Bayrou, Sylvie Faucheux, Nicolas Hulot, Alain Juppé, Jean-Yves Le Déaut, Hervé Le Treut, Gilles Pennequin, Michel Rocard, Loup Verlet, Hubert Védrine et Dominique Voynet, 2007
  • L’homme saura-t-il réparer ce qu’il détruit ?, éditions François Bourin, écrit avec Dominique Voynet, 2008
  • Tu viens ?, éditions Gallimard, 2009
  • Le Front antinational, éditions du Moment, 2011


Son réseau

Section à compléter.


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