Sommaire |
Nicolas Hulot
- Date de naissance:
30 avril 1955
- Lieu de naissance:
Lille (Nord)
- Situation familiale:
Divorcé (Isabelle Patissier), puis remarié (Florence Lasserre). Deux enfants (Nelson et Titouan)
- Poste actuel:
- Fondateur de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l'homme
- Blogs et sites:
- Son Facebook
- Page Facebook de la Fondation
- Le site de la fondation
Pourquoi il compte
Nicolas Hulot a été battu par Eva Joly à la primaire d'Europe Ecologie-Les Verts pour la présidentielle de 2012.
Avec 41,34% des voix contre 58,16% pour Eva Joly, l'ex-présentateur s'est incliné. «Les militants ont choisi très largement Eva Joly, à partir de là (...) on dit bravo, on dit respect mais moi je retrouve ma liberté absolue», a-t-il déclaré.
Son immense popularité n'aura donc pas suffi pour s'imposer comme candidat à la présidentielle.
Electron libre du mouvement écologiste, lors de la présidentielle de 2007, il avait imposé l’environnement comme thème central avec son pacte écologique signé par plusieurs candidats de bords politiques opposés: Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Bayrou et Marie-George Buffet. Il avait finalement renoncé à se présenter préférant faire du lobby écologique autonome.
Son parcours
Nicolas Hulot est le fils de Philippe Hulot, ancien chercheur d'or et créateur de jardins, et de Monique Moulun, responsable de maisons de santé. Son père meurt d’un cancer alors qu’il est âgé de 15 ans et son frère se suicide quatre ans plus tard, le soir du réveillon de Noël, en 1974.
Après son baccalauréat, Nicolas Hulot effectue plusieurs petits boulots comme plagiste ou moniteur de voile. Déçu par la faculté de médecine[1], il est engagé comme photoreporter de 1975 à 1979 par Göksin Sipahioglu, le fondateur de la célèbre agence de presse Sipa.
Il est journaliste à France Inter de 1978 à 1987 et fait ses débuts à la télévision en 1980 dans une émission pour enfants «Les visiteurs du mercredi». Il rejoint ensuite TF1 comme animateur de l’émission «Ushuaïa, le magazine de l’extrême», qui devient «Ushuaïa Nature», dont il sera en 1998 le producteur et l'animateur. Il est alors considéré comme l’un des grands porte-parole français de la sauvegarde de la nature. C’est aussi lui l’inspirateur de la nouvelle chaîne Ushuaïa TV lancée sur le câble en 2005 appartenant au groupe TF1.
En 1990, il crée et préside la fondation Ushuaïa, qui devient en 1995 la fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme, visant à éduquer à la protection de l’environnement et reconnue d’utilité publique en 1996.
En 2006, il lance son «Pacte écologique» pour inciter les candidats à la présidentielle de 2007 à prendre des engagements sans équivoque sur l’environnement. Le pacte est signé par plusieurs candidats (Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, François Bayrou et Marie-George Buffet et par plus de 500.000 Français.
En 2009, la Fondation franchit une nouvelle étape en lançant la campagne ÉVOLUTION, Chapitre 2 invitant chacun à «se projeter dans l'avenir, à oser l’inédit pour bâtir autre chose».
Son engagement politique se fait autour de la problématique de l’environnement en conseillant plusieurs personnalités politiques comme Laurent Fabius, Nicolas Sarkozy ou Jacques Chirac. Il aurait d’ailleurs refusé la proposition de ce dernier de devenir ministre de l’Ecologie, comme il le dévoile dans son livre Le syndrome du Titanic. Nicolas Hulot est aussi à l’origine de l’initiative d’inclure une charte de l’environnement dans la Constitution, qui sera finalement insérée en mars 2005.
Dès l’été 2006, des rumeurs courent sur son éventuelle candidature à la présidentielle de 2007 mais il décide finalement de ne pas se présenter malgré ses 11% d’intention de votes.
La Fondation Nicolas Hulot est également à l’origine du Grenelle de l’Environnement avec son pacte écologique. En mars 2010, Nicolas Hulot se retire des groupes de travail après l’annonce par le gouvernement de l’abandon de son projet de taxe carbone, imaginé par deux experts de sa Fondation, Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean.
Le 13 avril 2011, il annonce sa candidature à la présidentielle de 2012. Lors de son discours de candidature du 13 avril 2011, il a sollicité «le soutien de l'ensemble des écologistes et notamment de mes amis d'Europe Ecologie-Les Verts, mais aussi plus largement de toutes celles et de tous ceux qui ne se résignent pas au déclin conjoint de l'humanité et de la nature».
La campagne pour la primaire EELV qui l'oppose à Eva Joly est tendue. Certains militants lui balancent même un seau d'épluchures sur la tête:
Le 12 juin, il reconnaît sa défaite (41,33% contre 58,1% pour Eva Joly) et laisse planer le doute sur la suite de son parcours. Sur Europe1, la journaliste Camille Langlade cite Nicolas Hulot: «"Mon téléphone a beaucoup sonné", lâche-t-il. Entre humour et ironie, il cite Jean-Louis Borloo, Nicolas Sarkozy et pourquoi pas la primaire socialiste. Conscient du symbole qu'il représente, Nicolas Hulot n'a pas pris de décision sur son rôle futur dans la campagne présidentielle de 2012.»
Vie privée et décorations
Nicolas Hulot a participé à la course rallye Paris-Dakar en 1980 ainsi qu’à de nombreuses expéditions: le Pôle Nord magnétique en scooter des neiges (1983), le Zambèze à la pagaie (1985), le Pôle Nord géographique en ULM (1986-87) et l'Okavango en hélicoptère (1988).
Il est également officier de la Légion d'honneur et de l'ordre national du mérite et chevalier des Arts et des Lettres.[1]
Nicolas Hulot est divorcé d’Isabelle Patissier, double championne du monde d’escalade, avec qui il s’était marié en 1993. Il vit aujourd’hui avec sa seconde femme depuis 2002, Florence Lasserre, actuelle conseillère municipale de Saint-Lunaire (Bretagne), avec qui il a eu deux enfants.
Le deltaplane, la montgolfière ainsi que la plongée sous-marine et le kitesurf sont ses loisirs. Il possède aussi une collection de livres sur les grandes expéditions polaires.[1]
Ses opinions
- Environnement
«2010 devait être une année de travail. Je ne pensais pas que les événements allaient s'enchaîner comme ça. D'abord, je ne pensais pas que le Conseil constitutionnel invaliderait (la taxe carbone) ni que la gauche serait aussi contre-productive sur ces sujets-là. On voit bien que le passage à l'acte est compliqué dès qu'on rentre dans le dur de la réalité écologique.»
- Économie
Depuis quelques années, il dénonce un «système économique dominant» profondément injuste et voué à la catastrophe car il n'a pas intégré la finitude des ressources, et cite abondamment Tim Jackson, économiste anglais, qui prône «la prospérité sans croissance», même verte.
«Un autre modèle que celui que repose simplement sur une croissance exponentielle est possible, il est même incontournable.» (Interview à Terra Eco du 13 avril 2011, jour de l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle de 2012.)
«Une croissance infinie dans un monde fini est sans issue: il faut être fou ou économiste pour y croire.» (Lors d'un colloque en décembre 2010).
- Énergie
«J’ai toujours été plus modéré que les anti-nucléaire primaires. J’ai du mal à me faire un avis sur comment on va se passer du nucléaire sans amplifier immédiatement les émissions de gaz à effets de serre et sans se mettre dans un péril énergétique. Mais l’objectif de sortir du nucléaire est pour moi un objectif incontournable.» (Interview à Terra Eco du 13 avril 2011, jour de l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle de 2012.)
- Jeunesse
«Je le dis aux jeunes de manière formelle et solennelle: l’enjeu écologique est la condition indispensable de leur liberté et de leur survie de demain, ou en tous cas d’un avenir qui soit jouable pour eux. […] Sans leur créativité, sans leur disponibilité, je sais que ma démarche sera vaine. Je vais avoir besoin de leur participation.» (Interview à Terra Eco du 13 avril 2011, jour de l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle de 2012.)
- Partis politiques
Sur Europe Ecologie-Les Verts
«Il me paraît excessivement logique que le premier soutient que je demande est aux écologistes en général, et plus particulièrement à cette formation Europe Ecologie-Les Verts, dont il me semble que nous avons plus de choses qui nous rapprochent que de choses qui nous éloignent.» (Interview à Terra Eco du 13 avril 2011, jour de l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle de 2012.)
«Mon mode d'engagement m'oblige à une certaine neutralité: c'est parce que je parle à tout le monde, que j'ai pu aider à monter le Grenelle, ou le "paquet" climat-énergie. Mais je ne vais pas être hypocrite et nier mon histoire, mes amitiés, mes affinités avec Europe Ecologie! Cela dit, cette amitié ne vaut pas consigne de vote: je n'ai pas à me substituer aux consciences des gens.»
Sur l’UMP
«Je pense que l’état d’esprit et la culture de la majorité actuelle n’est pas compatible avec les exigences de changement telles que je les souhaite et que je les vois.» (Interview à Terra Eco du 13 avril 2011, jour de l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle de 2012.)
Sur le Front national
«Je ne peux pas oublier que ce parti s’est accommodé de formules, de proximité idéologique avec des choses qui sont éternellement inacceptables. Je ne peux pas oublier tout ça du jour au lendemain sous prétexte que dans son vocabulaire et ses postures, on a tamisé cela.» (Interview à Terra Eco du 13 avril 2011, jour de l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle de 2012.)
- Solidarité
«La justice sociale est principalement conditionnée par l’enjeu écologique, parce que l’enjeu écologique conditionne tous les enjeux de solidarité.» (Interview à Terra Eco du 13 avril 2011, jour de l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle de 2012.)
Ses publications
- Livres
- Tabarly, 45 ans de défi, 1976, Pac
- Ces enfants qui souffrent, 1978, Pac
- Chasseurs de pôles, 1989, Albin Michel
- Les Chemins de traverses, 1989, Lattès
- Etats d'âme, 1991, Lattès
- Questions de nature, 1995, Plon
- A mes risques et plaisirs, 1998, Plon
- Pour que la Terre reste humaine, 1999, Seuil
- Ushuaïa nature: paradis du bout du monde, 2000, Lafon
- Planète nature, 2002, Lafon
- Combien de catastrophes avant d'agir ?, 2002, Seuil
- Le Syndrome du Titanic, 2004, Calmann-Lévy
- Ecologuide de A à Z: pour les juniors, 2004, Le cherche midi
- Graines de possibles, regards croisés sur l'écologie, avec P. Rabhi, 2005, Calmann-Lévy
- La Terre en partage: éloge de la biodiversité, 2005, La Martinière
- Pour un pacte écologique, 2006, Calmann-Lévy
- Le syndrome du Titanic 2, 2009, Calmann-Lévy
- Parcs nationaux en France, avec P. Desgraupes et M. Fonovich, 2009, Aubanel
- Film
- Le Syndrome du Titanic, 2009, réalisateur
Son réseau
Le délégué national d’Europe-Ecologie-Les Verts, Pascal Durand, est un de ses proches, tout comme l'eurodéputée Sandrine Bélier. Un autre membre de son cercle est Jean-Paul Besset, eurodéputé d’Europe-Ecologie mais qui a démissionnédu staff d’Europe-Ecologie, décrivant un «climat de guerre froide» au sein du parti. Il est ami depuis 30 ans avec Gérard Feldzer, le président du comité régional de tourisme d’Ile-de-France depuis mai 2010.
Sa fondation compte un lobby écologique autonome ainsi qu’un «comité de veille» composé de scientifiques, artistes et intellectuels. [1] Il a rencontré plusieurs personnes comme le sociologue Edgar Morin, le philosophe Patrick Viveret proche des altermondialistes, l'environnementaliste américain Lester Brown, le spécialiste de l'énergie Jean-Marc Jancovici, ou encore Pierre Rahbi, ancien membre du mensuel français «Décroissance».
Sa fondation Nicolas Hulot pour la nature et les hommes est financée par Bouygues, l’Oréal et notamment EDF, le producteur national d’électricité qui possède des centrales nucléaires.[1] La SNCF a aussi participé au financement de son film Le naufrage du Titanic.
Il est proche de Jacques Chirac et de Jean-Louis Borloo. Paris Match écrit en décembre 2010 que Nicolas Hulot ne se sent pas prêt à se présenter à la présidentielle 2012 si Jean-Louis Borloo est candidat.
Au sein des Verts, il est contesté. Certains lui reprochent son pacte écologique qui a mis fin au débat sur l’environnement pendant la présidentielle de 2007, estimant que le sujet était réglé une fois le pacte signé. Dans un article de Rue89 , un membre des Verts a déclaré au sujet de la campagne pour les élections européennes de 2009: «C'est sûr que si vous demandez aux gens ici, ils auraient préféré qu'il fasse campagne avec nous. En même temps, Nicolas Hulot gagne 30.000 euros par mois à TF1, il ne peut pas dire ce qu'il veut non plus... Mais, au moins, il n'aura pas été une capacité de nuisance. En 2007, il avait tué la campagne des Verts. Cette fois, il n'a pas fait de Pacte écologique européen.»



