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Nicolas Sarkozy


Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa


  • Date de naissance:

28 janvier 1955


  • Lieu de naissance:

Paris (17e arrondissement)


  • Situation familiale:

Marié (avec Carla Bruni depuis le 2 février 2008). Deux fois divorcé (avec Marie-Dominique Culioli, puis Cécilia Ciganer-Albéniz). Quatre enfants (Pierre, Jean, Louis et Giulia).


  • Poste actuel:


  • Sites et blogs:
    • Son Facebook
    • Le site de la présidence de la République
    • Le twitter de la présidence de la République

Pourquoi il compte

Nicolas Sarkozy a été battu dimanche 6 mai 2012 au second tour de l'élection présidentielle par le candidat socialiste François Hollande, alors qu'il se présentait à sa propre succession, avec un score de 48% contre 52% pour son adversaire.

Avec 27,18% des suffrages exprimés le 22 avril, Nicolas Sarkozy avait accédé au deuxième tour de l'élection présidentielle le 22 avril, réalisant le second meilleur score derrière François Hollande, une première pour un président sortant.

Élu sur un programme de «rupture» en 2007 qui avait fait naître de grands espoirs, il était devenu un des présidents les plus impopulaires dans les études d'opinion sur la fin de son mandat.



Son parcours

L'enfance

De son patronyme complet «Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa», Nicolas Sarkozy est le fils de Pal Sarközy de Nagy-Bocsa, né en 1928 à Budapest, en Hongrie, et de Andrée Mallah, née en 1925 à Paris. En 1949, Pal Sarkozy, devenu publicitaire à Paris, rencontre Andrée Mallah, étudiante en droit.

Le couple se marie en 1950 et donne naissance à trois fils: Guillaume, né en 1951 (ancien PDG des entreprises de textile Tissages de Picardie et Rinet, vice-président du Medef de 2000 à 2005, actuel délégué général du groupe Malakoff Médéric, spécialisé dans les assurances privées complémentaires); Nicolas, né en 1955; et François, né en 1957 (pédiatre de formation, vice-président depuis 2006 de la société pharmaceutique BioAlliance Pharma, président depuis 2010 de Publicis Healthcare Consulting, agence de conseil spécialisée dans la santé).

En 1959, les parents de Nicolas Sarkozy divorcent. Sa mère, surnommée «Dadu», reprend alors ses études et devient avocate au barreau de Nanterre. En 1973, elle s'installe avec ses trois fils à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).

La jeunesse

Nicolas Sarkozy n'a pas été un élève brillant. Élève au lycée Chaptal (8e arrondissement de Paris), il redouble sa 6e dans un cours privé du quartier avant d'obtenir un baccalauréat B en 1973. Inscrit à l'université Paris X de Nanterre, il décroche une maîtrise de droit privé en 1978.

Étudiant à Sciences-Po en 1979, il n'en sort pas diplômé en 1981 à cause d'une note éliminatoire en anglais selon sa biographe Catherine Nay. Entre temps, en 1980, il a obtenu son certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA). Il aurait également décroché un DEA en sciences politiques à Paris X, mais cette mention fait débat.

L'avocat

En 1981, Nicolas Sarkozy prête serment comme avocat. Il intègre alors comme collaborateur le cabinet de l'avocat Guy Danet, un ami de sa mère.

En 1987, parallèlement à sa carrière politique, il se met à son compte et s'associe avec les avocats Arnaud Claude, spécialisé dans le droit immobilier, et Michel Leibovici pour créer le cabinet d'affaires «Leibovici-Claude-Sarkozy».

Il est toujours actionnaire pour 34% du cabinet, installé dans le 8e arrondissement de Paris et rebaptisé depuis son élection à l'Élysée en 2007 «Arnaud Claude & associés».

Mais son associé a expliqué en octobre 2007 que Nicolas Sarkozy avait mis en place une «location» de ses actions au profit de ce dernier et ne toucherait donc pas le temps de son mandat présidentiel de dividendes de la société.

Les débuts en politique

Très jeune, Nicolas Sarkozy s'est engagé en politique. En 1974, il adhère à l'Union des démocrates pour la République (UDR) et soutient la candidature de Jacques Chaban-Delmas à la présidence de la République. En 1975, il participe au congrès de l'UDR à Nice en temps que délégué départemental des jeunes UDR des Hauts-de-Seine. Il prononce alors son premier discours politique, à 20 ans. Il arque les esprits de plusieurs responsables gaullistes comme Charles Pasqua et Jacques Chirac, en déclarant à la tribune: «Être jeune gaulliste, c'est être révolutionnaire!».

Un an plus tard, en 1976, il adhère au tout nouveau Rassemblement pour la République, le RPR créé par Jacques Chirac, et devient le responsable du parti gaulliste dans la section de Neuilly-sur-Seine. En 1977, il est élu conseiller municipal de Neuilly sur la liste du maire Achille Peretti. En 1980, il s'approche un peu plus encore de Jacques Chirac en présidant le comité de soutien des jeunes RPR à la candidature du maire de Paris à l'élection présidentielle de 1981.

L'homme de Neuilly

Le premier tournant politique dans la carrière de Nicolas Sarkozy a lieu en 1983. Cette année-là, Achille Peretti, le maire de Neuilly, meurt brutalement d'une crise cardiaque. Des élections municipales anticipées sont donc organisées. Le successeur désigné du maire est Charles Pasqua, député et sénateur RPR des Hauts-de-Seine, et conseiller municipal de Neuilly.

Mais, hospitalisé à la suite d'une hernie, Charles Pasqua ne peut faire campagne. Il charge alors Nicolas Sarkozy de le faire pour lui. L'aîné apprécie le jeune homme au point d'avoir été son témoin de mariage lors de sa première union avec Marie-Dominique Culioli en 1982.

Mais sans le prévenir, Nicolas Sarkozy décide de faire campagne pour lui-même. A 28 ans, il se fait élire maire de Neuilly, un des plus jeunes de France, en avril 1983. Charles Pasqua vivra longtemps ce coup de force comme une trahison personnelle de Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy reste maire de Neuilly jusqu'en 2002. Il fait de cette ville des grandes fortunes son tremplin politique pour sa carrière nationale. Dès son élection en 1983, il crée par exemple «Neuilly Communication», un club qui réunit les PDG ou directeurs généraux des groupes de communication installés dans la ville. Peu à peu, le jeune maire, par ailleurs avocat d'affaires, tisse un réseau important dans les milieux économiques, industriels et médiatiques français.

En 1988, le jeune élu poursuit son ascension politique en s'engageant auprès de Jacques Chirac lors de la campagne présidentielle. Il devient un proche de sa fille Claude Chirac, puis d'Édouard Balladur, «l'ami de trente ans» du Premier ministre. Jacques Chirac est de nouveau battu, mais Nicolas Sarkozy, candidat aux élections législatives dans la foulée, est élu député de la 6e circonscription des Hauts-de-Seine.

Le jeune ministre

En 1993, réélu député, Nicolas Sarkozy devient pour la première fois ministre, à 38 ans, lors de la cohabitation entre le président François Mitterrand et le nouveau Premier ministre Édouard Balladur. Nommé ministre du Budget, il est également porte-parole du gouvernement.

A la même période, il devient définitivement connu du grand public par le biais d'un fait divers. Le 13 mai 1993, un homme surnommé «Human Bomb» prend en otage 21 enfants dans une classe de maternelle à Neuilly. Nicolas Sarkozy, maire de la ville, négocie en direct avec le forcené et obtient la libération d'otages. Human Bomb sera abattu lors de l'intervention du Raid. Cette affaire permet à Nicolas Sarkozy d'acquérir une envergure nationale.

1995, la guerre Chirac-Balladur

L'élection présidentielle de 1995 est le deuxième tournant dans l'histoire sarkozyste. Jusqu'ici proche de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy décide de soutenir Édouard Balladur, candidat contre le leader du RPR et favori des sondages, et devient son porte-parole.

La rupture entre Chirac, qui avait refusé de devenir premier ministre en 1993 pour se réserver pour la présidentielle, et Balladur, est totale. La bataille électorale entre les deux hommes est très dure. Déjouant tous les pronostics, Édouard Balladur est éliminé dès le premier tour de l'élection qui voit Jacques Chirac l'emporter.

Commence alors une «traversée du désert» pour Nicolas Sarkozy. Absent du nouveau gouvernement d'Alain Juppé, il est rejeté par les militants et par la direction du RPR qui estiment qu'il a trahi le camp chiraquien.

Isolé, il publie durant l'été 1995 dans le quotidien Les Echos, sous le pseudonyme de «Mazarin», une série de lettres, «Les lettres de mon château», courriers politiques fictifs du président Chirac. La véritable identité de Mazarin ne sera rendue publique qu'en 2007, après l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République.

Le faux retour

En 1997, la victoire de la «gauche plurielle» aux législatives relance Nicolas Sarkozy. Il devient secrétaire général du RPR, alors présidé par Philippe Séguin. La démission surprise de ce dernier en 1999 le propulse à la tête du parti gaulliste.

Mais le cadeau est empoisonné. Chargé de conduire la liste RPR aux élections européennes de 1999, il enregistre une sévère défaite. Sa liste termine troisième, derrière celle souverainiste de Charles Pasqua et Philippe de Villiers, et celle du Parti socialiste. Nicolas Sarkozy démissionne de la présidence du RPR et se retire de la vie politique pour se consacrer à ses activités d'avocat. En 2001, il publie un ouvrage, Libre, dans lequel il revient sur son parcours.

Le vrai retour

En 2002, Nicolas Sarkozy se rapproche de Jacques Chirac et soutient la ré-élection du chef de l'Etat à la présidence de la République. Si Matignon lui échappe au profit de Jean-Pierre Raffarin, Nicolas Sarkozy devient n°2 du gouvernement, nommé ministre de l'Intérieur. Dès sa prise de fonction, il marque les esprits en multipliant les déplacements sur le terrain, au point d'être surnommé «Speedy Sarko», et en faisant de la sécurité son thème de prédilection.

Dès novembre 2003, ministre le plus populaire, il dévoile ses ambitions présidentielles pour l'élection de 2007. Invité de l'émission télévisée «100 minutes pour convaincre», il répond au journaliste Alain Duhamel qui lui demande s'il lui arrive de penser à la présidentielle le matin en se rasant: «pas simplement quand je me rase».

En mars 2004, Nicolas Sarkozy quitte la place Beauvau pour rejoindre Bercy et le ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie. S'il supervise la baisse de la participation de l'État dans le capital de France Télécom et le changement de statut d'EDF et GDF, il s'implique personnellement pour empêcher le dépôt de bilan du groupe privé Alstom

Le candidat

Le 29 novembre 2006, Nicolas Sarkozy annonce sa candidature à l'élection présidentielle de 2007. C'est le troisième tournant de sa carrière. Seul candidat de l'UMP après avoir éliminé toute concurrence dans le camp chiraquien, il est désigné par son parti le 14 janvier 2007. Il fait campagne sur la «rupture tranquille» et le pouvoir d'achat, avec le slogan «Travailler plus pour gagner plus». Son affiche de campagne proclame qu'«Ensemble, tout devient possible».

Le 22 avril 2007, il arrive en tête du premier tour de l'élection avec 31,18% des votes, devant Ségolène Royal (25,87%) et François Bayrou (18,57%). Le 2 mai, il affronte la candidate socialiste lors du traditionnel débat d'entre-deux-tours. Le 6 mai 2007, il remporte l'élection par 53,06% des suffrages contre 46,94% pour Ségolène Royal. Il prend ses fonctions le 16 mai 2007 et devient le 23e président de la République française. Du 1er juillet au 31 décembre 2008, il a présidé le Conseil européen. Depuis 2011, la France et Nicolas Sarkozy sont à la tête du G20.

La présidence

(A compléter)

L'élection présidentielle de 2012

Dès le début de la campagne, Nicolas Sarkozy se distingue d'abord en retardant l'annonce officielle de sa candidature jusqu'au 15 février. D'autre part, son statut de président sortant lui impose de défendre un bilan largement marqué par la crise économique et l'échec des politiques sécuritaires. Et d'affronter les études d'opinion lui attribuant une cote d'impopularité record.

Entré en campagne comme seul grand candidat de la droite classique entre Marine Le Pen et François Bayrou, il annonce semaine après semaine un programme prônant la maîtrise de l'immigration, la lutte contre les fraudes, la TVA sociale et la baisse des charges pour les entreprises, mais aussi la possibilité de suspendre la participation de la France à l'espace Schengen.

Dès novembre 2011, les premiers sondages d'intentions de vote le placent en deuxième position, derrière François Hollande, candidat déclaré du Parti Socialiste. Cette tendance ne s'inverse momentanément qu'à la mi-mars, avant d'être entérinée par le vote du premier tour, qui lui confère 27,18% des suffrages exprimés le 22 avril. S'il accède au deuxième tour de l'élection présidentielle, son score le place second derrière François Hollande, une première pour un président sortant.

Les affaires

  • L'affaire Karachi


Réponse de Nicolas Sarkozy à la question «Est-ce qu’en tant que ministre du budget vous avez été au courant de tels accords ?» [ie: accords éventuels sur des rétro-commissions]:

«[...] Qui peut croire à une fable pareille ? Qui peut croire à une fable pareille ? Et puis si vous avez des éléments, donnez-les à la justice et demandez à la justice qu’ils enquêtent. Enfin franchement, qu’est-ce que vous voulez que je réponde là-dessus ? Honnêtement, qu’est-ce que vous voulez que je réponde là-dessus ? Il y a quatorze ans, de surcroît ! Non… On est dans un monde où tout se sait, où la notion de secret d’État n’existe plus, et quatorze ans après, vous venez me dire : « Est-que vous êtes au courant de rétro-commissions qui auraient pas été versées à des Pakistanais dans le cadre de la campagne de M. Balladur » ?! Et vous, vous étiez pas au courant non plus, non ? [...]»

(19 juin 2009 - Conférence de presse de N. Sarkozy lors d'un conseil européen à Bruxelles.)


Ses opinions

Nous vous proposons certains discours clés prononcés durant la campagne présidentielle de 2007 et depuis son accession à la présidence de la République. (A compléter / détailler)

Discours d'investiture du 14 janvier 2007 prononcé lors du congrès UMP pour l'intronisation de la candidature de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2007.

Discours sur la Nation du 7 février 2007 prononcé lors d'un meeting à Toulon.

Discours sur la jeunesse du 18 mars 2007 prononcé lors d'un meeting au Zénith de Paris.

Discours sur la République du 11 avril 2007 prononcé lors d'un meeting à Villepinte.

Discours au soir du 1er tour prononcé le 22 avril 2007.

Discours sur l'idéologie et les valeurs du 29 avril 2007 prononcé lors d'un meeting à Bercy (Paris).

Discours de victoire au second tour prononcé le 6 mai 2007.

Discours sur l'Afrique prononcé le 26 juillet 2007 à l'université de Dakar au Sénégal.

Discours sur la laïcité et les religions prononcé le 20 décembre 2007 au palais du Latran, au Vatican en Italie.

Discours sur la sécurité et l'immigration prononcé le 30 juillet 2010 à Grenoble.

«Paroles de Français», Nicolas Sarkozy face à des Français sur TF1, émission du 25 janvier 2010.

«Paroles de Français», TF1, émission du 10 février 2011.



Ses publications

  • Sous le pseudonyme de «Mazarin»: «Les Lettres de mon château», parues dans le journal Les Echos en 1995
  • Au bout de la passion, l'équilibre, entretiens avec le journaliste Michel Denisot, Albin Michel, 1995.
  • Libre, Robert Laffont-XO, 2001.
  • Leclerc, un rêve d'Indochine, avec l'historien Jean-Michel Gaillard, scénario d'un téléfilm consacré à la vie du général Leclerc, 2003.
  • La République, les religions, l'espérance, Editions du Cerf, 2004.
  • Témoignage, XO Éditions, 2006.
  • Ensemble, XO Éditions, 2007.


Son réseau

La famille

C'est le premier «réseau» immédiat de Nicolas Sarkozy. Du côté de ses frères, Guillaume, l'aîné est l'actuel délégué général du groupe Malakoff Médéric, spécialisé dans les assurances privées complémentaires. Ancien chef d'entreprise dans le textile, il a dirigé la société des Tissages de Picardie puis celle de Rinet, avant d'être le vice-président du Medef de 2000 à 2005. Son cadet, François, pédiatre de formation, est le vice-président depuis 2006 du conseil de surveillance de la société pharmaceutique BioAlliance Pharma, et le président depuis 2010 de Publicis Healthcare Consulting, agence de conseil spécialisée dans la santé.

En 1982, Nicolas Sarkozy a épousé en premières noces, Marie-Dominique Culioli, fille d'un pharmacien corse de Vico. A l'époque, son témoin de mariage est Charles Pasqua. De cette union, naissent deux fils: Pierre, né en 1985, aujourd'hui producteur de rap sous le nom de Mosey, et Jean, né en 1986, qui a suivi son père en politique.

Conseiller général UMP des Hauts-de-Seine depuis 2008, son nom a été au centre d'une polémique lorsqu'en octobre 2009, Jean Sarkozy a été pressenti pour prendre, à 23 ans, la présidence de l'Etablissement public pour l'aménagement de la région de la Défense (Epad), l'organisme en charge de l'attribution des marchés immobiliers du premier quartier d'affaires français. Le parrain de baptême de Jean Sarkozy est Brice Hortefeux, ancien ministre de l'Intérieur, désormais conseiller de Nicolas Sarkozy à l'Elysée et un de ses plus vieux amis personnels.

En 1984, Nicolas Sarkozy rencontre sa future deuxième épouse, Cécilia Ciganer-Albéniz. Alors maire de Neuilly, il la marie à l'époque avec l'animateur de télévision Jacques Martin. En 1989, il quitte Marie-Dominique Culioli pour vivre avec Cécilia, mais le divorce avec sa première femme ne sera prononcé qu'au bout de huit ans de procédure. En 1996, Nicolas Sarkozy épouse Cécilia. Ses témoins de mariage sont les chefs d'entreprise Martin Bouygues (groupe Bouygues) et Bernard Arnault (groupe LVMH). Son troisième fils, Louis, naît en 1997. Son parrain est Martin Bouygues.

Cécilia Sarkozy a longtemps joué un rôle actif dans la carrière politique de Nicolas Sarkozy. Disposant d'un bureau au ministère de l'Intérieur, elle a été nommée conseiller technique de son époux devenu ministre de l'Economie. Une fois celui-ci élu président, elle a également eu un rôle diplomatique, en participant en 2007 à la libération d'infirmières bulgares détenues en Libye. Elle s'est alors rendue à deux reprises à Tripoli.

En 2005, alors que Nicolas Sarkozy est lancé dans la course à l'élection présidentielle de 2007, leur couple se sépare temporairement, avant de reprendre une vie commune. Mais le 18 octobre 2007, l'Elysée annonce par communiqué officiel leur divorce. Une première dans l'histoire des présidents de la République française.

Fin décembre 2007, Nicolas Sarkozy fait la connaissance de la mannequin et chanteuse Carla Bruni lors d'un dîner organisé chez le publicitaire Jacques Séguéla. Ils se marient le 2 février 2008 au palais de l'Elysée. Les témoins de Nicolas Sarkozy sont Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d'Edouard Balladur à Matignon et actuel directeur général du groupe Arnault, et Mathilde Agostinelli, responsable de la communication du groupe de luxe Prada.

Le réseau professionnel

Avocat d'affaires depuis 1981, Nicolas Sarkozy a d'abord intégré le cabinet de l'avocat Guy Danet. A partir de 1987, il ouvre sa propre structure et s'associe avec les avocats Arnaud Claude, spécialisé dans le droit immobilier, et Michel Leibovici pour créer le cabinet d'affaires «Leibovici-Claude-Sarkozy». Il sera l'avocat de plusieurs grands groupes industriels, notamment de Bouygues. En 1997, Bouygues a fait appel à ses conseils lorsque Vincent Bolloré a tenté de prendre le pouvoir au sein du groupe.

Nicolas Sarkozy est toujours actionnaire pour 34% du cabinet, installé dans le 8e arrondissement de Paris et rebaptisé depuis son élection à l'Elysée en 2007 «Arnaud Claude & associés». Son associé a expliqué en octobre 2007 que Nicolas Sarkozy avait mis en place une «location» de ses actions au profit de ce dernier et ne toucherait donc pas le temps de son mandat présidentiel de dividendes de la société.


Le réseau des patrons

Son métier d'avocat d'affaires, ses responsabilités politiques, son passage au ministère du Budget dans le gouvernement Balladur en 1993, puis à celui de l'Économie en 2004, ont permis à Nicolas Sarkozy de tisser des liens personnels avec les grands noms du CAC 40. Difficile même de faire l'inventaire complet de ses connaissances.

Parmi les plus emblématiques, Martin Bouygues. L'actuel PDG du groupe privé de BTP propriétaire de TF1 a rencontré Nicolas Sarkozy alors que ce dernier n'était encore que maire de Neuilly et que lui-même n'était pas destiné à succéder à son père Francis à la tête du groupe familial. Amis de longue date, Martin Bouygues a été le témoin de mariage de Nicolas Sarkozy et est le parrain de son troisième fils Louis.

Nicolas Sarkozy est également proche de Michel Pébereau, président du conseil de surveillance de BNP Paribas et figure incontournable du capitalisme français, à qui il demande parfois conseil.

Le banquier d'affaires Édouard de Rothschild, PDG de France-Galop et propriétaire du quotidien Libération, connaît également bien Nicolas Sarkozy. Les deux hommes sont même parfois partis en vacances ensemble.

Nicolas Sarkozy nourrit également des relations fortes avec Antoine Bernheim, président du groupe d'assurances Generali, figure historique de la banque Lazard, et considéré comme le «patriarche» français des affaires. Ou l'homme d'affaires canadien Paul Desmarais Sr, PDG de Power Corporation du Canada –groupe présent dans les médias, le bois et les services financiers– et invité au dîner d'honneur pour la victoire en 2007 au restaurant Le Fouquet's. Autres amis, Jean-François et Jean-Charles Decaux, patrons du groupe d'affichage; Dominique Desseigne, PDG du groupe de casinos Barrière et propriétaire du palace Le Fouquet's où Nicolas Sarkozy a fêté sa victoire en mai 2007; François Pinault, fondateur d'Artémis, Bernard Arnault, le patron du groupe de luxe LVMH qui a été aussi son témoin de mariage et dont le bras droit est Nicolas Bazire, autre proche de Sarkozy; Serge Dassault, sénateur-maire UMP, propriétaire du Figaro et dirigeant du groupe d'armement; Arnaud Lagardère, PDG du groupe Lagardère, les deux hommes se sont même longtemps considérés comme des «frères».

Vincent Bolloré, rencontré dans les années 1980 à Neuilly, a prêté son yacht privé, Le Paloma, à Nicolas Sarkozy après son élection à l'Élysée. Stéphane Richard, inspecteur des finances qui a fait fortune dans Nexity, est devenu avec l'appui de l'Élysée PDG de France-Télécom. En 2006, lors de sa remise de la Légion d'honneur par Nicolas Sarkozy, ce dernier lui confie publiquement «Stéphane, tu as bien réussi, tu es riche, peut-être un jour j'y arriverai comme toi. C'est la France que j'aime».

François Pérol, ancien secrétaire général adjoint de Nicolas Sarkozy à l'Élysée, déjà collaborateur de l'ancien ministre de l'Économie, a été nommé à la tête du groupe Banque populaire-Caisses d'épargne. En 2004, il a pris sa carte à l'UMP. Henri Proglio, PDG de Veolia, a été placé lui à la tête d'EDF par le chef de l'État. Alain Minc, conseiller de plusieurs grands patrons, a également l'oreille de Nicolas Sarkozy. Conseiller informel, il souffle idées et noms au président de la République.

La garde rapprochée

Ils font partie de la «cellule» politique qui conseille Nicolas Sarkozy à l'Elysée. Parmi ces visiteurs, l'ancien journaliste de Minute Patrick Buisson, spécialiste des idées de la droite et de l'extrême-droite; Pierre Giacometti, politologue spécialiste des sondages, ancien directeur général d'Ipsos France et président depuis 2008 du cabinet «Giacometti Péron & Associés»; Jean-Michel Goudard, publicitaire –il est le «G» de la société Euro-RSCG –qui a déjà fait sa campagne en 2007; Franck Louvrier, conseiller presse de l'Elysée. Avant d'être nommé en 2011 ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée et ancien directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, faisait partie de ce premier cercle. Brice Hortefeux, ancien ministre de l'Intérieur, ami de Nicolas Sarkozy et annoncé comme futur conseiller politique du président, devrait l'intégrer. Egalement toujours à ses côtés depuis la campagne de 2007, le haut fonctionnaire Henri Guaino, la «plume» du président.

Plusieurs de ses hommes (Guéant, Goudard, Hortefeux) ont également fait partie de ce que Le Monde a qualifié en 2006, quelques mois avant l'élection présidentielle, «La Firme» de Nicolas Sarkozy. Un groupe d'hommes et de femmes entièrement dévoués à leur champion, le candidat Nicolas Sarkozy. Une garde rapprochée prête à contrer les attaques et aussi à rendre les coups. Parmi les autres membres de «la Firme» à l'époque: Frédéric Lefebvre, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy sur les relations avec les parlementaires devenu ensuite député, porte-parole de l'UMP et désormais secrétaire d'Etat aux PME et au Tourisme depuis 2010.

Pierre Charon, conseiller de Paris, ami personnel de Sarkozy et connu pour ses «petites phrases», président depuis 2009 du conseil d'administration du domaine de Chambord. Laurent Solly, préfet hors-cadre, ancien chef de cabinet de Nicolas Sarkozy, choisi comme directeur adjoint de la campagne présidentielle avant de partir en mai 2007 au sein de la direction du groupe Bouygues.

David Martinon, conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, nommé porte-parole de l'Élysée après l'élection, candidat contesté à la mairie de Neuilly en 2008, il est obligé de se retirer de la compétition, de démissionner de son poste à la présidence de la République, avant d'être nommé en avril 2008 consul général de la France à Los Angeles. Enfin, Emmanuelle Mignon, conseiller d'État, a été en charges des études avant la campagne de 2007. Après l'élection, elle est devenue directrice du cabinet à l'Élysée, fonction qu'elle quitte en 2009. Aujourd'hui, elle a intégré la direction du groupe EuropaCorp du cinéaste Luc Besson.


La liste du Fouquet's

Certains membres de «La Firme» n'ont pas fait partie de la liste des 55 invités établie en mai 2007 par Cécilia Sarkozy pour la soirée-dîner fêtant la victoire présidentielle au Fouquet's. Parmi les invités, des artistes (Johnny Hallyday, Jean Reno, Christian Clavier...), des grands patrons (Vincent Bolloré, Martin Bouygues, Stéphane Courbit...), des politiques (Patrick et Isabelle Balkany, Jean-Pierre Raffarin...). La liste complète des invités du Fouquet's est ici.

Le réseau people

En 2007, Nicolas Sarkozy a été soutenu publiquement par plusieurs artistes: le comique Jean-Marie Bigard, l'animateur Arthur, les chanteurs Johnny Hallyday, Didier Barbelivien, Enrico Macias, Michel Sardou, Faudel, Doc Gynéco, Mireille Mathieu, les comédiens Christian Clavier, Mimi Mathy, Jean Reno... Beaucoup font parmi de ses connaissances en tant qu'ancien maire de Neuilly. Plusieurs feront partie avec d'autres (Gilbert Montagné, Dominique Farrugia, Paul-Loup Sulitzer, Henri Leconte, Basile Boli, Alain Prost...) du «carré VIP» au meeting de soutien à Bercy en avril 2007 dans la dernière ligne droite de la campagne, ou du dîner au Fouquet's le soir de la victoire.


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