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Photo: Facebook

Philippe Poutou


  • Date de naissance:

14 mars 1967


  • Lieu de naissance:

Villemomble (Seine-Saint-Denis)


  • Situation familiale:

à compléter


  • Postes actuels:
    • Ouvrier à l'usine Ford de Blanquefort (Gironde)
    • Candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) à l'élection présidentielle de 2012


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[modifier] Pourquoi il compte

Après avoir rendu son tablier de porte-parole du NPA, Olivier Besancenot avait renoncé à se porter pour la troisième fois candidat à l'élection présidentielle en mai 2011. C'est donc Philippe Poutou, ouvrier dans une usine Ford près de Bordeaux, qui a été désigné par le parti anticapitaliste pour le représenter à l'élection présidentielle.

Malgré le sursaut tardif de sa campagne, Philippe Poutou n'a recueilli que 1,15% des suffrages exprimés au premier tour de l'élection présidentielle de 2012, soit le tiers environ des scores d'Olivier Besancenot, son prédécesseur. A la suite des résultats, Philippe Poutou a appelé à voter contre Nicolas Sarkozy.



[modifier] Son parcours

Militant dès le lycée, Philippe Poutou, fils d’un facteur et d’une mère sans emploi, commence à s’engager à l’extrême-gauche à Lutte ouvrière en 1984. «On se disait à l'époque anarchistes, contre la société qu'on trouvait violente, on était anti-Pinochet, pour Mandela, contre l'Apartheid, antinucléaire, baba-cool», explique-t-il à propos d’une époque où il fréquentait également des militants de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR).

Engagé à Lutte ouvrière jusqu’en «1996-1997», il quitte le parti, exclu suite aux divisions post-présidentielle 1995 autour de la question de la création d’un large parti de la gauche de la gauche. Avec ses camarades, il crée «une organisation transitoire», la Voix des Travailleurs, qui intégrera la LCR en 2000. Il accompagne les candidatures d’Olivier Besancenot et se présente en 2007 aux législatives dans la 5e circonscription de Gironde.

En 2009, il est de ceux qui participent à la fondation du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), dont il conduit la liste aux régionales de 2010 et dont il devient le candidat à la présidentielle 2012 après qu’Olivier Besancenot a décidé de ne pas se présenter une troisième fois consécutive. Un choix surprenant étant donné que Philippe Poutou n’est ni porte-parole ni membre de la direction du NPA.

Parallèlement à son engagement politique, après avoir raté son bac mécanique, il enchaîne les petits boulots (intérimaire, surveillant de collège) jusqu’à 1996, où il est embauché comme ouvrier à l’usine Ford de Blanquefort, près de Bordeaux. C’est au sein de cette usine où il travaille toujours en 2012 qu’il devient délégué CGT et «se frotte de près au combat syndical».

Son action? Avoir sauvé 955 postes en organisant grève et manifestations qui ont obligé Ford à revoir ses projets.


[modifier] Ses opinions

Economie

«Par rapport à la crise, il y a l’annulation de la dette, ce qui signifie derrière la mise en place d’un service public bancaire. Donc la réappropriation du service bancaire, au service de la population et non plus de ceux qui spéculent. C’est déposséder le capital.» (Interview au blog Gauche2gauche le 12 septembre 2011)

«Il y a une mesure d’urgence: arrêter le paiement de la dette. Qui dit payer la dette dit plan d’austérité. Rien que les intérêts de la dette, c’est 48 milliards en 2011. Cette dette est complètement illégitime. D’où vient-elle? Elle est le résultat d’une politique en faveur des plus riches. Il faut faire un audit de la dette. (…) Cela pose la question de la prise en main des banques : il faut saisir les banques et faire une politique en rupture avec la logique capitaliste.» (Interview au JDD le 28 octobre 2011)

«Nous voulons une économie planifiée au service de la population, directement gérée et contrôlée par elle, démocratiquement, dans la plupart des secteurs. Il peut y avoir quelques secteurs marchands mais tout ce qui correspond aux besoins vitaux de la population- la banque, la santé, l’énergie, les transports, l’éducation - doit être dans des ses secteurs non marchands qui ne fonctionnent pas avec une logique de rentabilité.» (Interview au JDD le 28 octobre 2011)

A propos du FN

«C’est un vote de démoralisation, pas de contestation. Les Le Pen arrivent à entretenir l’illusion qu’ils sont différents des autres. Ce sont des politiciens comme les autres, ils méprisent les ouvriers, comme les autres. Comment peuvent-ils attirer les voix des pauvres alors qu’ils les méprisent? Le vote Le Pen est un vote de désespoir. Pour eux, le responsable, c’est le jeune ou l’immigré alors que le responsable, c’est le banquier, le spéculateur, le salaud d’en haut.» (Interview au JDD le 28 octobre 2011)


[modifier] Ses publications

Section à compléter.


[modifier] Son réseau

Candidat du NPA à l’élection présidentielle, Philippe Poutou, qui n’est ni porte-parole ni membre de la direction du parti, remplace dans ce rôle Olivier Besancenot qui malgré tout reste présent dans la campagne. Le porte-parolat du NPA appartient à Myriam Martin et Christine Poupin qui ont remplacé l’ancien candidat à la présidentielle en avril 2011.


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